Se pencher sur l'histoire de ceux qui ont choisi la France pendant la guerre d'Algérie, c'est réveiller de douloureuses blessures. Des deux côtés de la Méditerranée. À ces hommes et à ces femmes, on a refusé le droit le plus élémentaire: celui du nom. Comment une communauté peut-elle assurer sa pérennité sans cet élément fondamental? Qu'en disent, après plus de trente ans, les principaux intéressés? Les conditions de départ, l'arrivée en France, les "hameaux", l'isolement dans lequel on les a tenus, l'intégration: autant de motifs d'amertume. Longtemps, le silence des pères a constitué l'unique refuge de cette mémoire jugée indésirable. Cette relégation à pourtant fait naître le fils de harki. Comme si, à défaut d'autre héritage, seule la qualité d'ancien supplétif était transmissible. Ce refoulement, la seconde génération le récupère aujourd'hui pour exprimer ses revendications d'identité, de responsabilité et de reconnaissance. Au nom de la communauté.
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Nombre de pages
137
Date de parution
17/01/2008
Poids
245g
Largeur
171mm
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EAN
9782862608662
Titre
Les harkis, une mémoire enfouie
Auteur
Hamoumou Mohand ; Jordi Jean-Jacques
Editeur
AUTREMENT
Largeur
171
Poids
245
Date de parution
20080117
Nombre de pages
137,00 €
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Résumé : L'Histoire est tragique. Que ceux qui ne l'auraient pas encore compris lisent ce livre. Tous les éléments de la tragédie sont là : les traîtres, les vrais et les faux ; la politique et le cynisme des hommes politiques au nom de la raison d'Etat ou de l'ambition nationaliste ; les hommes de bonne volonté dépassés par la violence et l'enchaînement des événements ; les idéologies, les passions mais aussi le hasard ; et surtout, les véritables héros de Mohand Hamoumou, les hommes, les pauvres hommes, victimes d'un piège historique, qui ne comprennent pas ou mal ce qui leur arrive et qui souffrent. Il raconte l'histoire de ces " Français musulmans " qui participèrent à des titres divers à l'action de la France en Algérie. Lorsque furent signés les accords d'Evian, malgré les engagements pris, et après quelques semaines pendant lesquelles rien, ou presque rien ne se passa, beaucoup d'entre eux furent massacrés par les membres du FLN victorieux. Les autorités militaires françaises avaient reçu l'ordre de ne pas intervenir. Unanimement condamnés par l'opinion, certains officiers qui avaient engagé leur parole auprès de " leurs hommes " désobéirent au pouvoir politique au nom de leur honneur personnel et de ce qu'ils pensaient être l'honneur de la France. Ils purent rapatrier leurs anciens supplétifs et leurs familles, directement menacés de mort. Environ la moitié, à leur arrivée, furent installés dans des camps, où d'anciens sous-officiers ont longtemps fait régner un ordre quasi militaire. Tous ceux qu'on appelle les " harkis " et leurs enfants n'en sont pas encore sortis aujourd'hui. Régulièrement, un incident violent rappelle l'existence du drame. Puis le silence retombe. Avec précision, talent et pudeur, Mohand Hamoumou explique pourquoi le silence recouvre cette tragédie et le destin des harkis : silence des Français, silence des victimes.
Comment les histoires que nous racontons - et celles que nous taisons - façonnent-elles notre perception du monde ? C'est la question que Ta-Nehisi Coates, l'un des écrivains américains majeurs de son époque, pose dans son nouvel essai, en arpentant trois lieux de conflits. A Dakar, au Sénégal, il explore la problématique de l'identité africaine et se réapproprie son histoire familiale ; à Columbia, en Caroline du Sud, il analyse les répercussions de la récente prise de conscience d'un pays marqué par l'héritage de la ségrégation ; en Palestine, enfin, il observe le contraste tragique entre l'histoire présentée par les récits nationalistes et la réalité du terrain. Essai vibrant et incarné, Le Message interroge intimement le pouvoir de la littérature et met en évidence la nécessité impérative de nous défaire de l'emprise destructrice des mythes. Il nous rappelle que, face à la frénésie guerrière qui agite le monde, il est urgent d'embrasser le pouvoir libérateur des vérités, même les plus difficiles à entendre.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".
Depuis son entrée dans la vie active, Hu Anyan a occupé pas moins de dix-neuf emplois. Troquant sa casquette d'employé de supérette pour celle de vendeur de vélos, d'agent de sécurité pour celle de livreur, il a, chaque fois que le travail est devenu insupportable, plié bagage pour tout recommencer ailleurs, emportant ses précieux exemplaires de Joyce et de Carver. Des centres logistiques infernaux à la bureaucratie kafkaïenne des services de recrutement chinois, il nous donne à voir sans fard le quotidien de ceux qui font tourner notre monde et met en lumière les existences invisibilisées des travailleurs qu'il côtoie. Plongée fascinante au coeur de la Chine contemporaine, ces chroniques pétries d'humanité et d'humour rappellent aussi combien la littérature peut être source de réconfort et insuffler dans la vie de chacun une plus grande liberté.
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