La mutation du visible : essai sur la portée épistémologique des instruments d'optique au XVIIe sièc
Hamou Philippe
PU SEPTENTRION
28,96 €
Épuisé
EAN :9782859396435
Ce volume poursuit en terrain anglais les recherches commencées autour de Galilée, Kepler et Descartes sur la portée intellectuelle et épistémologique de l'instrument d'optique au XVIIème siècle. L'Angleterre expérimentaliste, celle des baconiens et de la Royal Society, a reconnu dans les télescopes et les microscopes des instruments paradigmatiques pour penser l'avancée du savoir, l'ouverture de nouveaux horizons sensibles inconnus des Anciens et l'entrée dans un nouvel âge de la science, décisivement moderne. Avec le microscope en particulier, les philosophes expérimentaux caressent l'espoir de décrypter, par la seule inspection visuelle, l'alphabet de la nature, les constituants et les mécanismes élémentaires de l'univers matériel. La genèse et le développement de cet empirisme optique dans l'?uvre remarquable et méconnue de Robert Hooke font l'objet des derniers chapitres de ce livre. Microscopiste, astronome, et expérimentateur en titre de la Royal Society, Hooke fut celui qui, entre tous, a tenté de donner une consistance philosophique au modèle instrumental. Il formule les réquisits méthodiques d'une épistémologie empiriste qui prend en compte tout à la fois la faiblesse de nos sens et la possibilité toujours ouverte d'y remédier par l'avancement technologique et la promotion des instruments. Il défend ainsi une représentation optimiste de la science, qui contraste de manière saisissante avec les positions défendues par Newton et Locke à la fin du siècle.
Nombre de pages
317
Date de parution
28/03/2001
Poids
533g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859396435
Titre
La mutation du visible : essai sur la portée épistémologique des instruments d'optique au XVIIe sièc
Auteur
Hamou Philippe
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
533
Date de parution
20010328
Nombre de pages
317,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Entre 1435 et 1740, la représentation de la réalité change du tout au tout: à la suite de la "découverte" de la perspective, on construit l'espace en profondeur, on apprend à régler sur le regard de l'homme les volumes de la peinture ou de l'architecture, et la Renaissance voit se développer les "perspectives curieuses" et autres anamorphoses. Plus tard, l'âge classique propose des analyses du regard et de la vision, et l'on passe alors de la perspective à une "autopsie" de l'espace qui sera le fait des hommes de science. On assiste à une véritable révolution du regard, qui part des peintres pour arriver aux savants et aux philosophes, et qui bouleverse les modes de représentation et de pensée du Moyen Âge. Tous les champs des arts et de la science en sont transformés, comme la place de l'homme dans le monde. On comprend alors comment Brunelleschi et Paolo Uccello rendent possibles Galilée, Kepler, mais aussi les grandes machines théâtrales de l'époque. Cette anthologie donne à lire les textes des auteurs à l'origine de cette révolution. On y trouvera des noms illustres comme des inconnus, des peintres comme des philosophes: Dürer, Vinci, Alberti, Descartes, Malebranche, Locke ou Manetti, Serlio, Huret, Algarotti et bien d'autres. Biographie de l'auteur Philippe Hamou, agrégé de philosophie, est maître de conférences à l'université de Paris X-Nanterre.
On dit communément qu'il faut voir pour croire. Mais faut-il voir pour connaître? Et quelle sorte de connaissance obtenons-nous sur le monde lorsque nous ouvrons les yeux? Si le sens commun et avec lui la plupart des philosophes antiques et médiévaux conçoivent la vision comme une forme de saisie immédiate qui nous livre en toute transparence tes objets du monde extérieur, l'âge classique s'est arraché à la séduction du sensible. Confrontés à de nouvelles manières de structurer la visibilité - la perspective des peintres et les instruments d'optique des savants - les philosophes du XVIIe siècle méditent sur le jeu d'échange subtil que ces nouvelles expériences de vision révèlent entre la surface et la profondeur, le proche et le lointain, le senti et le représenté. De Kepler et Descartes à Malebranche, Locke ou Berkeley, s'instaurent de nouvelles normes pour penser les partages de l'?il et de l'esprit: les sens ne nous sont pas donnés pour connaître, la vision est une sorte de langage naturel et providentiel, appuyée sur tes signes arbitraires de la sensation et soumise à notre insu à l'exercice interprétatif d'un « jugement naturel ». C'est l'âme qui voit et non le corps, mais c'est une âme en situation, projetée dans le monde des corps, et tentant - sans toujours y parvenir - de surseoir à la relativité et la contingence de son point de vue.
La séduction qu'exerce aujourd'hui encore l'oeuvre de Berkeley tient pour une grande part à la manière singulière et rigoureuse dont y est conçu l'exercice de la philosophie dans son rapport au langage. L'analyse critique y prend la forme d'une purification de la langue abstraite des philosophes et elle s'accomplit en une théorie profonde de la signification, prenant en compte ses dimensions pragmatiques et émotionnelles. Loin de développer un langage technique spécifique, le vocabulaire de Berkeley est donc pour l'essentiel un vocabulaire critique, dont l'intention primitive est de nous désabuser des mots pour nous mettre en face des choses mêmes. Les principaux concepts de la philosophie moderne et ancienne sont ainsi soumis au test sévère de la concevabilité, de sorte qu'au terme de l'examen le lecteur se trouve peut-être plus pauvre en mots, mais mieux assuré de ses idées et plus conscient des usages et mésusages du langage.
Le livre montre le rôle décisif que les révélations visuelles permises par les télescopes et les microscopes jouèrent pour la formation des conceptions épistémologiques des philosophes et savants de l'âge classique. Le premier volume s'étend sur la période qui va de Galilée à Descartes.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.