Parlez-moi d'amour, redites-moi des choses tendres , parlez-nous d'amour, de vos grands et petits émois trash, glauques, pathétiques. L'amour, l'amour, est-ce une raison pour se faire mal ? Maudit amour. Est-ce une construction sociale ? Pourquoi certain. es sont affamé. es, amourovores total, véritables junkies de la passion, tandis que d'autres y renoncent, parfois pour toujours ? La force de ce livre réside dans la diversité et la richesse des points de vue qu'il propose. On n'y fait pas que réfléchir à l'amour en vue de redécorer la maison avec une nouvelle couche de peinture, on jette les murs par terre ! Et, pour ce faire, il faut être une bande, il faut bénéficier de l'intelligence collective. Plus que la somme de ses questionnements, ce collectif pourrait bien être le point de départ de changements significatifs dans nos vies, l'étincelle ouvrant la voie aux transformations profondes.
Nombre de pages
144
Date de parution
17/11/2023
Poids
192g
Largeur
140mm
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EAN
9782897943738
Titre
15 brefs essais sur l'amour. Petits et grands chantiers de reconstruction
Souvenirs, anecdotes et réflexions libres, composent, entre humour et gravité, les textes de ce recueil qui a pour thème nos interrogations sur le vieillissement. L'auteur a imaginé une sorte de kaléidoscope dans lequel ses écrits, semblables à des images, se complètent, se superposent ou s'opposent, pour ne jamais rien dire de définitif sur le sujet. Il n'en laisse pas moins entrevoir ce que pourrait être une philosophie de la vie attentive à l'art de vieillir.
« II y avait en elle, dans sa manière d'être, une réserve délicatement dosée : elle parlait peu, d'une voix douce, souriait continûment, connaissait à l'évidence les collections du Musée d'arts de Nantes, sans ostensiblement le montrer. Marchant à ses côtés, légèrement en retrait pour lui laisser l'initiative de la visite, je ne réussissais qu'à dire des banalités, envahi par son parfum, le regard exclusivement empli de sa nuque, de ses cheveux roux, de ses bras nus dont le contact fortuit avec mon avant-bras pendant que nous nous tenions, silencieux, devant une nature morte de Pieter Boel figurant un lièvre pendu par les pattes, provoqua en moi une délicieuse sensation de chaleur. « Vous aimezâ ? » me dit-elle. Effleuré par l'idée qu'elle parlait du contact de nos bras, je répondis : « Oui, j'adore. » Elle me considéra avec étonnement. »
Faire l'histoire d'une langue, c'est faire l'histoire des gens qui l'ont parlée, écrite, chantée, vécue. Ce sont les personnes qui l'utilisent dans différents contextes qui, lui accordant de nouvelles connotations, ou le rattachant à une nouvelle réalité, inconsciemment ou non, lui donnent un nouveau sens. L'histoire de la langue française est faite de ces décisions arbitraires, de ces accidents de parcours, de ces concours de circonstances. Il a été la langue des gens ordinaires, des gens dont on ne parle pas dans les livres. Mais ce sont ces gens qui ont contribué à faire du français ce qu'il est aujourd'hui. L'histoire du français, c'est aussi leur histoire. C'est notre histoire. Il est temps de nous l'approprier.
Résumé : La discrimination, les oppressions et les préjugés que subissent les gros et les grosses restent aujourd'hui parmi les formes de stigmatisation les plus banalisées. Au nom de la santé, les personnes grosses sont marginalisées, ridiculisées, condamnées, isolées. Renforcées autant par les médias, les productions culturelles ou un certain discours médical, les déclarations grossophobes circulent aujourd'hui librement en ne provoquant que de rares réactions, sinon des rires. Entre témoignage, analyse sociale et discours militant, La vie en gros propose un regard sur ces violences diverses et quotidiennes qui se manifestent autant dans la vie professionnelle que dans les relations amoureuses, dans les transports en commun ou à l'hôpital, sur la couverture d'un magazine ou au grand écran. Mickaël Bergeron part de cette idée que si l'on se préoccupait vraiment de la santé des personnes grosses, on les aimerait avant de les rabaisser.