Les leçons publiées par L. Robin dans le présent ouvrage furent professées par O. Hamelin en 1904-1905 à l'Ecole normale supérieure, et se présentent comme une synthèse de ses travaux particuliers sur Aristote. Bien que ces études aient en vue la totalité du corpus - ainsi que l'indique le titre sous lequel elles sont regroupées - elles n'en traitent cependant pas toutes les parties avec une égale ampleur. C'est ainsi que la logique fait l'objet des recherches les plus approfondies : on trouvera en effet dans ces pages une lecture détaillée de l'Organon suivant un parcours qui progresse depuis les catégories et le concept jusqu'aux raisonnements et aux syllogisme modaux, en passant par la théorie du jugement, et qui fait également place à l'explicitation de concepts logiques fondamentaux comme la démonstration, la définition, l'induction, ou encore la dialectique et l'idée de science. Passant de la logique à la Physique, puis de l'étude de la nature (inerte ou vivante) et de ses concepts à celle de l'âme, l'ouvrage culmine avec la métaphysique dans l'étude de l'intellect, de l'acte libre et dans la théorie de l'être. Si la triade Logique - Nature - Esprit qui semble gouverner la progression de ces cours ne permet pas d'aborder pour elles-mêmes la morale et la politique, il n'en reste pas moins que ces pages donnent l'accès à la doctrine aristotélicienne tout entière, en éclairant les parties mêmes qu'elles ne parcourent pas explicitement.
Date de parution
07/10/2002
Poids
700g
Largeur
204mm
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EAN
9782711603473
Titre
LE SYSTEME D'ARISTOTE
ISBN
2711603474
Auteur
HAMELIN
Editeur
VRIN
Largeur
204
Poids
700
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans ce livre qui pourrait ressembler à un nouvel essai sur l'amour, la passion amoureuse parle à la première personne. Elle se prononce sur son énigmatique pouvoir, tient tête avec humour à ceux qui l'ont méprisée ou qui cherchent à la fuir, et remercie tous ceux qui l'ont accueillie bras ouverts pour lui donner l'éclat qu'elle méritait. Naturellement flattée, elle n'en reste pas moins sur son quant-à-soi : "Que la chose soit dite et répétée autour de vous : je suis suffisamment bonne fille pour me prêter à toutes les belles théories qui m'embrassent, mais aucune, sachez-le, ne me possédera". Au détour des philosophes, des artistes et des écrivains qu'elle évoque pour parler d'elle, elle s'amuse de ce qu'elle voit. Car la passion amoureuse, ici, voit et entend tout. De New York à Vladivostock, elle rend compte de plusieurs saynètes dans lesquelles elle joue pleinement son rôle. Sachez-le, lecteur, la passion amoureuse, très discrètement, vous observe.
Souvenirs, anecdotes et réflexions libres, composent, entre humour et gravité, les textes de ce recueil qui a pour thème nos interrogations sur le vieillissement. L'auteur a imaginé une sorte de kaléidoscope dans lequel ses écrits, semblables à des images, se complètent, se superposent ou s'opposent, pour ne jamais rien dire de définitif sur le sujet. Il n'en laisse pas moins entrevoir ce que pourrait être une philosophie de la vie attentive à l'art de vieillir.
« II y avait en elle, dans sa manière d'être, une réserve délicatement dosée : elle parlait peu, d'une voix douce, souriait continûment, connaissait à l'évidence les collections du Musée d'arts de Nantes, sans ostensiblement le montrer. Marchant à ses côtés, légèrement en retrait pour lui laisser l'initiative de la visite, je ne réussissais qu'à dire des banalités, envahi par son parfum, le regard exclusivement empli de sa nuque, de ses cheveux roux, de ses bras nus dont le contact fortuit avec mon avant-bras pendant que nous nous tenions, silencieux, devant une nature morte de Pieter Boel figurant un lièvre pendu par les pattes, provoqua en moi une délicieuse sensation de chaleur. « Vous aimezâ ? » me dit-elle. Effleuré par l'idée qu'elle parlait du contact de nos bras, je répondis : « Oui, j'adore. » Elle me considéra avec étonnement. »
Les souvenirs d'enfance que nous rapporte la malicieuse mémoire de l'auteur dans ce recueil nous renvoient inévitablement à nos propres expériences de la première fois : celles du chagrin, du secret, de la peur, de la mort, de la sexualité et d'autres, toujours enchâssées dans des événements particuliers, presque rien parfois...
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.