Halévy Elie ; Scot Marie ; Duclert Vincent ; Audoi
BELLES LETTRES
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EAN :9782251445588
Si la compréhension de la Grande Guerre a permis d'appréhender l'ampleur de la crise mondiale et l'entrée de l'Europe dans "l'ère des tyrannies" , elle le doit fondamentalement à Élie Halévy. Fils du célèbre librettiste d'opéras Ludovic Halévy et de Louise Bréguet, frère de l'essayiste et écrivain Daniel Halévy, le jeune Élie Halévy lance avec plusieurs de ses amis philosophes la très renommée Revue de métaphysique et de morale. Rapidement, sous l'effet notamment de l'affaire Dreyfus où il joue un rôle important, le philosophe se fait historien et s'attèle aux immenses dossiers du libéralisme anglais et du socialisme européen qu'il travaillera jusqu'à sa mort soudaine en 1937. La Grande Guerre va retenir toute son attention d'historien-philosophe, alors qu'il est engagé volontaire dans des hôpitaux militaires, principalement à Albertville. Accomplissant son devoir patriotique, Élie Halévy s'estime libre d'analyser le conflit et ses conséquences avec une forte acuité, une rare lucidité et une remarquable puissance d'analyse. Ce volume très largement inédit de sa correspondance et de ses écrits de guerre, édité par Vincent Duclert et Marie Scot, préfacé par Stéphane Audoin-Rouzeau, révèle le pouvoir d'une pensée à l'oeuvre pour la liberté et la connaissance. Cet ouvrage forme le premier tome des Ouvres d'Élie Halévy publiées sous l'égide de la Fondation nationale des sciences politiques et des Belles Lettres.
Nombre de pages
553
Date de parution
19/08/2016
Poids
612g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251445588
Titre
Correspondance et écrits de guerre (1914-1919)
Auteur
Halévy Elie ; Scot Marie ; Duclert Vincent ; Audoi
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
612
Date de parution
20160819
Nombre de pages
553,00 €
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Le développement des sciences physiques, et l'espoir de découvrir un principe analogue au principe de Newton, capable de servir à une science des phénomènes de la vie morale et sociale, d'une part, une crise profonde de la société qui appelle des transformations du régime juridique, économique, politique et suscite des projets de réforme sans nombre, d'autre part, voilà les causes générales de la formation du radicalisme philosophique. La jeunesse de Bentham, premier volume de la Formation du Radicalisme philosophique (1901-1904), l'ouvrage magistral d'Elie Halévy décrit la constitution progressive, entre 1776 et 1789, de la doctrine utilitaire. Si la doctrine juridique de l'utilitarisme est déjà formée à la fin du XVIIIe siècle, si l'économie politique utilitaire peut être également considérée comme fondée (avec la théorie de la valeur et de la thèse du libéralisme industriel et commercial) les principes politiques de la pensée utilitaire demeurent en gestation jusqu'au moment où s'élabore, parmi les révolutions et les émeutes qui marquent la fin du XVIIIe siècle, le futur programme radical. Raisons et circonstances amènent alors Jeremy Bentham à devenir le premier maître de l'école utilitariste. Cette nouvelle publication de la Jeunesse de Bentham inclut un texte révisé ainsi qu'une annotation entièrement revue et complétée. Elle contribue à faire de cette étude de la naissance du mouvement radical un texte de référence et un outil de travail.
Doctrine économique avant tout, le socialisme moderne affirme qu'il est possible de remplacer la libre initiative des individus par l'action concertée de la collectivité dans la production et la répartition des richesses". Que la collectivité soit l'organisation consciente des producteurs, et le socialisme sera l'anarchisme ; que la collectivité soit l'Etat, seule puissance légitime, et ce sera le socialisme autoritaire, sinon la dictature du Parti. La tension qui traverse le socialisme entre le besoin de liberté et le besoin d'organisation, le risque qu'une philosophie profondément démocratique puisse verser dans la contrainte, voire la tyrannie, sont au cour des réflexions d'Elie Halévy (1870-1937).
Ecrits entre les deux guerres par le grand historien du socialisme, ces textes sont l'expression de ce qui préoccupait un esprit libéral lorsqu'il voyait l'Italie devenir fasciste, le national-socialisme s'imposer en Allemagne, et le socialisme marxiste-léniniste se transformer en un socialisme réel qui commençait d'être le stalinisme. Ces variations des conceptions théoriques comme des réalités différentes que recouvre le terme de socialisme sont analysées aussi dans une perspective historique et généalogique : la doctrine de Saint-Simon. Le centre de gravité de l'ouvrage reste néanmoins l'interrogation sur le sens de la Première Guerre mondiale. L'auteur pressent qu'elle est véritablement la source de ce que nous appelons "totalitarismes", de même qu'il observe, dans le syndicalisme révolutionnaire, une ambiguïté qui peut le mener aussi bien vers le "fascisme" que vers le "communisme". Les textes de Raymond Aron rendent à Elie Halévy l'hommage critique d'un esprit proche et lui-même rompu à "épier la naissance des schismes".
Doctrine économique avant tout, le socialisme moderne affirme qu'il est possible de remplacer la libre initiative des individus par l'action concertée de la collectivité dans la production et la répartition des richesses." Que la collectivité soit l'organisation consciente des producteurs, et le socialisme sera l'anarchisme; que la collectivité soit l'Etat, seule puissance légitime, et ce sera le socialisme autoritaire, sinon la dictature du Parti. La tension qui traverse le socialisme entre le besoin de liberté et le besoin d'organisation, le risque qu'une philosophie profondément démocratique puisse verser dans la contrainte, voire la tyrannie sont au coeur des réflexions d'Elie Halévy (1870-1937). Quatrième de couverture Les cours d'Élie Halévy ont exercé une influence profonde sur e nombreux penseurs: Depuis les débuts du XIXe siècle jusqu'à la IIIe Internationale, Elie Halévy retrace l'évolution doctrinale et politique du socialisme dans une synthèse, d'une rare profondeur. --Ce texte fait référence à l'édition Poche.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine