La Réunion (1882-1960) Histoire économique. Colonage, salariat et sous-développement
Hai-Quang Ho
L'HARMATTAN
36,00 €
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EAN :9782296056398
La dénonciation par l'Angleterre de l'accord de 1861 autorisant le libre recrutement d'engagés en Inde déclencha, à partir de 1882, une crise de main-d'oeuvre qui obligea planteurs et sucriers de La Réunion à transformer l'organisation sociale de la production en remplaçant le salariat contraint par le colonage. Cette stratégie permit de fixer dans l'île une partie des engagés, mais non d'atténuer la pénurie de bras. La crise, amorcée en 1865, se poursuivit donc jusqu'en 1914. Entre 1914 et 1945, l'économie locale subit les contrecoups des conflits militaires et de la crise de 1929. Les conséquences majeures furent la restructuration du secteur sucrier, la résurgence, puis la disparition du salariat contraint et l'anéantissement des plantations de canne pendant la Seconde Guerre mondiale. A partir de la départementalisation (1946), la stratégie économique déployée à La Réunion consista à reconstituer le secteur sucrier et à stimuler sa croissance. En dépit de certains progrès sociaux, les résultats en termes de développement furent décevants. C'est pourquoi La Réunion continue de présenter toutes les caractéristiques du sous-développement en 1960. Le présent essai forme la suite de la Contribution à l'histoire économique de l'Ile de La Réunion (1642-1848) et de l'Histoire économique de l'Ile de La Réunion (1849-1881) publiés par l'Harmattan.
Nombre de pages
367
Date de parution
09/07/2008
Poids
630g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296056398
Titre
La Réunion (1882-1960) Histoire économique. Colonage, salariat et sous-développement
Auteur
Hai-Quang Ho
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
630
Date de parution
20080709
Nombre de pages
367,00 €
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Concédée à la compagnie des Indes en 1664, La Réunion était alors inhabitée. Afin de créer un centre de ravitaillement pour ses navires, la Compagnie y amena une poignée de Français et de Malgaches. Ces derniers furent peu à peu réduits en esclavage. A partir de 1725, l'île devient un centre de production de café. La traite des esclaves s'intensifie pour satisfaire le besoin de main-d'œuvre. L'organisation économico-sociale repose sur une articulation esclavagisme/féodalité/mercantilisme. La Révolution de 1789, en mettant fin à la féodalité et au mercantilisme, détruit cette organisation. L'économie devient alors totalement esclavagiste. A partir de 1815, une nouvelle mutation économique s'opère. Le sucre chasse progressivement le café. Dans le même temps, l'esclavagisme entre en crise. Les pouvoirs publics et les planteurs sont alors amenés à poser les premiers éléments du capitalisme. Quand en 1848, l'esclavage est aboli, la transition au capitalisme peut s'opérer sans crise majeure de main-d'œuvre.
Résumé : A La Réunion, puis à Maurice, le développement de l'économie de plantation nécessita à partir du 18ème siècle l'extension massive de l'esclavage. Le Code Noir y fut promulgué en 1723 pour organiser le système esclavagiste et régir de manière complète les relations entre maîtres et esclaves. En 1810, les Anglais prirent le contrôle des deux îles qui, jusque-là, étaient françaises. Puis le traité de Paris de 1814 rattacha officiellement Maurice à l'Empire britannique et restitua La Réunion à la France. Les autorités britanniques abolirent l'esclavage en 1835 et la France fit de même en 1848. Manquant cruellement de bras, les planteurs des deux îles firent venir des engagés, principalement d'Inde et d'Afrique, pour remplacer les esclaves. Les Britanniques et les Français organisèrent différemment ce nouveau régime de travail. C'est l'une des raisons pour lesquelles Maurice et La Réunion présentent aujourd'hui des caractéristiques démographiques et sociales si différentes.
Cet essai, quatrième volet d'une vaste fresque consacrée à l'histoire économique de La Réunion, présente les changements du contexte mondial et leurs répercussions sur le système productif de l'île. Il analyse les ressorts de la croissance et les avancées dans le développement humain. Il montre aussi les causes des trois déséquilibres majeurs qui restent à réduire : la vie chère, les inégalités sociales, le chômage massif.
C'est l'histoire d'un garçon né en 1944 en Cochinchine, la partie méridionale du Vietnam actuel. La Seconde Guerre mondiale est à son summum, bientôt suivie par la guerre d'Indochine. Sa mère choisit alors d'émigrer avec sa nombreuse famille. C'est le début d'un long et di cile parcours dans la société française, tout particulièrement dans le monde scolaire et universitaire. Au tournant des années 90, il choisit d'aller vivre à l'île de La Réunion. Il y mène ses recherches universitaires et livre quelques batailles intellectuelles. C'est là que l'arc-en-ciel du malheur le saisit avec la révélation, au début des années 2000, des immenses dégâts humains et écologiques entrainés par le déversement de défoliants par l'armée américaine pendant la guerre du Vietnam. Il reprend alors sa guitare comme arme humanitaire et retourne au Vietnam pour aider les victimes. Ce sera l'occasion de retrouvailles, heureuses ou déchirantes, avec quelques membres de sa famille.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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