Cahiers Jean Cocteau N° 9 : Jean Cocteau et la Côte d'Azur
Gullentops David
NON LIEU
24,99 €
Épuisé
EAN :9782352701101
Conçu sous la forme d'un dossier, ce Cahier "Jean Cocteau et la Côte d'Azur" donne un aperçu de l'ensemble des oeuvres picturales, plastiques et architecturales que le poète a réalisées sur cette partie du littoral méditerranéen. Les lieux où l'on peut découvrir le résultat de cette activité créatrice fructueuse sont la villa Santo-Sospir à Saint-Jean-Cap-Ferrat, la chapelle des Pêcheurs à Villefranche-sur-Mer, la salle de mariages de la mairie de Menton, le théâtre du Cap d'Ail, le musée du Bastion à Menton, la chapelle Notre-Dame de Jérusalem à Fréjus et, à partir de novembre 2011, le musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman à Menton. Le Cahier met en évidence les aspects les moins connus de ces réalisations : la genèse des différents projets, les solutions apportées aux difficultés techniques rencontrées et l'apport des différents collaborateurs jusqu'à l'aboutissement de l'oeuvre en question. Apparaissent alors la variété des modes d'expression auxquels le poète a fait appel : fresques, céramiques, mosaïques, vitraux, gemmaux, résines polyester, tapisseries, ferronneries, et la spécificité des contributeurs dont il s'est entouré : artistes ou artisans peut-être moins connus mais ouverts à l'innovation dans la technique et dans l'expression artistique. Aussi ne s'étonnera-t-on pas si Cocteau a placé la réussite de ces oeuvres sous l'égide de trois principes essentiels : une volonté de décentralisation vis-à-vis de l'emprise culturelle de la capitale, un retour vers le savoir-faire artisanal en toute activité artistique et une inscription dans la tradition créatrice méditerranéenne, allant de l'Antiquité grecque à la peinture italienne de la Renaissance. Ce dossier rassemble aussi des textes et propos divers inédits dans lesquels le poète s'exprime sur la conception et la réalisation de ses oeuvres. Il contient de nombreuses illustrations également inédites, principalement des esquisses ou des documents photographiques permettant de suivre les différents stades de gestation.
Nombre de pages
220
Date de parution
19/10/2011
Poids
540g
Plus d'informations
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EAN
9782352701101
Titre
Cahiers Jean Cocteau N° 9 : Jean Cocteau et la Côte d'Azur
Auteur
Gullentops David
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
540
Date de parution
20111019
Nombre de pages
220,00 €
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Pour commémorer le cinquantenaire du décès de Jean Cocteau, cette double livraison des Cahiers Jean Cocteau rassemble une série d'articles et de contributions ayant pour thème les amis du poète. Amitié " étoilée ", selon la formule reprise à Nietzsche, faite de hauts et de bas, construite à partir de succès et d'échecs, vécue dans l'intimité ou à distance, traduite par l'amour ou par la douleur et dont témoignent au fil des pages de ce volume les rapports entretenus par Cocteau avec des personnalités diverses.
Cette douzième livraison des Cahiers Jean Cocteau présente deux éditions critiques de correspondances croisées, la première entre Cocteau et Irène Lagut, amie du poète et décoratrice des Mariés de la tour Eiffel ; la seconde entre Cocteau et Maurice Sachs, secrétaire du poète et éditeur du Mystère laïc et du Livre blanc. Pour l'une et l'autre période, l'une heureuse qui précède la disparition de Radiguet, la suivante plus sombre, marquée de doutes et de souffrances, ces lettres fournissent des données de première main. Elles informent des relations de Cocteau avec Georges Auric, Georges Braque, Jean et Jeanne Bourgoint, Jean Desbordes, François Gachot, Tony Gandarillas, Louis Laloy, Gérard Magistry, Louis Moysès et Glenway Wescott. Elles apportent un éclairage nouveau sur les rapports du poète, contacts ou projets, avec Marc Allégret, Christian Bérard, Pierre Bertin, André Gide, Marcel Herrand, jean et Valentine Hugo, Jacques Maritain, Man Ray Gertrude Stein et lgor Stravinsky. Elles nous renseignent enfin sur les enjeux et les conflits artistiques de l'époque : les conversions d'artistes et d'intellectuels entreprises par Jacques Maritain, sa tentative de rallier à cette cause des écrivains surréalistes, enfin la décision du poète de s'éloigner et de Maritain et du surréalisme pour défendre un projet artistique autonome, fidèle à la liberté d'expression de l'homosexualité. On y rencontrera sous cet aspect les figures de Louis Aragon, André Breton, Giorgio de Chirico, Ernest Gengenbach, Robert Honnert, Max Jacob, Pierre Robert et Paul Sabon. A cet ensemble de lettres, nous avons joint deux études qui déclinent l'autre sens du mot correspondance. La première fait apparaître les rapports thématiques entre l'oeuvre de Boris Vian et celle de Cocteau. La seconde relie pour la première fois la tradition du calembour coctalien à des usages antérieurs, tel celui d'un Théodore de Banville, tout en soulignant la dimension existentielle "dialectique" de ces "enjeux de mots/maux".
Cette livraison des Cahiers Jean Cocteau est consacrée au théâtre. Elle débute par une édition intégrale de la correspondance croisée entre Natalie Paley et Jean Cocteau, correspondance amoureuse certes, mais contenant en germe l'inspiration de La Machine infernale et des Chevaliers de la table ronde. Sont présentés ensuite, pour les trois pièces capitales que sont La Voix humaine, La Machine infernale et L'Aigle à deux têtes, un dossier de presse qui comprend autant les articles de Cocteau que les réactions de ses censeurs. La reconstitution du dialogue entre les deux partis permet dès lors de mieux cerner les circonstances de la création et de la réception de chacun des spectacles et de comprendre la diversité et l'évolution des motivations apportées par l'auteur pour devancer, assumer ou déjouer les critiques. A ces ensembles sont joints un dossier annexe sur Les Parents terribles qui révèle quelques textes inédits de Cocteau et un article sur la "chute horizontale" de l'existence tel que Cocteau l'a appliqué au medium du cinéma et mis en pratique dans l'adaptation filmique, entre autres, de L'Aigle à deux têtes.
Cette livraison des Cahiers Jean Cocteau rassemble trois correspondances jusqu'à présent inédites et illustrant chacune une évolution marquante du poète dans les années 1910-1920. Dans les lettres à Marie Scheikévitch, apparaît un Cocteau bien introduit dans les milieux mondains de la capitale, mais cherchant à obtenir, pour son dernier recueil paru La Danse de Sophocle, des comptes rendus substantiels et élogieux de la part des quotidiens et des revues importantes de l'époque. Composé d'une édition des lettres de Cocteau à Tzara et d'une étude sur les rapports entre ces deux artistes, l'ensemble suivant montre un poète bien installé cette fois dans l'avant-garde, mais demeurant critique à l'égard d'un dadaïsme que certains — en premier lieu ceux qui émergeront de ce mouvement en tant que surréalistes — veulent ériger en "système". La dernière correspondance entre Cocteau et Julien Lanoë révèle l'ambition du poète de se présenter comme le chef de fée d'un tout nouveau mouvement de jeunes écrivains, en s'inscrivant d'abord dans le sillage de Jacques Maritain, puis en s'en distanciant pour des raisons existentielles et idéologiques. Ces articles sont accompagnés de productions de dessins, de photos et de documents rares et inédits.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.