Tutoyer le Savoir. Une économie solidaire de la société de l'information et de la connaissance
Guitart Cécil ; Serres Michel
PENSEE SAUVAGE
20,00 €
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EAN :9782859192297
La société mondiale de l'information a jeté les bases d'une économie de la connaissance, que l'auteur souhaiterait plutôt au service des hommes que du marché. Dans cette société de l'information, qu'advient-il du Savoir ? L'auteur nous parle d'un savoir partagé, accessible à tout un chacun, d'une économie solidaire du savoir, parce que, par nature, le savoir peut se partager sans se diviser. Les obstacles à surmonter impliquent des investissements aussi bien dans la recherche que dans l'éducation. C'est à ce prix que chaque pays préservera son futur, sans compromettre l'avenir de la planète. Proche du philosophe Michel Serres, qui lui a offert la préface de cet essai, l'auteur, Cécil Guitart, souhaite à l'aube du XXIe siècle, que notre civilisation, héritière de 2000 ans d'histoire et d'un XXe siècle chaotique, surmonte ses multiples fractures par la seule solution intelligente possible : celle du partage du Savoir.
Nombre de pages
206
Date de parution
13/04/2007
Poids
290g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782859192297
Titre
Tutoyer le Savoir. Une économie solidaire de la société de l'information et de la connaissance
Auteur
Guitart Cécil ; Serres Michel
Editeur
PENSEE SAUVAGE
Largeur
141
Poids
290
Date de parution
20070413
Nombre de pages
206,00 €
Disponibilité
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Depuis son apparition, l'homme n'a cessé de se " rendre maître et possesseur de la nature ". Il y est parvenu grâce au levier de ses inventions et à sa capacité à les transmettre, dans l'espace à ses semblables, et dans le temps au bénéfice des générations suivantes. L'évolution de l'industrie lithique pendant le long parcours de la préhistoire, l'invention de l'écriture qui va lui permettre de fixer durablement les acquis de ses expériences, et aujourd'hui la mémorisation de tous les savoirs dans un cyberespace globalisé, lui donnent la possibilité d'assumer pleinement le destin de l'humanité. Y parviendra-t-il ? Cela dépendra de sa capacité à partager le savoir comme l'auteur a essayé de le montrer dans son précédent ouvrage " Tutoyer le savoir ". Cet ouvrage est en effet le deuxième d'une trilogie, le troisième sera consacré aux droits du savoir et à la culture. C'est cette rétrospective globale de l'intelligence humaine que retrace cet essai, de l'homme que nous avons été, de l'homme que nous sommes et de l'homme que nous allons devenir. Le paléoanthropologue Yves Coppens et l'historien des sciences Michel Serres apportent chacun un éclairage déterminant à cet essai qui tente de retracer, à travers ses grandes inventions, les grands moments du génie humain.
Descartes et Freud ont pour véritables soucis fonciers, l'un l'évidence, et l'autre l'étrangeté. Il est remarquable qu'ils ne déterminent ces notions qu'implicitement, de façons réellement paradoxales. Cela peut surprendre, surtout si l'on ajoute que leurs façons sont identiques. A partir de la décision cartésienne d'identifier le vrai à l'évident se trouve fondée la science ; et l'identification freudienne du vrai à l'étrange fonde la psychanalyse. La question de la relation entre science et psychanalyse porte donc, ici, sur le réel du nouage paradoxal entre les deux déterminations du vrai pointées par Descartes et Freud, sur leur différence et leur inséparabilité. Plus spécifiquement, c'est d'abord du point de vue du rapport entre mathématique et psychanalyse que la question est approfondie. La visée du livre est de construire le principe de ce nouage, de ce n'ud hétérogène. La ressource centrale est de considérer comme vitale, tant au jeu de l'évidence qu'à celui de l'étrangeté, la question de la lettre.
De simple militant, j'ai bien vite été élu chef de cellule, puis chef de groupe, puis chef de la kasma de notre région. Je ne faisais pratiquement que militer dans le Parti. Au grand désespoir de ma grand-mère qui ne comprenait pas que je ne sois pas comme les autres militants du village. Un jour elle s'en plaignit auprès d'un ami, Yantren Chabane : - Pourquoi vous ne l'aidez pas un peu? Ali est tout le temps pris par le Parti, alors que vous vous occupez bien des travaux de vos champs ! - Mais Yemma Hadjila, il travaille pour son pays ! lui répondit Yantren. - Je ne comprends pas comment on peut travailler pour son pays et abandonner ses propres terres ! lui dit elle alors. En kabyle, la terre et le pays porte le même nom : Tamurt. Logiquement, je devais commencer par m'occuper de nos propres parcelles plutôt que du pays tout entier ! "