Transmettre le savoir. Des âges préhistoriques au monde numérique
Guitart Cécil ; Coppens Yves ; Serres Michel
PENSEE SAUVAGE
22,00 €
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EAN :9782859192525
Depuis son apparition, l'homme n'a cessé de se " rendre maître et possesseur de la nature ". Il y est parvenu grâce au levier de ses inventions et à sa capacité à les transmettre, dans l'espace à ses semblables, et dans le temps au bénéfice des générations suivantes. L'évolution de l'industrie lithique pendant le long parcours de la préhistoire, l'invention de l'écriture qui va lui permettre de fixer durablement les acquis de ses expériences, et aujourd'hui la mémorisation de tous les savoirs dans un cyberespace globalisé, lui donnent la possibilité d'assumer pleinement le destin de l'humanité. Y parviendra-t-il ? Cela dépendra de sa capacité à partager le savoir comme l'auteur a essayé de le montrer dans son précédent ouvrage " Tutoyer le savoir ". Cet ouvrage est en effet le deuxième d'une trilogie, le troisième sera consacré aux droits du savoir et à la culture. C'est cette rétrospective globale de l'intelligence humaine que retrace cet essai, de l'homme que nous avons été, de l'homme que nous sommes et de l'homme que nous allons devenir. Le paléoanthropologue Yves Coppens et l'historien des sciences Michel Serres apportent chacun un éclairage déterminant à cet essai qui tente de retracer, à travers ses grandes inventions, les grands moments du génie humain.
Nombre de pages
243
Date de parution
09/11/2009
Poids
325g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782859192525
Titre
Transmettre le savoir. Des âges préhistoriques au monde numérique
Auteur
Guitart Cécil ; Coppens Yves ; Serres Michel
Editeur
PENSEE SAUVAGE
Largeur
140
Poids
325
Date de parution
20091109
Nombre de pages
243,00 €
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Résumé : La société mondiale de l'information a jeté les bases d'une économie de la connaissance, que l'auteur souhaiterait plutôt au service des hommes que du marché. Dans cette société de l'information, qu'advient-il du Savoir ? L'auteur nous parle d'un savoir partagé, accessible à tout un chacun, d'une économie solidaire du savoir, parce que, par nature, le savoir peut se partager sans se diviser. Les obstacles à surmonter impliquent des investissements aussi bien dans la recherche que dans l'éducation. C'est à ce prix que chaque pays préservera son futur, sans compromettre l'avenir de la planète. Proche du philosophe Michel Serres, qui lui a offert la préface de cet essai, l'auteur, Cécil Guitart, souhaite à l'aube du XXIe siècle, que notre civilisation, héritière de 2000 ans d'histoire et d'un XXe siècle chaotique, surmonte ses multiples fractures par la seule solution intelligente possible : celle du partage du Savoir.
Résumé : Descartes et Freud ont pour véritables soucis fonciers, l'un l'évidence, et l'autre l'étrangeté. Il est remarquable qu'ils ne déterminent ces notions qu'implicitement, de façons réellement paradoxales. Cela peut surprendre, surtout si l'on ajoute que leurs façons sont identiques. A partir de la décision cartésienne d'identifier le vrai à l'évident se trouve fondée la science ; et l'identification freudienne du vrai à l'étrange fonde la psychanalyse. La question de la relation entre science et psychanalyse porte donc, ici, sur le réel du nouage paradoxal entre les deux déterminations du vrai pointées par Descartes et Freud, sur leur différence et leur inséparabilité. Plus spécifiquement, c'est d'abord du point de vue du rapport entre mathématique et psychanalyse que la question est approfondie. La visée du livre est de construire le principe de ce nouage, de ce n?ud hétérogène. La ressource centrale est de considérer comme vitale, tant au jeu de l'évidence qu'à celui de l'étrangeté, la question de la lettre.
La pulsation mathématique, c'est ce que chacun accomplit quand il fait des mathématiques, même les plus élémentaires. C'est un " geste de pensée " très spécial, que le mathématicien, comme " artisan ", sait faire. Cette pulsation consiste paradoxalement en un va-et-vient permanent entre sens et non-sens, entre maîtrise et abandon, et relève d'une profonde ironie vis-à-vis de l'égalité et de l'identité. Sa description et sa mise en scène proposées ici, bouleversent les idées sur la rigueur et l'évidence, le chiffre et la lettre, l'ambiguïté. L'ouvrage soutient ceci : instruire du savoir-faire avec cette pulsation est la priorité, tant du point de vue de la formation des élèves, que de celui de la question, pour la philosophie, de penser le mathématique. Cela incite à une histoire et à une épistémologie des mathématiques plus attentives à l'acte mathématique lui-même et au savoir-faire spécifique de la pensée spéculative, et moins tournées vers le système des savoirs, les problématiques et les cadres, le commerce des idées. L'idéologie des inclus impose prioritairement : aux professeurs d'avoir à éduquer et à former des citoyens connaisseurs du monde global, d'enseigner positivement la réalité qui va de soi. Contre cela, il est posé ici, à partir du point précis de la pulsation, la primauté du souci d'instruire du réel de l'acte de pensée, du risque nécessaire qui s'y tient, et de la rencontre du rationnel et du plaisir qui s'y effectue.
De simple militant, j'ai bien vite été élu chef de cellule, puis chef de groupe, puis chef de la kasma de notre région. Je ne faisais pratiquement que militer dans le Parti. Au grand désespoir de ma grand-mère qui ne comprenait pas que je ne sois pas comme les autres militants du village. Un jour elle s'en plaignit auprès d'un ami, Yantren Chabane : - Pourquoi vous ne l'aidez pas un peu? Ali est tout le temps pris par le Parti, alors que vous vous occupez bien des travaux de vos champs ! - Mais Yemma Hadjila, il travaille pour son pays ! lui répondit Yantren. - Je ne comprends pas comment on peut travailler pour son pays et abandonner ses propres terres ! lui dit elle alors. En kabyle, la terre et le pays porte le même nom : Tamurt. Logiquement, je devais commencer par m'occuper de nos propres parcelles plutôt que du pays tout entier ! "
Soumises à des brassages intensifs de population, à des vagues migratoires de plus en plus rapprochées, les sociétés modernes deviennent inévitablement poly-culturelles. Le psycho-pathologiste est confronté de ce fait à des patients dont il ne comprend ni la langue maternelle, ni la logique des symptômes, ni la philosophie de la vie. Dans ce numéro consacré à la clinique, la Nouvelle Revue d'Ethnopsychiatrie propose un panorama des tâches s accomplir pour permettre la pratique d'une psychopathologie interculturelle : comprendre en faisant appel au corpus des connaissances anthropologiques, proposer un cadre technique susceptible d'accueillir la plainte de patients de culture non occidentale, éviter une réduction occidentalo-centrique ou un bricolage pseudo-magique et exercer une véritable activité psychothérapique avec ces patients, tenter de conceptualiser tant le champ technique que les théories nécessaires à cette pratique, proposer des grandes lignes de recherche dans un domaine presque totalement en friche.
Qu'y a-t-il de commun entre le rituel de puberté chez les Bété du Cameroun et la prostitution homosexuelle des jeunes garçons dans les faubourgs parisiens ? Peut-on comparer le fonctionnement de l'initiation dans les rituels "thérapeutiques" du Candomblé de Bahia et la modification de la personnalité de jeunes gens engagés dans les sectes charismatiques en Occident ? Dans toutes ces situations, l'on observe une modification radicale de l'identité : une métamorphose. Ces transformations mettent-elles en tenure des processus fondamentaux de nature psychique ou même biologique ? Question insolite ! Pourtant les fourmis Raptiformica réussissent à maquiller leur odeur chimique pour mener à bien, incognito, leur entreprise de colonisation des Serviformica. La Nouvelle revue d'ethnopsychiatrie propose ici une idée originale née au confluent de disciplines diverses : toute entreprise de modification de la mémoire, psychique et biologique, se construit sur une utilisation systématique d'expériences traumatiques.