Cet ouvrage traite d'un phénomène ancien dont l'acuité s'est accentuée avec le temps presque partout sur le continent africain : le phénomène religieux. Il influe les autres aspects de la vie sociale et de la culture, mais cette imprégnation diffère fortement selon les contextes et les régions du continent. Cet ouvrage d'études comparatistes dans le bassin du lac Tchad, illustre combien le concept de "religions africaines", s'il fait sens, ne peut être décliné qu'uniquement au pluriel et relève d'une forte diversité. Cette région, en effet, constitue un carrefour de rencontres entre populations, civilisations et cultures venus d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, du Sahel et de la savane, des montagnes et de la plaine riveraines, et à ce titre représente un véritable laboratoire des univers cognitifs et symboliques africains dans toute leur diversité. Trois grands thèmes sont analysés en profondeur dans cette étude : la relation dialectique entre les changements sociaux et l'évolution des phénomènes religieux, les liens entre religion, pouvoir et territoire, et enfin l'idée de communitas qui met à jour le travail de la religion dans la cohésion sociale. Cet ouvrage est indispensable pour la compréhension du phénomène religieux dans la région du bassin du lac Tchad et de son évolution à travers le temps, au moment où le "religieux" s'y exprime parfois de manière extrême et violente.
Nombre de pages
296
Date de parution
16/06/2017
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811118310
Auteur
Guitard Emilie ; Van Beek Walter
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20170616
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le présent est salvateur" Loin de tous et de tout, le Journal d'un expatrié est d'abord un journal, au jour le jour, écrit en Pologne, avec une multitude de notes, comme un diariste. Au-delà de l'aspect biographique, la fiction prend le pas sur le réel et rend compte d'un histoire aux contours flous entre perception de la réalité et imaginaire. Les mots racontent une histoire, singulière, mais à la fois universelle : ils permettent une interprétation unique. Les mots sont subjugués par les dessins; les illustrations sont illuminées par les mots. Ce sont deux façons d'écrire qui se côtoient, s'assemblent ou peuvent être interprétées indépendamment de l'autre. Journal d'un expatrié est le second recueil de poèmes d'Emilien Guitard, et son premier projet commun avec Quentin Vintousky.
On imagine mal, aujourd'hui, quel vacarme fit, dans la vie littéraire des « années folles » chacune des apparitions de Paul Morand. II était beau, il était jeune, il avait épousé une princesse gréco-roumaine et richissime, et les femmes l'adoraient. Diplomate, il sillonnait le monde, rapportant des images plein ses valises, et son style crépitait d'étincelles. On enviait ses cravates, ses voitures grand sport et les tirages mirifiques d'Ouvert fa nuit, de Fermé la nuit, de Rien que la terre. Le rythme de sa vie comme celui de ses livres s'accordait à la frénésie d'une Europe qui dansait sa joie de survivre aux sons de la musique nègre. Les« hussards », après la guerre, lui offrirent sa seconde chance en reconnaissant cet « anarchiste de droite » pour leur maître en écriture. A l'heure où pontifiaient les brasseurs de théories, Morand persistait dans une littérature du plaisir, hommage aux couleurs de la vie et à l'amour qui lui est dû. Après avoir été ultra-moderne, il devenait, sans l'avoir cherché, sans avoir beaucoup changé, un classique. Milady, Parfaite de Saligny, Fouquet et Venises en témoignent, apportant confirmation à ce jugement de Barrès, en 1922 : « Et jamais embêtant! » Ginette Guitard-Autiste a connu Paul Morand en 1953 par l'intermédiaire de Jacques Chardonne, dont elle venait de publier la biographie. Elle est restée, jusqu'à leur mort, l'amie des deux écrivains. En 1956, elle publie un premier essai sur Paul Morand, puis établit, en 1971, pour le Paul Morand de Marcel Schneider, la première bibliographie de l'auteur d'Hécate et ses chiens ; enfin, elle présente et annote, en 1978, un choix de Lettres de Paul Marond à des amis et à quelques autres. Depuis 1951, Ginette Guitard-Autiste est critique littéraire à la radio et dans plusieurs journaux, dont le Monde.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.