Conversions religieuses et mutations politiques en Egypte. Tares et avatars du communautarisme égypt
Guirguis Laure
NON LIEU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782352700449
De Wafâ Constantin, la femme d'un prêtre copte qui s'est convertie à l'islam, à Muhammad Higâzi, un jeune musulman qui annonça publiquement qu'il était devenu chrétien, plusieurs affaires de conversion religieuse ont polarisé l'opinion égyptienne au cours des dernières années. En Egypte, la conversion, passage d'une identité religieuse et sociale à une autre, est l'un des lieux où se reformulent les interrogations sur l'identité nationale. A l'heure actuelle, ces questionnements identitaires émeuvent les musulmans dans un monde qui leur apparaît hostile, et les chrétiens (coptes principalement) dans un pays dont les lois, les pratiques sociales et les systèmes de représentation dominants tendent à les isoler toujours davantage. Tandis que s'exacerbent les tensions interconfessionnelles, le régime se révèle incapable de formuler un principe de citoyenneté autre que formel et d'assurer sa légitimité. Pourtant, accepter la conversion, dans les deux sens, suppose qu'un même statut et des droits identiques soient octroyés aux musulmans et aux chrétiens. Les problèmes posés par les conversions sont les obstacles à dépasser pour arriver à l'instauration d'une véritable citoyenneté et à une forme de sécularisation de la société et des institutions. Ils constituent donc un enjeu central pour les mouvements qui se battent pour le respect des droits de l'Homme et l'établissement d'un régime démocratique, en deçà de la religion et du confessionnalisme.
Nombre de pages
259
Date de parution
25/06/2008
Poids
260g
Plus d'informations
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EAN
9782352700449
Titre
Conversions religieuses et mutations politiques en Egypte. Tares et avatars du communautarisme égypt
Auteur
Guirguis Laure
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
260
Date de parution
20080625
Nombre de pages
259,00 €
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Résumé : Le 25 janvier 2011, des millions d'Egyptiens prennent les rues en scandant Dignité, liberté et justice sociale. Ce slogan l'exprime clairement, l'insurrection n'a pas pour unique objectif le renversement du président Moubarak et de son régime, ni ne ressort simplement d'une crise de l'Etat et du parti régnant. La révolution du 25 janvier révèle et précipite des mutations sociales corrélatives d'une rupture générationnelle. Elle met en jeu des revendications d'ordre éthique. D'où l'enthousiasme suscité par cet événement. La révolution, c'est aussi une terrible machine de destruction. Creusant les dissensions, elle s'en nourrit, en joue, au risque d'être jouée à son tour. Certes, les gouvernements souvent concoctés en coulisse doivent s'afficher comme les représentants de la révolution ou du peuple. Mais les courants révolutionnaires, ne visant pas le contrôle de l'appareil d'Etat, ont pour seul pouvoir celui de paralyser le pays et de démettre les gouvernants. Alliées, rivales, et ennemies, les forces conservatrices, les Frères musulmans et les officiers militaires, se sont succédé à la tête de l'exécutif sans entendre les demandes révolutionnaires.
En 2007, Alain Roussillon nous quittait, à seulement 55 ans, au Caire, laissant derrière lui une oeuvre sociologique et politique d'une rare profondeur. Français et égyptien, chercheur critique familier de ces deux univers intellectuels, Alain -Roussillon a engagé la réflexion sur des sujets variés, de la dialectique "Occident-Orient" à la question féminine, de la formation des sciences sociales dans le monde arabe à l'"Egypte politique" d'Anouar al-Sadate et ; de Hosni Moubarak. Attentif aux contextes de production des savoirs dans le monde arabe, il s'attacha à situer les acteurs dans leurs filiations historiques et leurs champs d'interaction. En rassemblant quelques-uns de ses textes majeurs, Laure Guirguis et Hamit Bozarslan rappellent la place qui fut la sienne dans les études sur les sociétés arabes et soulignent l'actualité de nombreuses pistes de recherche qu'il poursuivit avec ténacité.
Le bénévolat en soins palliatifs prend une multitude de formes et revêt plusieurs sens, selon chacun des individus qui s'y engagent, les milieux d'intervention ou les contextes sociaux dans lesquels il s'actualise. Mais cette diversité se rassemble sous un dénominateur commun : "l'accompagnement". Accompagner, c'est accepter librement de donner du temps à l'autre dans un univers où le temps est compté ; c'est respecter le rythme de l'autre, le soutenir dans ses propres choix, être présent et l'écouter ; c'est maintenir ou créer du lien tant qu'il y a de la vie. Etre bénévole en soins palliatifs, c'est se solidariser avec les personnes malades, leur famille et les professionnels de la santé et des services sociaux, afin de répondre à l'ensemble des besoins ressentis en fin de vie. Chacun des textes de cet ouvrage illustre à sa façon comment se déploie la solidarité à travers le bénévolat en soins palliatifs.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.