Editeur, graphiste, directeur artistique, manipulateur visuel, mais peut-être avant tout typographe et peintre en lettres, Etienne Robial fait partie de ceux qui ont fait considérablement évoluer le domaine du design graphique et des arts visuels depuis les années 1970. Au cours de sa carrière, il a été éditeur et co-créateur des éditions Futuropolis, directeur artistique de Canal + depuis sa création et pendant 25 ans, a imaginé de nombreux habillages télévisuels, il a conçu de nombreux systèmes identitaires pour des marques et des insitutions (M6, PSG, Bercy, CNC) et établit de nombreuses chartes pour la presse (Les Inrocks, L'Equipe). Inventeur du concept d'habillage télévisuel, il a appliqué ensuite sa méthode à d'autres chaînes et génériques d'émissions télévisées. Co fondateur en 1982 de la société de production On/off, il réalise les habillages télévisuels de Canal+ (1984), la Sept (1986), M6 (1987), Show tv (1991), RTL puis RTL9 (1994-1995), Canal+ (1995) et nombreux génériques pour d'autres chaînes. Spécialiste de systèmes graphiques évolutifs, numéros zéro pour la presse, il a réalisé pour la presse les maquettes de nombreux journaux. Dans cet entretien, il revient sur des moments fondateurs de sa carrière en prenant des chemins détournés. Ainsi, il évoque sa rencontre avec le design à travers une passion précoce pour les dominos et les cocottes en papier, puis sa découverte du Bauhaus et de la typographie grâce à son activité de collectioneur monomaniaque. Etienne Robial nous ouvre les portes de son atelier et évoque avec précision comment il est parvenu à faire évoluer notre compréhension du design. Il revient longuement longuement sur sa carrière d'éditeur de bandes dessinées avec Futuropolis (qu'il a cofondé en 1972), son travail sur les systèmes identitaires et sa longue expérience de directeur artistique pour la télévision. L'ouvrage, illustré avec une cinquentaine de photographies en couleur, permettra de donner à voir certains exemples représentatifs du travail d'Etienne Robial et intégrera plusieurs documents d'archive inédits.
Nombre de pages
110
Date de parution
09/09/2022
Poids
254g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782490077571
Titre
La fabrique d'Etienne Robial
Auteur
Guillot Antoine ; Robial Etienne
Editeur
B42
Largeur
145
Poids
254
Date de parution
20220909
Nombre de pages
110,00 €
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Eve et son frère Charles sont les deux seuls enfants d'un couple d'intellectuels parisiens proches, depuis longtemps, d'un certain François Mitterrand. Louis est fils unique et alsacien ; son père est gendarme, sa mère archiviste. Fabrice, lui, est l'heureux descendant d'une richissime famille d'industriels lorrains. Lycéens de seconde, première ou terminale, tous quatre se rencontrent dans un ciné-club du Quartier Latin qu'ils animent ensemble. Liés fortement par leur amour du 7ème art, puis, pour deux d'entre eux, par l'amour tout court, ils croient devenir amis pour la vie. Mais cette vie-là ne dure pas aussi longtemps qu'ils croyaient : c'est qu'il faut bien grandir et devenir adulte. A quel prix ? En abandonnant quels rêves ... Eve sera la seule femme admise dans la première promo de la FEMIS mais ne réalisera plus tard qu'un seul long-métrage. Louis se découvrira gay en tombant d'amour pour Charles mais finira par se marier avec Eve. Charles, adolescent, avait un talent fou pour le son et la chanson, mais, adulte, il se contentera de devenir technicien à Radio France. Quant à Fabrice, il vivra de plein la fouet la déchéance de sa famille, ruinée par la crise industrielle des eighties en France. Eve et Louis, années Mitterrand est l'histoire malgré tout joyeuse et enlevée d'une génération perdue, la première en France à avoir connu le déclin social et le chômage de masse - sans parler du SIDA : la génération X.
Jeremy Bentham entend dépasser les théories du contrat social et développer une philosophie politique fondée exclusivement sur le principe d'utilité. Il considère en effet que le contrat social est une fiction et que " la saison de la fiction est désormais terminée ". Pourtant, le détour par la fiction est nécessaire pour introduire l'unité dans la multitude et instituer un peuple. Bentham affirme que les individus qui composent la multitude atteignent leur plus grande unité lorsqu'ils s'assemblent en un "tribunal de l'opinion publique ". Et, même si ses effets sont réels, ce tribunal est bel et bien une "entité fictive ". L'attitude de Bentham à l'égard des fictions est donc ambiguë. Elle nécessite de les définir rigoureusement et de déterminer leurs conditions de recevabilité. De ce point de vue, l'utilitarisme benthamien se réalise comme théorie des fictions. Il s'agit d'opposer au contrat social des fictions fondées sur le réel et qui permettent de l'organiser, en vue de promouvoir la fin fixée par le principe d'utilité: le plus grand bonheur du plus grand nombre.
Située à seulement 15 km de Bordeaux, la commune de Saint-Loubès est confrontée à d'importantes mutations démographiques induites par sa proximité avec la métropole girondine. Ce texte questionne les enjeux d'un projet d'aménagement inédit d'une petite ville périurbaine, reposant sur la construction du récit d'une "urbanité campagnarde" à l'aune de la transition socio-écologique. Les Carnets de Territoires visent à révéler la diversité des territoires, des dynamiques d'acteurs et des enjeux de l'action publique locale, sous la forme de résultats de recherche ou d'études de terrain.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.
Dans cet essai, Sarah Schulman, fervente militante pour les droits humains et plus particulièrement des personnes LGBTQIA+, livre une brillante analyse des défis sociaux et psychologiques inhérents à tout mouvement de solidarité. En prenant appui sur plusieurs exemples historiques (lutte pour le droit à l'avortement dans l'Espagne postfranquiste, mobilisation de Jean Genet avec les Black Panthers, lutte contre le VIH/sida dans le New York des années 1990, vagues de contestations sur les campus universitaires contre la guerre d'Israël à Gaza...) ainsi que sur sa propre expérience de femme queer et juive, l'autrice décortique les rouages de la solidarité. Elle entreprend de questionner les fantasmes qui y sont traditionnellement associés, notamment celui, tenace, que l'on parviendra à faire changer les choses à l'échelle individuelle sans aucun sacrifice, ou encore que les motivations de nos actions seront reconnues comme pures et nécessairement bénéfiques. En filigrane, cet ouvrage pose une question fondamentale : quelle place pouvons-nous prendre dans un monde de plus en plus polarisé, et comment agir en solidarité avec les populations opprimées à l'échelle mondiale, locale ou individuelle ? L'autrice analyse les conditions nécessaires à tout mouvement solidarité et montre l'importance de l'écoute active, la nécessité d'intervenir lorsque l'on est confronté à une injustice, la capacité à tolérer l'imperfection, ou encore la reconnaissance du coût moral et social inhérent à toute preuve de solidarité. En dressant des parallèles entre différentes luttes, Sarah Schulman met en lumière certaines dynamiques transversales à tout acte de solidarité et montre l'importance de la convergence des luttes dans un contexte mondialisé. Ode à la libération des peuples et populations opprimées, cet ouvrage apparait aujourd'hui indispensable pour quiconque souhaite ?uvrer à la construction d'un monde plus juste.
Devenir un expert du Rakugaki est une méthode d'apprentissage du dessin décalée et anticonformiste, pour apprendre facilement à regarder et représenter le monde qui nous entoure. Le Rakugaki est un style de dessin japonais, qui permet de reproduire, avec des dessins les plus petits et détaillés possibles, l'univers dans toute son immensité. L'illustrateur et graphiste Bunpei Yorifuji présente sa méthode de dessin personnel et invite le lecteur à observer le monde qui l'entoure et s'en inspirer, afin de mettre en scène son propre univers. Ce livre propose des techniques de transpositions telles que des parapluies pour dessiner des arbres, une ville pour imaginer une forêt, une posture pour représenter dix personnages ou encore une multiprise transformée en serpent, qui permettent d'assimiler tous les secrets pour de devenir un « maître du Rakugaki ».