
Terre et capital. Pour un communisme du vivant
Face au changement climatique, trois grands scénarios se dessinent : le premier fonde ses espérances sur les innovations techniques ; le second projette une régulation étatique des pratiques déprédatrices et polluantes ; le troisième, tragique, attend que la catastrophe nous ramène aux conditions éthiques d'une vie sobre. Tous passent à côté du problème central : les causes de la catastrophe environnementale sont inscrites dans la structure du capitalisme. Alors quelle serait la politique la plus adaptée à l'Anthropocène ? Le communisme ! Le capital étant un système d'appropriation généralisée des conditions naturelles de la subsistance, humains comme non-humains sont dépossédés de l'accès à leurs conditions de reproduction. Le mot d'ordre historique du communisme, l'abolition de la propriété privée, n'en est donc que plus actuel. Mais il doit être repensé à partir de la condition écologique. En confrontant les débats anthropologiques contemporains (Descola, Tsing, Latour, Viveiros de Castro, Haraway) au marxisme (Marx, Williams, Mariàtegui), Terre et capital pose les bases d'un naturalisme historique : si les milieux sont toujours produits par l'action conjointe d'espèces différentes, les formes dans lesquelles la nature nous apparaît ont une histoire culturelle et politique. Le communisme du vivant a commencé à s'inventer chez des penseurs marxistes qui cherchaient à penser l'exploitation conjointe de la terre et des travailleur·se·s. Ils ont fondé les luttes pour la reproduction sociale et écologique sur la puissance révolutionnaire de la paysannerie. Le naturalisme historique inaugure une histoire écologique des sociétés et annonce un avenir communiste pour la Terre.
| EAN | 9782354802332 |
|---|---|
| Titre | Terre et capital. Pour un communisme du vivant |
| Auteur | Guillibert Paul |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 136 |
| Poids | 286 |
| Date de parution | 20211105 |
| Nombre de pages | 260,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Exploiter les vivants. Une écologie politique du travail
Guillibert PaulRésumé : Une synthèse originale qui replace les rapports de domination au coeur de l'écologie politique. Selon une ritournelle de la politique contemporaine, "l'écologie commence à la maison" . Du style de vie à la consommation raisonnée, nous serions, en tant qu'individus, les sujets de la transition environnementale. Voilà comment, d'un même geste, on instaure une gouvernementalité écopolitique et l'on masque les rapports de pouvoir qui structurent le désastre environnemental. Les pauvres, récalcitrants à la transition, sont traités en barbares à civiliser ou en climato-négationnistes à combattre. A contrario, le pouvoir matériel de changer de vie et l'adhésion symbolique à l'écopolitique du capital dessinent une écologie réservée à de riches "terrestres" , citadins éduqués qui continuent à profiter de la socialisation des grandes infrastructures polluantes. Le scénario de la rupture populaire avec l'écologie et le récit d'une écologie réservée aux riches se renforcent mutuellement. Ce livre affirme à l'inverse que le travail, systématiquement absent des pensées écologistes, se trouve au coeur du désastre. De la plantation coloniale au foyer familial en passant par l'usine de l'ère industrielle, l'écocide est le résultat de différentes formes d'exploitation du travail (salarié, servile, domestique). Exploitation des humains, certes, mais aussi mise au travail généralisée des vivants. Replacer la production capitaliste et l'exploitation du travail au coeur de la crise, c'est rendre possibles de nouvelles alliances entre travailleurs et écologistes, entre humains et autres qu'humains.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Actuel Marx N° 61, Premier semestre 2017 : Marxismes écologiques
Guillibert Paul ; Haber StéphaneSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,99 € -

Marx Narodnik. Les populistes russes, le communisme et l'avenir de la révolution
Löwy Michael ; Guillibert PaulLe marxisme dominant s'est bâti sur un oubli : celui de la rencontre de Marx avec les narodniki, ces populistes russes défenseurs de la commune rurale et de la paysannerie. Ce livre nous raconte cet épisode peu exploré et pourtant si riche d'enseignements, hier comme aujourd'hui. Au contact des narodniki, Marx abandonne l'eurocentrisme et l'idéologie du progrès qui imprégnaient sa philosophie. Il voit alors dans les traditions communales agraires le terreau d'un socialisme propre à la Russie. Ce tournant dans sa pensée ouvre à de nouvelles perspectives qui méritent d'être méditées. D'une part, le développement technique et économique ne doit plus être considéré comme la voie royale vers l'émancipation du genre humain. D'autre part, l'invention d'un monde nouveau impliquera de régénérer certains éléments révolutionnaires issus du passé. C'est bel et bien un autre Marx que ce livre révèle, dont la pensée pourrait inspirer un socialisme du XXIe siècle réactualisant le mot d'ordre : " Terre et liberté! "EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Contre l’écologie de guerre
Rissier Vincent ; Guillibert PaulAu tournant des années 2020, l'écologie se retrouve au coeur des tensions internationales. Alors que la Chine se dit engagée dans la voie de la civilisation écologique, Trump et Poutine semblent incarner la résistance d'une coalition fossile déterminée à ne rien lâcher. Dans ce contexte a émergé L'écologie de guerre, qui voit le retour des guerres entre grandes puissances comme une opportunité pour accélérer la transition écologique. En prônant la convergence entre intéréts écologiques et intéréts sécuritaires, ce nouveau paradigme sortirait l'Europe de l'impasse géopolitique et le mouvement climat de l'impuissance politique. Vincent Rissier mène la critique de cette écologie de guerre théorisée par le philosophe Pierre Charbonnier et défendue par des acteurs divers, de Raphaël Glucksmann aux Verts de Marine Tondelier en passant par la Commission européenne. En s'appuyant sur les travaux récents de l'environnementalisme critique et du marxisme écologique, l'auteur appelle le mouvement écologiste à renouer avec ses traditions anti-impérialistes pour participer à la construction d'un vaste mouvement anti-guerre en France.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 €
Du même éditeur
-

Nouveau peuple, nouvelle gauche
Talpin Julien ; Fraser Nancy ; Mélenchon Jean-LucL'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Un taylorisme augmenté. Critique de l'intelligence artificielle
Carbonell Juan SebastianEN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Porkopolis. La vie standardisée à l'ère des fermes-usines
Banchette Alex ; Leÿs Valentine ; Thoreau FrançoisEN STOCKCOMMANDER24,99 €
De la même catégorie
-

Manifeste du parti communiste. Edition revue et augmentée
Marx Karl ; Engels Friedrich ; Bottigelli Emile ;Chef-d'oeuvre précoce de Marx et Engels, le Manifeste marque un tournant dans l'histoire du mouvement ouvrier : retraçant brièvement la genèse de la lutte des classes, Marx et Engels voulaient aussi doter la classe ouvrière d'un programme donnant des fondements scientifiques et durables à toute action révolutionnaire. Le résultat fut cette oeuvre brève, mondialement diffusée et dont la première édition vit le jour en 1848. Le présent volume comporte, outre le texte du Manifeste, un dossier qui inclut les préfaces des différentes éditions et des extraits de la correspondance entre Marx et Engels.EN STOCKCOMMANDER4,60 € -

Cahiers de prison. Anthologie
Gramsci Antonio ; Frétigné Jean-YvesRésumé : Pourquoi les Cahiers de prison d'Antonio Gramsci sont-ils si souvent cités et pourtant toujours si peu lus ? La cause est-elle à chercher dans leur caractère fragmenté et volumineux à la fois ? Tient-elle à l'oubli des références qui sont celles de la culture de Gramsci ? Se comprend-elle par le peu de connaissance que nous avons de la vie de cet intellectuel engagé dans les combats de son temps ? S'explique-t-elle par un message philosophique et politique aujourd'hui moins audible ? Peut-être... mais il semble avant tout que l'oeuvre majeure de Gramsci pâtisse de la surimposition des interprétations aux dépens de la lecture directe des textes. L'objectif de cette anthologie est de remédier à cette difficulté en permettant une saisie plus facile, plus immédiate et surtout la plus complète de la pensée gramscienne affranchie des gloses qui l'entourent et qui parfois la dénaturent ainsi que des réductions à quelques formules répétées à l'envi.EN STOCKCOMMANDER12,60 € -

Pourquoi je hais l'indifférence
Gramsci Antonio ; Rueff MartinAntonio Gramsci (189I -1937), philosophe et homme politique italien. Secrétaire du parti communiste italien à la création duquel il avait participé en 1924, il fonda le journal L'Unita. Il est arrêté le 8 novembre 1926 et passe plus de dix ans en prison. Il est libéré en avril 1937 et meurt quelques jours plus tard. Les cahiers qu'il laisse comptent parmi les textes politiques les plus importants du 20e siècle.EN STOCKCOMMANDER9,50 €


