
Exploiter les vivants. Une écologie politique du travail
Une synthèse originale qui replace les rapports de domination au coeur de l'écologie politique. Selon une ritournelle de la politique contemporaine, "l'écologie commence à la maison" . Du style de vie à la consommation raisonnée, nous serions, en tant qu'individus, les sujets de la transition environnementale. Voilà comment, d'un même geste, on instaure une gouvernementalité écopolitique et l'on masque les rapports de pouvoir qui structurent le désastre environnemental. Les pauvres, récalcitrants à la transition, sont traités en barbares à civiliser ou en climato-négationnistes à combattre. A contrario, le pouvoir matériel de changer de vie et l'adhésion symbolique à l'écopolitique du capital dessinent une écologie réservée à de riches "terrestres" , citadins éduqués qui continuent à profiter de la socialisation des grandes infrastructures polluantes. Le scénario de la rupture populaire avec l'écologie et le récit d'une écologie réservée aux riches se renforcent mutuellement. Ce livre affirme à l'inverse que le travail, systématiquement absent des pensées écologistes, se trouve au coeur du désastre. De la plantation coloniale au foyer familial en passant par l'usine de l'ère industrielle, l'écocide est le résultat de différentes formes d'exploitation du travail (salarié, servile, domestique). Exploitation des humains, certes, mais aussi mise au travail généralisée des vivants. Replacer la production capitaliste et l'exploitation du travail au coeur de la crise, c'est rendre possibles de nouvelles alliances entre travailleurs et écologistes, entre humains et autres qu'humains.
| Nombre de pages | 201 |
|---|---|
| Date de parution | 18/08/2023 |
| Poids | 184g |
| Largeur | 116mm |
| EAN | 9782354802721 |
|---|---|
| Titre | Exploiter les vivants. Une écologie politique du travail |
| Auteur | Guillibert Paul |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 116 |
| Poids | 184 |
| Date de parution | 20230818 |
| Nombre de pages | 201,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Marx Narodnik. Les populistes russes, le communisme et l'avenir de la révolution
Löwy Michael ; Guillibert PaulEN STOCKCOMMANDER16,00 € -
Terre et capital. Pour un communisme du vivant
Guillibert PaulFace au changement climatique, trois grands scénarios se dessinent : le premier fonde ses espérances sur les innovations techniques ; le second projette une régulation étatique des pratiques déprédatrices et polluantes ; le troisième, tragique, attend que la catastrophe nous ramène aux conditions éthiques d'une vie sobre. Tous passent à côté du problème central : les causes de la catastrophe environnementale sont inscrites dans la structure du capitalisme. Alors quelle serait la politique la plus adaptée à l'Anthropocène ? Le communisme ! Le capital étant un système d'appropriation généralisée des conditions naturelles de la subsistance, humains comme non-humains sont dépossédés de l'accès à leurs conditions de reproduction. Le mot d'ordre historique du communisme, l'abolition de la propriété privée, n'en est donc que plus actuel. Mais il doit être repensé à partir de la condition écologique. En confrontant les débats anthropologiques contemporains (Descola, Tsing, Latour, Viveiros de Castro, Haraway) au marxisme (Marx, Williams, Mariàtegui), Terre et capital pose les bases d'un naturalisme historique : si les milieux sont toujours produits par l'action conjointe d'espèces différentes, les formes dans lesquelles la nature nous apparaît ont une histoire culturelle et politique. Le communisme du vivant a commencé à s'inventer chez des penseurs marxistes qui cherchaient à penser l'exploitation conjointe de la terre et des travailleur·se·s. Ils ont fondé les luttes pour la reproduction sociale et écologique sur la puissance révolutionnaire de la paysannerie. Le naturalisme historique inaugure une histoire écologique des sociétés et annonce un avenir communiste pour la Terre.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 € -

Actuel Marx N° 61, Premier semestre 2017 : Marxismes écologiques
Guillibert Paul ; Haber StéphaneRésumé : Dans les années 1980 et 1990, la plupart des discussions portaient sur le point de savoir si marxisme et écologisme pouvaient s'accorder, voire s'articuler entre eux. Des travaux ont largement permis de montrer que l'accusation de " productivisme ", rituellement adressée à Marx, n'était guère pertinente et qu'un écologisme bien compris devait intégrer une conception suffisamment précise des institutions et des pratiques économiques que le marxisme pouvait lui fournir. Cependant, il n'est plus possible aujourd'hui de considérer le capitalisme comme une entité bien connue à propos de laquelle on pourrait continuer à raisonner globalement et abstraitement. La diversité (géographique et historique) du capitalisme, sa résilience, son inventivité, ses mutations concrètes, sa capacité de transformation, occupent désormais le centre de la scène. Naît donc le besoin de mieux écrire l'histoire du capitalisme, de mieux décrire ce qu'il est effectivement en suivant comme fil directeur la manière dont il a, depuis le début de son affirmation, investit la Terre, géré et, en particulier, exploité les ressources naturelles, transformé l'environnement, en même temps qu'il modelait les rapports sociaux.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,00 €
Du même éditeur
-

Un taylorisme augmenté. Critique de l'intelligence artificielle
Carbonell Juan SebastianEntreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Nouveau peuple, nouvelle gauche
Talpin Julien ; Fraser Nancy ; Mélenchon Jean-LucL'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

La nouvelle vague. Un cinéma au masculin singulier
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie OccitanAu tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Une Constitution morte. Aux origines de la réaction américaine
Natroll SébastienEN STOCKCOMMANDER20,00 €
De la même catégorie
-

Les jeunes vont-ils sauver le monde ? Dialogue entre Salomé Saqué et Jean-Marc Jancovi
Bidault Lucas ; Marchal César ; Flament MarikCourt échange très intéressant et initiateur de réflexions avec la journaliste économique Salomé Saqué et l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, chef de The Shift Project, autour de la question écologique et de la jeunesse. Malgré leurs différences de points de vue parfois, les deux intervenants se rejoignent sur de nombreux aspects et invitent, par cet échange enrichissant, à une lutte intergénérationnelle et intersectionnel pour changer les choses.EN STOCKCOMMANDER4,90 € -

Antidote au culte de la performance. La robustesse du vivant
Hamant OlivierLa nature menacée devient menaçante : notre excès de contrôle nous a fait perdre le contrôle. Il va maintenant falloir vivre dans un monde fluctuant, c'est-à-dire inventer la civilisation de la robustesse, contre la performance." Olivier Hamant Face aux bouleversements du monde en cours et à venir, le développement durable, entre géo-ingénierie contreproductive et tout-électrique mal pensé, crée de nombreux futurs obsolètes. Émergent alors les contremodèles de la décroissance et de la sobriété heureuse, nettement mieux alignés avec le monde qui vient. Mais la frugalité peut-elle réellement mobiliser ? Ne risque-t-elle pas non plus de se réduire à d'autres formes d'optimisation ? Et si, pour être sobre et durable, il fallait d'abord questionner une valeur nettement plus profonde : l'efficacité. Le monde très fluctuant qui vient appelle un changement de civilisation. Ce chemin demande surtout de valoriser nos points faibles et inverse toutes les recettes.EN STOCKCOMMANDER3,90 € -

Les riches contre la planète. Violence oligarchique et chaos climatique
Pinçon-Charlot MoniqueLa sociologue spécialisée dans les habitus de la bourgeoisie s’est cette fois penchée sur le lien entre richesse et écocide. Elle démontre, à travers une trentaine de courts chapitres formant comme un puzzle, le lien entre le chaos climatique et la recherche de profits des oligarques. Elle démontre avec brio et force que l’écologie est sans doute un des sujets qui sépare le plus les classes sociales en pointant du doigt la destruction de notre planète par ceux qui en monétisent les moindres ressources.EN STOCKCOMMANDER16,90 € -

Petit traité d'écologie sauvage Intégrale
Pignocchi AlessandroEt si notre culture occidentale avait presque disparu et qu’un anthropologue jivaro essayait d’en sauvegarder la mémoire en analysant le mode de vie de ses derniers représentants ? Et si les débats politiques portaient sur la réintroduction de l’anthropophagie rituelle plutôt que sur l'économie ? Ou encore qu’un groupe de mésanges se transformaient en activistes écologistes punk ? Toutes ces idées et bien d’autres encore se retrouvent dans les trois tome du « Petit traité d’écologie sauvage » réunis dans une belle intégrale. Inspiré par les travaux de Philippe Descola, ce roman graphique profondément comique permet de sensibiliser à des enjeux écologiques et sociétaux importants.EN STOCKCOMMANDER39,00 €

