Les réseaux fondent une nouvelle utopie, un espace virtuel sans limite, sans risques de pollution ni d'encombrement, mais où se poursuit aussi une obsession ancienne : gérer l'homme et poser les bornes des territoires autorisés. Car si le consommateur, le citoyen, se sent libre dans le cybermonde, il reste insidieusement encouragé à ne pas trop s'éloigner du troupeau. Le déchaînement de la science et de la technique exige une attention critique et un travail de conceptualisation excluant toute forme de propagande ou de prophétisme. Ce livre est construit autour de la fonction de commutation, à l'origine de dispositifs aussi divers que l'hypertexte, l'informatique diffuse, l'entreprise virtuelle ou l'hypercommerce. Si nous ne comprenons ni ne maîtrisons la puissance commutative, qui se déploie dans un monde où tout, y compris nos gènes, est numérisable, c'est elle qui façonnera le produire et le reproduire, le consommer et le communiquer, et même nos arts de penser et de créer.
Nombre de pages
157
Date de parution
23/02/1999
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782844460042
Titre
L'empire des réseaux
Auteur
Guillaume Marc
Editeur
DESCARTES ET CI
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
19990223
Nombre de pages
157,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il faut s'attendre à un fort développement de nos dépenses de santé dans les prochaines décennies. Et s'en réjouir, même si cela pose de redoutables problèmes de financement. S'en réjouir d'abord parce que la santé est un bien inestimable. Mais aussi parce que le secteur de la santé, replacé dans l'ensemble de l'économie et dans la perspective de la mondialisation est au c'ur des nouvelles orientations d'un développement qualitatif et durable. C'est un moteur de croissance stratégique compte tenu des emplois qui sont liés à ce secteur de services. Et aussi un secteur industriel soumis aux contraintes de compétitivité sur le marché mondial et donc aux enjeux de technologie et de recherche associés à ces contraintes. L'économie de la santé contribue grandement à la santé de l'économie!
Lutter contre le désordre pour produire et maintenir un certain ordre dissipe beaucoup d'énergie et répond donc au problème général de la matière vivante toujours confrontée à un excès d'énergie. Une lecture "entropologique" des sociétés révèle la singularité de la nôtre, qui ne consume plus le surplus de richesses mais accumule le capital, qui ne s'oppose plus aux désordres en réactivant un ordre symbolique mais laisse proliférer une multitude d'appareils de normalisation. Impasse grandiose car l'industrialisation se heurte à des limites, éventuellement catastrophiques, et le contrôle social accède à un niveau de perfection mortel pour toute forme de socialité. Le constat, parfois sombre, esquissé ici n'est cependant pas un éloge funèbre mais plutôt une exhortation : éloge du désordre, mais d'un désordre qu'il ne faut pas laisser gérer par l'Autre, ni laisser passer sur le registre de la représentation où se perdent les différences réelles. Qu'il faut au contraire affronter directement, inlassablement, en refusant l'asile de la prise en charge qui est notre tentation.
Les dix ans de la QPC Une sélection de l'Encyclopédie Dalloz à partir d'une ou plusieurs rubriques extraites de ce fond doctrinal. C'est l'objectif de la nouvelle collection Dalloz Corpus qui traite d'une thématique précise, de manière détaillée et actualisée. L'ouvrage consacré à la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est l'occasion de faire le bilan de dix ans d'existence. Introduite par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 et entrée en vigueur le 1er mars 2010, la QPC reste une institution à la fois récente et singulière. L'ouvrage est donc l'occasion de revenir sur la notion elle-même, son régime et l'état des questions auxquelles le Conseil constitutionnel a répondu depuis 2010.
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