Un peu à la fois, une expression caractéristique de ce pays du Nord que nous avons souvent entendue au cours de nos recherches et qui nous a paru révélatrice du déroulement de l'histoire de l'Ecole Hélène Boucher à Somain qui fête ses 50 ans. Qui, en effet, aurait pu supposer que le modeste cours professionnel accueillant 40 élèves en 1949 deviendrait un lycée technologique de 700 élèves ? A l'origine, pas de local, aucun financement, pas la moindre idée des démarches administratives à effectuer, mais un besoin de formation professionnelle pour les filles auquel ont su répondre des personnes qui n'y étaient pas préparées, une volonté d'affronter toutes les difficultés un peu à la fois, une foi à toute épreuve en l'homme et en la Providence, un idéal de promotion humaine à réaliser. Cette histoire, il fallait en fixer la trace parce que les acteurs vieillissent, nous quittent sans nous avoir transmis l'essentiel, ce qu'ils sont, ce qu'ils ont voulu... parce que l'on croit savoir alors que l'on ne sait pas ou si peu... Cette histoire qui interroge encore, parce que 50 ans après, les questions n'ont jamais été aussi vives sur l'avenir de l'école, son rôle, parce qu'il y a toujours autant d'exclus de la vie sociale... parce que cette histoire nous montre que l'on peut faire beaucoup avec bien peu - peu d'argent, peu de connaissances -, parce qu'il ne faut pas avoir peur... parce que toutes les réponses ne sont pas dans les textes ou les ordinateurs.
Nombre de pages
128
Date de parution
03/05/2000
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738483812
Titre
Une ecole au pays de la mine
ISBN
273848381X
Auteur
GUILLAUME/DELEFORGE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20000503
Nombre de pages
128,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...