Antoine Léger l'anthropophage. Une histoire des lectures de la cruauté (1824-1903)
Guignard Laurence
MILLON
17,00 €
Epuisé
EAN :9782841373468
Ce dossier est consacré aux échos d'un crime exceptionnel qui retentit de la France de la Restauration jusqu'au début du xxe siècle. Il a voulu être attentif au cheminement qui fait d'Antoine Léger, violeur et assassin d'une petite fille, une affaire judiciaire, puis un cas médical intéressant plusieurs générations de psychiatres à un moment où l'on scrutait l'intériorité des criminels et les ressorts moraux des actions humaines. Le recueil rassemble la série des textes qui ont mobilisé le cas Léger et veut montrer combien l'étiologie de la perversité puis des perversions a constitué un axe fécond de l'histoire de la psychiatrie. Attentif aux lectures savantes, l'examen du dossier judiciaire révèle l'affleurement de savoirs souterrains qui renvoient à un socle ancien structuré : la culture du loup. Celle-ci appartient certes au monde de Léger plus qu'à celui des magistrats, en dépit d'une extension sociale certainement plus vaste que ce que disent les traces conservées par les sources, car la geste du loup est rétive au monde de l'écrit. C'est ainsi la parole de Léger recueillie lors des interrogatoires qui lui donne place, en dépit du filtre judiciaire et des effets de transcription voire de traduction, comme c'est presque toujours le cas des « paroles infâmes ».
Nombre de pages
126
Date de parution
20/09/2018
Poids
162g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782841373468
Titre
Antoine Léger l'anthropophage. Une histoire des lectures de la cruauté (1824-1903)
Auteur
Guignard Laurence
Editeur
MILLON
Largeur
141
Poids
162
Date de parution
20180920
Nombre de pages
126,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Littérature, arts, sciences, histoire trouvent leur place depuis la création de la revue de la Société des études romantiques et dix-neuvièmistes qui étudie ce siècle dans son ensemble, à travers l'expression de voies nouvelles qu'offre l'interdisciplinarité. Concernant l'ensemble de l'Europe et lues dans le monde entier, les contributions de chercheurs français et étrangers participent à la connaissance des différents courants littéraires, artistiques, scientifiques, historiques, politiques...
L'industrialisation qui s'amorce à la fin du XVIIIe siècle apporte au monde occidental une multitude d'objets mécaniques dotés d'une puissance inédite. En décuplant les capacités du corps, les machines s'y substituent. Elles étendent son aire d'influence, déplacent les frontières corporelles ou donnent des images inédites d'un intérieur du corps, mais elles provoquent aussi de multiples altérations physiques. Au-delà des appréciations morales dont elles ont constamment été l'objet - alternativement perçues comme libératrices et aliénantes - cet ouvrage se propose de réfléchir aux rapports qu'elles nouent avec les corps, aux apprentissages dont elles font l'objet et à toute une expérience corporelle des machines, faits d'ajustements et adaptations réciproques. Ces vingt-trois études proposent autant d'analyses historiques spécifiques, destinées à cerner un territoire vaste et peu connu. En abordant les machines industrielles dont la chaîne de montage offre certainement un aboutissement, les machines de santé, les machines de mort ou le traitement mécanique des cadavres, les machines de loisirs et de transport, ou enfin les machines productrices d'images, ce livre propose d'inclure les machines dans l'histoire d'une anthropologie du corps contemporain.
Comment écrire aujourd'hui l'histoire de la folie ? Longtemps assimilée au seul discours de la médecine psychiatrique, celle-ci prend désormais de nouveaux chemins. Inscrite dans un champ social plus large, explorant la période méconnue du XXe siècle, et plaçant les individus au premier plan, l'histoire proposée dans ce volume s'applique à renouveler la description de l'"expérience psychiatrique" sous ses diverses formes. A partir de trois situations institutionnelles différentes - judiciaire, militaire, hospitalière - exposées dans leur contexte historique des XIXe et XXe siècles, les auteurs de ce volume s'appliquent à saisir les trajectoires singulières des patients dans leurs interactions avec les configurations institutionnelles de la psychiatrie et les catégories médicales qui définissent la maladie mentale. Comment émerge la figure "limite" du fou dangereux au point de contact de la justice et de la psychiatrie ? Comment les troubles psychiques de la Grande guerre ont-ils été pensés et pris en charge ? Quelle l'ut la place des patients dans l'hôpital psychiatrique du XXe siècle ? A partir de ces trois questions se dessine une autre histoire de la folie dans laquelle les médecins sont acteurs au même titre que les juges, les militaires ou les patients.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
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