Peut-on encore croire aux frontières entre musique, bruit et silence au cinéma ? Dans ce livre, vous explorerez les ressorts esthétiques du silence et les enjeux de son application. Vous naviguerez le long de la frontière poreuse entre bruit et musique, croisant les considérations usuelles sur le bruit, et serez transportés aux racines de la musique occidentale qui tracent les prémisses de cette démarcation. Vous sonderez la part de bruit dans la musique et, afin de prendre conscience de la perméabilité de ces frontières et de mettre en relief les potentialités dramatiques du bruit au cinéma, l'origine de la mystérieuse "règle des trois" vous sera dévoilée. Son "naturel" et son "artificiel" afficheront leur étonnante complicité que nous démasquerons dans Les oiseaux d'Hitchcock, à travers l'observation de représentations sonores du feu ou l'archétype du tonnerre dont l'usage comme ponctuation dramatique ou comme signifiant au cinéma est pour le moins... subjuguant.
Nombre de pages
116
Date de parution
11/02/2020
Poids
157g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343195414
Titre
Silence, bruit, et musique au cinéma
Auteur
Guglielmetti Yohann
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
157
Date de parution
20200211
Nombre de pages
116,00 €
Disponibilité
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La musique navigue entre fonctionnalité et indépendance au cinéma comme dans l'opéra. L'idée d'une musique au service de l'image se retrouve tant dans les métaphores visuelles employées par les biographes de Beethoven que dans Alexandre Nevski et Ivan le terrible. Pourtant, élément de mémoire et de mystification émotionnelle du film, au c'ur de la problématique du rythme et de la temporalité intrinsèque de l'?uvre, la musique peut tant se rattacher à la vie intérieure des personnages, à la diégèse et à l'intrigue que s'accorder toute latitude par rapport aux images.
La musique doit vous dire quelque chose que vous ne savez pas encore, qu'on ne peut pas deviner en regardant uniquement les images." Cette vision exprimée par le compositeur Carter Burwell se retrouve chez son homologue Bruno Coulais qui donne à la musique la mission de "capter les choses invisibles du film". Comme le résume le réalisateur-compositeur Tom Tykwer : "Lorsque vous écrivez un script, vous étudiez la structure, alors que quand vous écrivez de la musique, c'est beaucoup plus porté sur l'émotion abstraite. "
Dans le monde lumineux d'un été à la campagne, le regard d'un petit garçon, Simon, révèle l'intimité d'un trio : une aïeule, Suzanne, " forte tête " qui impose à autrui son autorité sereine et protectrice ; une mère, Judith, faible et blessée ; une petite fille farouche, Toria, que l'âge n'assagira pas. Rythmé par l'anniversaire des trois protagonistes, ce roman triptyque, qui couvre plus d'un demi-siècle, rebondit d'affrontement en affrontement et creuse sous la surface des liens familiaux pour débusquer non pas quelque secret inavouable mais ces hantises et émerveillements que se transmettent, à leur insu, mère et fille, fille et petite fille. Roman de la mémoire profonde et de la quête de soi, L'Anniversaire est à la fois une démystification de l'amour maternel, un hymne aux forces vives de l'enfance et un hommage, d'autant plus tendre que lucide, d'un jeune homme à trois femmes.
En architecture, les pierres d'attente sont « ces pierres saillantes au bout d'un mur pour faire liaison avec une autre construction que l'on viendrait à bâtir à côté ». Véritable conte de Noël, Les Pierres d'attente d'Anne Guglielmetti dit l'histoire d'une amitié entre une maison perdue dans la campagne et un enfant. Chaque fin d'été, lorsque ses hôtes s'en vont, une maison éprouve un véritable chagrin et plaide la cause des hommes auprès d'un chêne centenaire qui orne sa cour. Le chêne, lui, est convaincu de la nocivité radicale de l'engeance humaine et, chaque fois, proteste vigoureusement contre les propos philanthropiques de cette maison qui est bien trop naïve. Alors, chaque fin d'été, la maison se rend finalement au discours de la raison (à savoir celui de la nature). Mais elle ne peut s'empêcher de rêver, d'imaginer, d'espérer, de croire à un possible miracle... Jusqu'à ce jour merveilleux de Noël, où, par un hiver glacial, l'enfant apparaît. Le texte d'Anne Guglielmetti est illustré de 10 photographies noir et blanc de Jean-Christophe Ballot.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...