Guesde Catherine ; Anne-Braun Alexis ; Ballanfat E
LAMBERT-LUCAS
26,00 €
Epuisé
EAN :9782359353518
L'esthétique n'émerge qu'au dix-huitième siècle, avec un statut particulier. Philosophie appliquée, " science de la connaissance sensible " (Baumgarten) dont l'objet privilégié mais non exclusif est l'art, elle a pu être confondue avec la philosophie de l'art. Cet ouvrage envisage l'esthétique en tant qu'elle met en évidence l'intelligibilité propre à l'expérience sensible – et qu'elle est prise, de ce fait, entre attention portée à la singularité et exigence de vérité. Il fait cependant droit aux discours sur l'expérience des oeuvres qui, avant l'apparition du terme esthétique, délimitent un espace de débat sur le sensible ; il est également attentif à ses redéfinitions plus récentes, de la phénoménologie et l'herméneutique à la philosophie analytique. Enfin, ce livre propose également une approche centrée sur des arts moins souvent étudiés en philosophie : la musique, la danse et la fiction. Un fil rouge traverse l'ouvrage, depuis ses formulations antiques (Aristote) jusqu'à ses théorisations les plus contemporaines (Kendall Walton) : la question de la mimésis.
Nombre de pages
334
Date de parution
20/10/2021
Poids
430g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782359353518
Titre
L'Esthétique
Auteur
Guesde Catherine ; Anne-Braun Alexis ; Ballanfat E
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
155
Poids
430
Date de parution
20211020
Nombre de pages
334,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dès ses débuts, le punk feint la bêtise et revendique un certain " analphabétisme culturel ". Pourtant, comme genre musical et comme subculture, le punk a déployé un ensemble de valeurs politiques, sociales et de positions théoriques permettant de s'orienter dans l'existence, au point de faire naître des ouvrages de " philosophie du punk ". S'il est possible de détailler, dans toutes ses nuances, les éléments de cette philosophie en retrouvant leurs racines théoriques souvent souterraines ? du transcendantalisme au situationnisme ?, cet ouvrage adopte une autre démarche : étendre le champ d'action du punk dans le domaine de la pensée. Sans chercher à convertir une subculture en système philosophique, cet ouvrage cherche à montrer ce que le punk éclaire comme corpus théorique, afin d'ouvrir la possibilité de relire l'histoire de la philosophie à la lumière du punk.
Harsh noise : bruit abrasif. Plutôt que d'utiliser le bruit comme perturbation ponctuelle d'un signal musical, la harsh noise et l'archipel de pratiques qui s'y rattache, proposent d'annihiler toute différenciation entre signal et bruit, faisant du bruit lui-même son matériau. Par son caractère apparemment chaotique, intense et déroutant, la noise semble échapper à toute tentative de conceptualisation et de qualification esthétique. Absolument particulière, elle constituerait un ensemble de pratiques singulier dans le paysage des arts sonores actuels. Mais si l'on se place du côté de son écoute, des régularités se dessinent. Cet ouvrage laisse ainsi la parole aux auditeurs et performers noise pour entendre ce qu'ils nous donnent à penser, à travers une série de questionnaires et d'entretiens dont cet essai propose de dégager la cohérence. Parce qu'elle est indéterminée et imprévisible, la noise appelle une écoute d'autant plus exigeante, qualifiée et réflexive. Stratégies pour éduquer l'oreille, imaginaires scientifique et anatomique, rêve de l'accès à un pur son (à défaut d'un son pur), créativité des métaphores pour qualifier les sons et leur expérience... Les discours collectés et analysés dans cet ouvrage dessinent des écoutes noise, qui qualifient ces pratiques sonores radicales depuis leur réception. Entretiens avec Lionel Fernandez (Sister Iodine, Discom, Minitel, Antilles), Nina Garcia (Mariachi, Mamiedaragon, Qonicho B), GX Jupitter-Larsen et John Wiese.
Guesde Catherine ; Vesin François ; Bianciotto Ben
Qui a encore peur du black metal ? Pendant que Kanye West récupère l'esthétique de Burzum pour ses produits dérivés, Varg Vikernes fait des vidéos complotistes dans son van. Alors qu'il a été le genre-repoussoir par excellence, il apparaît aujourd'hui édulcoré, grandiloquent ou problématique. Continuer à porter le genre, en lui insufflant un vent transgressif nouveau, est alors un acte de foi. Sans fausse pudeur sur les obsessions fondamentales du genre (satanisme, suicide, destruction, etc.), ce recueil puise dans les forces levées par des groupes comme Mayhem, Darkthrone et leurs disciples pour proposer une vision critique de ce que signifie croire au black metal aujourd'hui
Le langage est un ferment d'incertitude. La signification n'y est pas seulement exprimée, précisée, corrigée, etc., elle est aussi destituée par la structure même de l'expression. Destituée par le système de signifiances, de glissements, de concurrences entre les signes eux-mêmes. Une destitution qui, sans rendre la signification fausse, la rend essentiellement confuse, relative, en attente même. Une destitution du sens qui tient aussi à la nature du rapport au monde que le langage instaure. Par lui, l'expérience se donne en se retirant comme intuition ; par lui, le monde se donne comme un horizon de sens que jamais aucune parole ne peut clore ; par lui, la raison constitue la science parla proposition et la règle, mais cette constitution s'effrite du fait de la réciprocité des concepts. Par lui, enfin, l'ordre politique du discours s'institue contre l'individu et la déviance. Ferment de confusion, le langage est aussi volonté de puissance. Cette destitution virtuelle de la signification, cette menace qui pèse au coeur de la raison ont toujours inquiété les philosophes. Mais elles les ont aussi toujours inspirés, et ce depuis les commencements. La philosophie accueille en elle cette menace comme un ferment. Non seulement elle se doit d'interroger le langage, mais elle doit, pour elle-même, construire à chaque fois une nouvelle langue pour soutenir la réforme de la raison. C'est cette relation éprouvante, interminée et féconde que nous tentons d'exposer dans cet ouvrage. Nous y étudions des textes, et à travers eux, quelques grands auteurs qui ont compté dans la philosophie du langage. A partir de quelques textes majeurs précisément expliqués, nous nous livrerons à une petite exploration des incertitudes du langage.