The Most Beautiful Ugly Sound in the World. A l'écoute de la noise
Guesde Catherine ; Nadrigny Pauline
EDITIONS MF
20,00 €
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EAN :9782378040079
Harsh noise : bruit abrasif. Plutôt que d'utiliser le bruit comme perturbation ponctuelle d'un signal musical, la harsh noise et l'archipel de pratiques qui s'y rattache, proposent d'annihiler toute différenciation entre signal et bruit, faisant du bruit lui-même son matériau. Par son caractère apparemment chaotique, intense et déroutant, la noise semble échapper à toute tentative de conceptualisation et de qualification esthétique. Absolument particulière, elle constituerait un ensemble de pratiques singulier dans le paysage des arts sonores actuels. Mais si l'on se place du côté de son écoute, des régularités se dessinent. Cet ouvrage laisse ainsi la parole aux auditeurs et performers noise pour entendre ce qu'ils nous donnent à penser, à travers une série de questionnaires et d'entretiens dont cet essai propose de dégager la cohérence. Parce qu'elle est indéterminée et imprévisible, la noise appelle une écoute d'autant plus exigeante, qualifiée et réflexive. Stratégies pour éduquer l'oreille, imaginaires scientifique et anatomique, rêve de l'accès à un pur son (à défaut d'un son pur), créativité des métaphores pour qualifier les sons et leur expérience... Les discours collectés et analysés dans cet ouvrage dessinent des écoutes noise, qui qualifient ces pratiques sonores radicales depuis leur réception. Entretiens avec Lionel Fernandez (Sister Iodine, Discom, Minitel, Antilles), Nina Garcia (Mariachi, Mamiedaragon, Qonicho B), GX Jupitter-Larsen et John Wiese.
Nombre de pages
186
Date de parution
10/04/2018
Poids
249g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782378040079
Titre
The Most Beautiful Ugly Sound in the World. A l'écoute de la noise
Auteur
Guesde Catherine ; Nadrigny Pauline
Editeur
EDITIONS MF
Largeur
140
Poids
249
Date de parution
20180410
Nombre de pages
186,00 €
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Dès ses débuts, le punk feint la bêtise et revendique un certain " analphabétisme culturel ". Pourtant, comme genre musical et comme subculture, le punk a déployé un ensemble de valeurs politiques, sociales et de positions théoriques permettant de s'orienter dans l'existence, au point de faire naître des ouvrages de " philosophie du punk ". S'il est possible de détailler, dans toutes ses nuances, les éléments de cette philosophie en retrouvant leurs racines théoriques souvent souterraines ? du transcendantalisme au situationnisme ?, cet ouvrage adopte une autre démarche : étendre le champ d'action du punk dans le domaine de la pensée. Sans chercher à convertir une subculture en système philosophique, cet ouvrage cherche à montrer ce que le punk éclaire comme corpus théorique, afin d'ouvrir la possibilité de relire l'histoire de la philosophie à la lumière du punk.
Guesde Catherine ; Anne-Braun Alexis ; Ballanfat E
L'esthétique n'émerge qu'au dix-huitième siècle, avec un statut particulier. Philosophie appliquée, " science de la connaissance sensible " (Baumgarten) dont l'objet privilégié mais non exclusif est l'art, elle a pu être confondue avec la philosophie de l'art. Cet ouvrage envisage l'esthétique en tant qu'elle met en évidence l'intelligibilité propre à l'expérience sensible – et qu'elle est prise, de ce fait, entre attention portée à la singularité et exigence de vérité. Il fait cependant droit aux discours sur l'expérience des oeuvres qui, avant l'apparition du terme esthétique, délimitent un espace de débat sur le sensible ; il est également attentif à ses redéfinitions plus récentes, de la phénoménologie et l'herméneutique à la philosophie analytique. Enfin, ce livre propose également une approche centrée sur des arts moins souvent étudiés en philosophie : la musique, la danse et la fiction. Un fil rouge traverse l'ouvrage, depuis ses formulations antiques (Aristote) jusqu'à ses théorisations les plus contemporaines (Kendall Walton) : la question de la mimésis.
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Qui a encore peur du black metal ? Pendant que Kanye West récupère l'esthétique de Burzum pour ses produits dérivés, Varg Vikernes fait des vidéos complotistes dans son van. Alors qu'il a été le genre-repoussoir par excellence, il apparaît aujourd'hui édulcoré, grandiloquent ou problématique. Continuer à porter le genre, en lui insufflant un vent transgressif nouveau, est alors un acte de foi. Sans fausse pudeur sur les obsessions fondamentales du genre (satanisme, suicide, destruction, etc.), ce recueil puise dans les forces levées par des groupes comme Mayhem, Darkthrone et leurs disciples pour proposer une vision critique de ce que signifie croire au black metal aujourd'hui
Pascal Dusapin est aujourd'hui le compositeur français vivant le plus célèbre. Il a composé, depuis quatre décennies, selon diverses manières, toutes atonales et néanmoins de plus en plus « accessibles » au public. La plus récente (son « troisième style »), empreinte de lyrisme, ne s'interdit plus les envoutantes textures de cordes, et serait en quelque sorte néo-romantique mais dans le strict cadre du timbre. La première, encore xénakienne, hérissée de quarts de tons et de tremoli néo-expressionnistes, était celle des années 1980. La seconde occupe cet ouvrage. C'est ce qu'on appelle « l'intonation ». Dusapin, durant les années 1990, assoie une « modalité restreinte » qui semble imiter, à l'instrument, les prosodies de la voix parlée. Il en résulte une permanence incantatoire, qui parle littéralement à l'auditeur. Ce livre commence par examiner comment la linguistique pourrait admettre de petits modes musicaux dans la parole. Puis on tente de présenter, techniquement, « l'intonationnisme » de Dusapin, qui culmine peut-être dans Watt (1994), le concerto pour trombone. Enfin on dégage une esthétique, l'écho. C'est une approche du tréfonds commun à l'homme et à l'animal, « sale », archaïque, prosaïque, en réaction historique aux scientismes sériels puis spectraux, et qui replace la voix, en tant qu'affect brut, au coeur de la musique contemporaine.
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L'histoire ? C'est celle d'un garçon qui est amoureux de sa mère. Il l'aime et la désire comme un amant. À vingt ans, il est renversé par une voiture et ne peut plus faire usage de ses bras ni de ses jambes. En fauteuil dans sa chambre, il enregistre alors des « gandes », des fichiers audio sur lesquels il confie à sa mère, sa « Moune », sa « Mouny » ou sa « Moon », comme il l'appelle alternativement, cet amour pour elle, cet « Omène » qu'il lui porte. Avec Apa, qu'il considère comme « le petit frère de Lava », Rémi David poursuit son travail d'exploration, de l'humain comme de la langue. Son texte est écrit à la manière d'une partition musicale où chaque silence, chaque accent est indiqué à l'interprète. Des notes connues, familières, résonnent en harmoniques avec d'autres, nouvelles, inouïes, et créent une musique à nulle autre pareille.
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