Jeanne Humbert et la lutte pour le contrôle des naissances
Guerrand Roger-Henri ; Ronsin Francis
SPARTACUS
15,00 €
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EAN :9782902963447
Il y a maintenant plus de trente ans que la contraception est libre en France. Moins longtemps pour l'avortement, qui conserve des adversaires acharnés. On en viendrait à oublier qu'au cours du demi-siècle précédent les partisans du contrôle des naissances ont été fréquemment emprisonnés. Cette répression était d'autant plus dure que ces militants faisaient de la limitation volontaire des naissances une arme contre la misère et l'exploitation, le militarisme et la guerre. Née en 1890, Jeanne Humbert est entraînée par sa mère, qui abandonna son mari et ses autres enfants pour vivre avec un militant anarchiste. Sa longue vie a été celle de cent combats : pour l'anarchisme, la limitation volontaire des naissances, la liberté sexuelle, le pacifisme... En 1909, elle devient la collaboratrice d'Etienne Humbert, dont elle sera l'une des compagnes, puis l'épouse. Aux côtés de grandes figures de l'anarchisme, des féministes radicales et de nombreuses personnalités rebelles, elle mène le combat des néo-malthusiens de Génération consciente pour la liberté de la contraception et de l'avortement. Comme à Eugène Humbert, ce combat lui vaudra procès et séjours en prison, car la République voulait des enfants, toujours plus d'enfants, pour en faire des ouvriers et des soldats ! La loi de 1920 livra les néo-malthusiens à leurs ennemis : moralistes cléricaux, laïques ou rouges, populationnistes, nationalistes... sans parvenir à les faire céder ni, d'ailleurs, à freiner la baisse de la natalité. Aujourd'hui encore, en France, la propagande pour la limitation des naissances reste interdite par la loi. Jeanne Humbert n'abandonna jamais le combat libertaire, rejoignant par exemple May Picqueray lorsque celle-ci fonda Le Réfractaire en 1974 pour poursuivre l'action de Louis Lecoin. Un combat, comme sa vie nous le rappelle, qui vise à libérer femmes et hommes de l'empire de la nécessité et de la tutelle des puissants.
Nombre de pages
192
Date de parution
01/09/2001
Poids
262g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782902963447
Titre
Jeanne Humbert et la lutte pour le contrôle des naissances
Auteur
Guerrand Roger-Henri ; Ronsin Francis
Editeur
SPARTACUS
Largeur
150
Poids
262
Date de parution
20010901
Nombre de pages
192,00 €
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L'étoffe de ce livre est formée de la chaîne et de la trame des apports de RHG et des contributions de l'ENSAPB. L'esprit de l'école s'exprime dans ces 70 contributions où l'on peut lire la volonté constante de répondre à la commande publique, l'habitat social, la société urbaine par l'exigence d'un hédonisme démocratique qui se veut sans faille. L'acuité de RHG est ici saisissable par les sujets abordés qui portent tous sur les comportements sociaux et culturels de nos vies quotidiennes et d'où tout relent de pudibonderie est chassé par sa causticité. RHG nous entraîne dans les grandes messes des salons des arts ménagers et nous emporte dans les bras de l'hygiène et du confort. Textes réunis par Ginette Baty-Tornikian.
A l'avant-garde de la médecine, l'Hygiène a toujours fait figure de rempart retardant la progression des maladies infectieuses. Mais la vigilance de ses gardiens a parfois été endormie par diverses contraintes et la confusion du sain et du malsain portée à son comble. Au-delà du caractère normatif inhérent à la crainte de la contagion et au souci du bon état physique des populations, l'hygiène a profondément modifié les comportements ainsi que les mentalités. Innovations techniques et progrès médicaux, lois et règlements se sont succédés, interrogeant tant des aspects touchant aux moeurs, à la toilette qu'aux conditions de logement. En se fondant sur divers aspects de la vie publique et privée des Français, cet essai historique tente de clarifier une situation si préjudiciable à l'harmonie sociale.
Résumé : Fils aîné du greffier du conseil de guerre de l'armée française occupant la Sarre, RHG est né à Sarrebrück le 6 juillet 1923 : la conscience de cet ancrage européen ne l'a jamais quitté. Après une scolarité secondaire marquée par une révolte permanente contre ses maîtres, il affrontera l'enseignement supérieur donné à Paris (Sorbonne, Institut d'Art et d'Archéologie, Ecole pratique des Hautes Études) avec le même esprit de contestation. Très tôt attiré dans la mouvance de l'anthropologue Paul-Henry Chombart de Lauwe, par l'investigation de tous les aspects de la vie quotidienne, il se consacrera rapidement à l'histoire du logement populaire : les étudiants-architectes de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris - qui préparent dès 1967 le mouvement de l'année suivante - l'accueilleront parmi leurs nouveaux " intercesseurs ". Se risquant de plus en plus profondément dans l'abîme du trivial, RHG, ces dernières années, s'est lancé dans l'histoire du matériel hygiénique, un complément indispensable à la compréhension de l'évolution des m?urs dans le domaine jusque-là occulté...
Ce n?est que dans les années 1920 et 1930 que des militants de différents courants socialistes ont voulu publier en français certains textes de Rosa Luxemburg jugés importants dans le contexte des conflits qui traversaient les mouvements socialiste et communiste. Depuis 1946, les Cahiers Spartacus ont tenu à les conserver disponibles. Si ces textes conservent un intérêt, ce n?est pas seulement par la lumière qu?ils jettent sur ces conflits qui ont façonné en bonne partie le XXe siècle, ou à cause de la personnalité et du destin exceptionnel de leur auteur. C?est aussi par la réflexion qu?ils continuent à fournir sur la possibilité et les conditions du progrès social dans nos sociétés : pour Rosa Luxemburg, ce but final qu?elle visait, n?était rien d?autre " la transformation sociale de l?ordre existant".
Il connaissait par coeur Henri Heine et Goethe qu'il citait souvent dans sa conversation", écrivait Paul Lafargue quelques années après la mort de son beau-père. "Marx possédait une imagination poétique incomparable ; ses premières oeuvres furent des poésies. Mme Marx gardait soigneusement les oeuvres de jeunesse de son mari, mais ne les montrait à personne." Dans ses premières années d'étudiant, autour de ses dix-huit ans, Karl Marx se consacra en effet avec énergie à l'écriture de ces poèmes ; au même âge, Friedrich Engels, de deux ans son cadet, en avait déjà publié plusieurs et si sa production fut à l'époque moins abondante, elle n'était certainement inférieure ni en contenu, ni en style, à celle de son aîné. En consacrant un livre aux travaux poétiques de ces très jeunes adultes, Marcel Ollivier a voulu les replacer dans cette époque où en Allemagne, une petite partie de ses intellectuels commençait à s'élever contre la réaction qui s'était abattue sur l'Europe continentale après la victoire de la Coalition sur la France napoléonienne. La censure, la destitution ou l'exil s'abattaient sur les poètes, les littérateurs et les enseignants critiques ou irrévérencieux comme ce fut le cas pour Heine et d'autres poètes tels que Börne et Freiligrath. En écrivant ces poèmes, les jeunes Marx et Engels exprimaient leurs sentiments sur le monde qui les entouraient et témoignaient des courants de pensée qui les influençaient, quelques années seulement avant qu'ils se lancent dans le combat politique et qu'ils se fassent les chantres du communisme dont le spectre allait hanter l'Europe. Par-delà les controverses innombrables qui ont entouré et entourent encore leurs travaux ultérieurs, ne peut-on aujourd'hui encore entendre ce message tout simple que nous transmet le jeune Marx ? Ne subissons pas passivement Le joug ignominieux. Car le désir et la passion, Car l?action nous restent.
Dès la naissance officielle de Solidarité, lors des grèves d'août 1980, une divergence apparaît entre la pratique des luttes et l'engagement de négociations avec le gouvernement qui aboutiront à un accord dès la fin du mois. L'aggravation de la situation sociale en 1981 s'accompagne d'une opposition croissante au sein du syndicat entre ceux qui cherchent une meilleure gestion de l'économie, et ceux qui veulent assurer le contrôle des travailleurs sur l'ensemble de la société. Le 13 décembre 1981, l'état de guerre est proclamé ; une répression meurtrière s'abat sur le mouvement revendicatif. Solidarité, suspendue, sera déclarée illégale en octobre 1982. Dès juin 1982, indépendamment de la direction officielle de Solidarité, se crée une organisation clandestine - Solidarité combattante - hostile à la politique de consolidation de la société poursuivie par la direction du syndicat. Ce sont les positions, la vie, les aspirations de ce mouvement clandestin, qu'on trouvera dans ce livre à travers un ensemble de documents - communiqués, déclarations et articles de ses journaux - qu'il a lui-même produits.
A l'Est, les dissidents d'autrefois sont devenus les décideurs d'aujourd'hui et de demain. A l'Ouest, les intellectuels antitotalitaires ont mis au point une critique à géométrie variable : en concentrant leur tir sur le Tout-Etat et le bolchevisme, ils ont laissé le champ libre au Tout-Capital et enterré l'idée même de révolution sociale sous les ruines du marxisme-léninisme. Leurs mensonges réconfortants sur la démocratie réellement existante et les droits de l'homme se sont substitués au mensonge déconcertant du communisme prétendument réalisé. L'anticommunisme - non plus l'anti-soviétisme, ou l'anti-parti communiste, celui-ci étant en coma dépassé - a changé de sens : il n'est plus tourné vers l'ennemi extérieur, mais vers l'ennemi intérieur, ces dissidents du monde occidental qui n'ont jamais dissocié la critique du capital de celle de l'Etat.