Territoires et mobilisations contemporaines. Regards sur un phénomène planétaire
Guérin-Pace France ; Mesclier Evelyne
KARTHALA
20,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811115951
La mondialisation a profondément modifié la façon dont se posent les questions de contrôle et d'aménagement de l'espace, tout comme les relations des individus à leur cadre de vie. Le développement des technologies de l'information, l'ouverture économique libérale et l'accroissement de la circulation physique des biens, des capitaux et des personnes ont entraîné l'émergence d'une diversité d'acteurs qui prennent part à la construction des territoires, qu'il s'agisse d'environnement, de patrimoine, d'identité ou de production. L'Etat souverain est ainsi concurrencé par des interventions de plus en plus variées, sous l'influence des discours et des pratiques de citoyens, de collectivités ou d'entrepreneurs de toute nature et de toutes origines. Ce sont aussi les formes d'expression territoriale qui se sont diversifiées, donnant lieu à des territoires plus labiles, aux contours parfois imprécis, régis davantage par des logiques de réseaux que de contiguïté, fondés sur des mouvements spontanés, des projets portés par la société civile ou par des acteurs économiques puissants. Pour autant, cette diversification est-elle synonyme d'une démocratisation des sociétés ? Qui sont ces acteurs qui se mobilisent par et pour le territoire ? Quels sont leurs objectifs ? A quelles échelles agissent-ils et comment s'immiscent-ils dans des paysages institutionnels déjà construits ? Comment négocient-ils entre eux ? Comment les formes de mobilisation organisées autour d'une revendication territoriale s'articulent-elles avec des prises de position basées sur des solidarités sociales, économiques ou politiques ? Cet ouvrage est issu du 2e colloque du Collège international des sciences du territoire (CIST). De Longwy aux îles Tuvalu, des Cardamomes cambodgiennes aux Andes, de l'Afrique de l'Ouest à la Réunion, jusqu'aux bureaux des instances internationales, il donne matière à analyser les conflits, les ententes, les défis, les déceptions et les espoirs qui naissent de la relation croissante entre territoires et mobilisations contemporaines.
Nombre de pages
202
Date de parution
07/03/2016
Poids
340g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811115951
Auteur
Guérin-Pace France ; Mesclier Evelyne
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20160307
Nombre de pages
202,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le Paris du quotidien, beaucoup le connaissent pour y vivre. Celui de l'imaginaire collectif nous parvient par la littérature, les arts plastiques, le cinéma. Mais que savons-nous du Paris des chercheurs? Qu'observent-ils? Que trouvent-ils? Comment leurs recherches peuvent-elles nous aider à comprendre le Paris d'aujourd'hui et mieux préparer celui de demain? Dans cet ouvrage collectif, des chercheurs livrent le fruit de leurs récents travaux sur Paris; suscités par le programme de recherche de la fille de Paris. Les thèmes sont variés: les quartiers, la concertation, le commerce, la place des indépendants, l'architecture après la Seconde Guerre mondiale, la déconcentration, le logement ou encore la pollution et la surveillance de l'air. Ces regards croisés permettent d'appréhender les enjeux relatifs à l'avenir de Paris tant sur le plan sociologique, qu'économique, écologique ou architectural. Et pour rêver, puisque le sujet s'y prête, cet ouvrage est accompagné d'extraits littéraires ainsi que d'une iconographie sur Paris.
Faut-il croire ce que disent les chiffres ? Les Français sont-ils tous devenus des illettrés ? Selon une grande enquête internationale, parrainée par l'OCDE, 40 % des Français sauraient en effet à peine lire ! Ce chiffre, invraisemblable, a déclenché toutes sortes de discours alarmistes. Les enseignants, les parents, les immigrés ont tour à tour été accusés, sans que l'on s'interroge sur l'objectif de l'enquête : comparer les compétences en lecture des pays développés en soumettant des milliers de personnes aux mêmes tests. Mais qu'il s'agisse du " savoir lire " ou d'autres aptitudes individuelles, peut-on comparer des populations de langues ou de cultures différentes à partir de critères universels ? Personne ne cherche plus à mesurer l'intelligence pour améliorer la race humaine, comme le faisaient les eugénistes au début du XXe siècle. Mais aujourd'hui comme hier, les tests de QI ou d'aptitudes en tout genre ont pour but d'évaluer les individus et de les placer sur une même échelle de compétences. C'est cette volonté de mesurer et de classer à tout prix les groupes de population que l'on retrouve dans l'enquête sur l'illettrisme. A travers cet exemple, Alain Blum et France Guérin-Pace montrent comment la multiplication des statistiques comparatives sur des faits de société de plus en plus complexes nous conduit insidieusement vers " le meilleur des mondes ".
Depuis plusieurs décennies, les formes, les usages et les statuts de l'espace public se sont considérablement diversifiés. Néanmoins, chercheurs et observateurs de l'urbain peinent à appréhender ces évolutions en recourant à des grilles de lecture souvent normatives ou homogénéisantes. Ce livre propose un pas de côté par rapport aux lectures dominantes de l'espace public et montre que les approches spatialisées telles qu'elles se sont développées dans la recherche francophone, à l'interface de la géographie et d'autres sciences sociales, peuvent contribuer à saisir ce renouvellement. Il s'agit de réexplorer les espaces publics urbains en s'appuyant sur des questionnements, des terrains et des méthodes variés, qui se renforcent et s'éclairent mutuellement. Sans rechercher l'exhaustivité, ce livre pose ainsi de nombreux jalons pour renouveler les manières de définir, d'enquêter et d'analyser les espaces publics, en considérant ces derniers comme des points d'entrée pour étudier plus largement des processus socio-spatiaux.
Bacqué Marie-Hélène ; Guérin-Pace France ; Authier
A l'ère de la mondialisation, la ville contemporaine se reconfigure. Les rapports que les citadins entretiennent à l'espace et au monde social se transforment: les mobilités urbaines s'accélèrent; les relations sociales se développent en réseaux déterritorialisés. Pour autant, les formes d'ancrage local et les pratiques de proximité ont-elles disparu? Le quartier existe-t-il encore aujourd'hui? Quelles recompositions observe-t-on dans les rapports au quartier - et à la ville - des citadins? La notion de quartier reste-t-elle utile à la compréhension des phénomènes sociaux et urbains? Telles sont les questions traitées dans cet ouvrage qui interroge la construction de la notion de quartier dans les sciences sociales, son utilisation dans les politiques urbaines et sa consistance dans les pratiques des habitants et les identités citadines. Réunissant des contributions théoriques et des études empiriques réalisées dans différents contextes urbains, en France et à l'étranger, cet ouvrage constitue à la fois un outil de réflexion et un bilan critique des travaux sur le quartier, et sur les "effets de quartier".
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.