Cet ouvrage propose une approche sociale et culturelle de l'histoire de la sexualité dans l'Espagne des XIXe et XXe siècles autour de trois axes : la découverte du sexe ; la prostitution, un "mal nécessaire"? ; et érotisme et pornographie, un "enfer" espagnol. Le lecteur trouvera d'abord une approche des collections populaires d'éducation et de divulgation sexuelles ("le sexe dévoilé"), ainsi que du préservatif masculin, connu en Espagne dès la seconde moitié du XVIIIe siècle ("le sexe à protéger"). Cet itinéraire se poursuit par l'examen de la mise en place et du fonctionnement du système médical et policier visant la réglementation de la prostitution ("le sexe en vente"), puis par une analyse du bordel comme espace de sociabilité ("le sexe toléré"), pour déboucher sur la réception en Espagne de la "croisade" abolitionniste lancée par la protestante anglaise Josephine Butler ("le sexe dénoncé"). Sont ensuite abordés l'étude de la "mémoire" de la littérature érotique (pour l'essentiel française) enregistrée par les censeurs de l'Inquisition dans leurs derniers "Index de livres interdits" ("le sexe censuré"), une approche de la production érotique et pornographique en langue espagnole, clandestine ("le sexe exalté"), ou diffusée en kiosques de presse sous la forme de collections populaires bon marché ("le sexe à la portée de tous"), et quelques aperçus relatifs à l'érotisme graphique, liés notamment à la production pornographique d'Eusebi Planas ("le sexe en images"). L'ensemble s'achève par l'examen d'une polémique portant sur la sexualité dans l'Espagne des années trente du XXe siècle mettant aux prises un jeune hongrois pratiquement inconnu et résidant alors à Barcelone, Oliver Brachfeld, et le prestigieux médecin espagnol, écrivain et homme public de surcroît, Gregorio Maranon ("le sexe en débat").
Nombre de pages
478
Date de parution
21/02/2013
Poids
750g
Largeur
150mm
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EAN
9782753521742
Titre
Les Espagnols et le sexe. XIXe-XXe siècles
Auteur
Guereña Jean-Louis
Editeur
PU RENNES
Largeur
150
Poids
750
Date de parution
20130221
Nombre de pages
478,00 €
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Depuis déjà de nombreuses années, la sexualité est bel et bien devenue "objet d'histoire". Ce volume collectif se propose de dresser un bilan des recherches portant sur les sexualités occidentales du XVIII e siècle au XXIe, dans une démarche pluridisciplinaire et pluriculturelle, montrant ainsi toute la diversité des approches et des sources permettant de penser les sexualités dans l?Histoire en revisitant l'historiographie disponible et en avançant dans certaines directions encore peu fréquentées. Les perspectives actuelles de l?histoire sociale et culturelle, associées à celles de l'histoire des femmes et du Genre, irriguent l'entier du volume et montrent bien que les identités et les pratiques sexuelles sont des constructions sociales et culturelles. Les vingt-deux contributions qui composent ce volume sont ainsi organisées autour de quatre grands axes : "L'identité sexuelle en question : normes de la masculinité et de la féminité", "Les territoires des homosexualités et des amours interdits", "Le sexe par l'écrit et l'image : sexologie, érotisme et pornographie" et "Le sexe de l'autre : race et sexe". Si certaines périodes (la deuxième moitié du XIX e siècle et la première moitié du XXe) et territoires (l'Espagne et les Etats-Unis d'Amérique) sont privilégiés, diverses autres périodes et aires culturelles sont également abordées, notamment l'Allemagne, l'Argentine, la France et la Grande Bretagne, permettant ainsi une fructueuse étude comparative dans le temps et l'espace de diverses questions relatives aux sexualités.
La question de la censure, de ses modalités et de ses effets, semble inépuisable, et toutes les formes d'expression, que ce soit des textes (poésie, théâtre, roman, presse) ou des images (peinture, photographie, cinéma) sont susceptibles d'être à un moment ou à un autre les victimes de mesures censoriales plus ou moins sévères. Ce livre envisage les cas de l'Espagne, du Portugal et de divers pays d'Amérique Latine (Argentine et Uruguay) autour de trois thématiques : les pouvoirs et les censures de l'Ancien Régime au XXe siècle ; les dictatures face aux productions littéraires et cinématographiques : franquisme, salazarisme, dictatures latino-américaines ; langue et littérature : autocensures, oublis, manipulations. La question des stratégies à adopter face à la censure est au coeur de ce volume. Comment contourner la censure, s'y adapter et faire avec, comment pouvoir donc communiquer avec son public plus ou moins "librement"? Les pratiques peuvent être variées et dépendre des situations concrètes, qu'il s'agisse de déplacement physique, de choix d'une autre langue ou d'effacement de repères concrets pouvant permettre de remonter jusqu'aux imprimeurs et auteurs de publications dont le contenu "hétérodoxe" peut faire l'objet de répression, en passant par l'autocensure, le jeu du possible qui peut permettre de faire naître des espaces de transgression. Brutale, souvent arbitraire, aveugle et polymorphe, la censure et ses agents sont rarement intelligents. La ruse, et donc la métaphore ou l'ellipse, devient alors une pratique obligatoire pour tenter de tromper les censeurs.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.