Syncrétisme moral, politique et religieux, apparu vers 1830 à l initiative de Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, la doctrine qui porte son nom visait à améliorer les conditions de vie des ouvriers, à accroître le bien-être social du pauvre et à moderniser la situation de la médecine de l époque. Très vite, « le philosophe de la science, le législateur de l industrie, le prophète d une loi d amour » eut parmi les médecins des fidèles et des disciples. C est à cet engouement des scientifiques que s attache l essai du docteur Jean Guénel. Dans la lignée de la Révolution, les saint-simoniens proclament qu il faut achever de détruire l ancien régime, c est-à-dire l exploitation de l homme par l homme. Au travers des portraits des « pères » du mouvement, l auteur décrit les combats de ces médecins parfois utopiques, mais incontestablement engagés. Et il se penche sur les raisons de cet engouement, sur la fascination des saint-simoniens pour la médecine, mais surtout, en regard, sur ce qui a poussé certains médecins à adopter la doctrine. En effet, en ce début du xixe siècle, apparaissent chez les médecins des préocupations sociales nouvelles et la science du corps cesse d être le privilège des nantis. Essai sur le saint-simonisme et sur ses membres, l ouvrage du docteur Guénel est également une captivante fresque retraçant les grandes avancées de l histoire de la médecine et des préoccupations sociales au xixe siècle. Le docteur Jean Guénel est professeur honoraire de la faculté de médecine de Nantes. Membre de la Société française d histoire de la médecine, il se consacre à des travaux d historiographie dans ce domaine. Il a également publié La dernière guerre du pape: les zouaves pontificaux au secours du Saint-Siège (1860-1870) aux Presses universitaires de Rennes.
Nombre de pages
250
Date de parution
24/02/2009
Poids
340g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849340639
Titre
Les médecins dans l'aventure saint-simonienne
Auteur
Guénel Jean
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
150
Poids
340
Date de parution
20090224
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
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La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).