Cette anthologie éditée à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Tocqueville (1805-1859), nous invite à redécouvrir le cheminement de cet intellectuel visionnaire, fils de l'aristocratie européenne qui va saisir, dès ses débuts, les enjeux de la démocratie. Comment apprendre aux hommes à se gouverner eux-mêmes ? Si la démocratie ouvre résolument l'ère du doute, Tocqueville ne cesse de s'interroger sur des thèmes essentiels : accès à l'éducation, religion, décentralisation, exercice des responsabilités locales, colonisation... Lorsqu'il décrypte ce monde naissant à la démocratie, l'écrivain semble parfois parler du nôtre. Philosophe politique épris de liberté, sociologue de l'égalisation des conditions par la démocratie, pionnier de la comparaison méthodique entre pays, auteur et penseur engagé, c'est un Tocqueville pluriel qui apparaît au fil des diverses interprétations et des commentaires. Tocqueville et l'esprit de la démocratie rassemble une sélection des meilleures contributions parues dans The Tocqueville Review/La Revue Tocqueville. Depuis 25 ans, cette revue franco-américaine publie réflexions et analyses marquantes autour de l'?uvre de Tocqueville. Cet ouvrage bilingue réunit aussi bien les plus grands spécialistes français et internationaux que les jeunes chercheurs et intellectuels qui assurent aujourd'hui la relève.
Nombre de pages
531
Date de parution
24/03/2005
Poids
520g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724609639
Titre
Tocqueville et l'esprit de la démocratie
Auteur
Guellec Laurence
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
520
Date de parution
20050324
Nombre de pages
531,00 €
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Penseur libre et iconoclaste, Tocqueville (1805-1859) fut un ardent défenseur de la démocratie. Séduit par le modèle politique américain, il interrogea son temps sur l'avènement de la démocratie en France et en analysa les fondements. Il mit au devant de la scène le nouveau rôle, politique du citoyen. Car si en théorie, "tous les hommes naissent libres et égaux en droits", la citoyenneté et l'esprit égalitaire s'acquièrent, en réalité, au prix de combats inlassables. Bousculant les idées reçues sur la démocratie et la Révolution, Tocqueville montre que le passage de l'individu soumis à un régime féodal et absolutiste au citoyen responsable, libre et acteur de la vie démocratique, ne se fit pas par une rupture nette, franche. Pour n'être pas tout à fait en phase avec son époque, Tocqueville n'en était pas moins en avance sur son temps. Sa pensée, dans ce qu'elle conserve et inquiétude sur l'avenir des démocraties, demeure donc plus que jamais d'actualité.
Laurence GUELLEC est maître de conférences en littérature française à l'Université Paris Descartes, membre junior de l'Institut universitaire de France et chercheur dans l'équipe « Écritures de la modernité, littérature et sciences humaines ». http://www.ecritures-modernite.eu/?p=1482 Françoise HACHE-BISSETTE est maître de conférences habilitée en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Descartes et chercheur au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. h t tp://www. ch c s c. u v s q. f r/mme-hache- b i s s e t tefrancoise- 103827.kjsp?RH=1295347254226
Du XVIIe au XIXe siècle, le rôle de l'histoire est prééminent, grâce au statut qui fait d'elle, à l'égal de la tragédie, le genre noble par excellence, à valeur sinon édifiante, du moins instructive. Les historiens sont fortement conscients de cette fonction exemplaire, que la rhétorique doit pleinement servir. La vérité historique ne peut s'imposer dans toute sa force que si elle trouve une expression à sa mesure, une expression qui doit sonner juste. Dans cette perspective, faire entendre les voix " du passé, de la parole des grands acteurs au témoignage oral de plus humbles comparses, au sein du u récit historique, est un choix d'écriture qu'il faut interroger. Car s'il ne s'agit pas seulement pour l'historien d'orner son propos de formules mémorables, quelles sont ses visées ? Laisser place au témoignage censément authentique, apporter par la citation des preuves de vérité, ou théâtraliser les faits en mettant l'histoire en scène, s'affirmer comme écrivain, maître de tous les moyens techniques et littéraires de son art ? Les grands traités du XVIIe siècle sur l'histoire (La Mothe Le Vayer, Rapin), le genre des harangues, les biographies historiques, en vogue dès la fin de l'Ancien Régime, les histoires b de Saint-Simon, La Harpe, Balzac, Tocqueville ou Michelet illustrent diversement ces questions, qui rappellent aussi combien l'histoire avait alors à voir avec la littérature.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.