Ces dernières années, les survenues d'épidémies ont été suivies de la parution de nombreux ouvrages écrits par des érudits. Les narrations des épidémies sont alors racontées au reflet de la spécialité de chacun des savants. Mais que valent en matière de vérité les oeuvres des littéraires abordant les épidémies ? On sera enclin à penser que ces derniers sont plus animés par des désirs esthétiques que par la vérité factuelle. En fait, les recensions romanesques sont souvent plus authentiques que les textes d'historiens avérés. L'ouvrage propose des textes littéraires ou philosophiques traitant des épidémies en apportant une vérité tangible qui peut se joindre à la vérité des chroniqueurs scientifiques car la littérature ne nous éloigne pas du monde réel mais l'éclaire.
Nombre de pages
276
Date de parution
31/10/2016
Poids
332g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343104027
Titre
Les épidémies racontées par la littérature
Auteur
Gualde Norbert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
332
Date de parution
20161031
Nombre de pages
276,00 €
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Nous vivons dans l'Anthropocène que nous avons créé et dont la caractéristique principale tient au fait que l'espèce humaine est devenue une force d'échelle géologique dont les modifications écologiques sont en cause dans la survenue de l'épidémie/syndémie. Le terme syndémie désigne, lors d'épidémies ou des pandémies, des interpénétrations de faits biologiques, sociologiques et environnementaux se conjuguant en majorant les conséquences délétères de ces facteurs sur les populations concernées. L'épidémie/syndémie, épreuve collective, ne disparaitra jamais car le microbe ne fait pas à lui seul l'épidémie/syndémie, il a avec l'humain une complicité régulière. En somme, si dans leurs origines et leurs processus de diffusion, nous avions pu écrire « l'épidémie c'est l'Homme », la réflexion sur leurs conséquences incite à écrire, « l'épidémie/syndémie c'est l'Homme contre lui-même ».
Les épidémies sont un sujet d'actualité : le sida, le virus Ebola, la maladie de la vache folle et son pendant chez l'homme (maladie de Kreutzfeld-Jacob), le charbon et d'autres armes bactériologiques illustrent la pérennité de ces fléaux qui ont ravagé l'humanité et la menacent toujours. On a cru que l'on pouvait s'en débarrasser avec l'hygiène, les antibiotiques, les vaccins. Mais le mythe de l'éradication a fait long feu. Norbert Gualde propose ici une passionnante histoire des grandes épidémies et dresse la carte des microbes qui se partagent le monde. Pour nous aider à comprendre comment naissent et se propagent de tels fléaux, il met au jour les multiples facteurs qui conditionnent la transmission des maladies infectieuses. Si la virulence du germe et l'état des défenses de l'organisme sont au c'ur de la bataille qui se livre, ce sont des facteurs sociaux, écologiques et comportementaux qui décident en dernier ressort de l'importance des épidémies. L'auteur fait le point sur les interactions entre les hommes et les microbes. Il énumère les conséquences démographiques et socio-économiques des épidémies, et montre en quoi elles ont de tous temps imprégné l'Histoire, inspiré les discours religieux ou les productions artistiques. Le défi permanent qu'elles représentent pour l'homme est enfin et surtout à l'origine des grands progrès de la médecine.
En réponse à l'épidémie, la démorésilience représente, pour une communauté humaine, sa résistance antimicrobienne, émergence de la fédération des résistances de chacun des membres de la collectivité. La démorésilience est également un fait culturel et pose la question du vaccin ; elle n'est plus alors entendue comme résistance physiologique aux microbes, mais comme un principe qui suscite une réflexion et des mesures appropriées, en ce qu'il se manifeste à la suite d'un refus vaccinal de plus en plus fréquent.