La démocratie à l'épreuve. Une nouvelle approche de l'opinion des Français
Grunberg Gérard ; Mayer Nonna ; Sniderman Paul-M
SCIENCES PO
27,50 €
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EAN :9782724608755
Abstentions record, monte des partis anti-système, mouvements sociaux répétition, rejet des lites, les indices de mécontentement se multiplient en France. Annoncent-ils pour autant la faillite du politique, voire une crise de la démocratie ? Pour le savoir, cette enquête innove, en ajoutant aux questions classiques de sondage, des petites histoires, qui mettent en scène les valeurs démocratiques (liberté, justice, tolérance, etc). Autant d'expériences qui permettent de mieux comprendre ce que signifie la démocratie pour les personnes interrogées, tout en testant la solidité et la cohérence de leurs convictions. Elles mettent, au sens plein du terme, la démocratie l'preuve. Les résultats vont l'encontre des ides reçues. Ils montrent que, sur la démocratie, les citoyens ordinaires ont des opinions, stables et cohérentes, même s'ils n'ont pas fait d'études. Si la défiance l'égard des dirigeants est réelle et profonde, si l'action collective protestataire (manifester, descendre dans la rue) paraît de plus en plus légitime, s'il y a une revendication de démocratie directe, ce rejet l'égard de la politique politicienne ne remet pas en cause l'attachement aux valeurs démocratiques. Bref, les Français demandent plus de démocratie, ils la veulent plus sociale, plus forte, plus participative. Le problème est du coût de l'offre politique, de la capacité des partis et des lites s'ouvrir et se transformer.
Nombre de pages
350
Date de parution
27/03/2002
Poids
454g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782724608755
Titre
La démocratie à l'épreuve. Une nouvelle approche de l'opinion des Français
Auteur
Grunberg Gérard ; Mayer Nonna ; Sniderman Paul-M
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
454
Date de parution
20020327
Nombre de pages
350,00 €
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Elections après élections, la question européenne fait son chemin et s'émancipe même partiellement des vieilles oppositions entre droite et gauche qui scandent souvent la vie politique des quinze Etats de l'Union. Les citoyens dans leurs attitudes, les élites politiques dans leurs comportements montrent leur capacité à aborder l'Europe en dépassant les catégories qui servent encore à penser l'essentiel des enjeux politiques des sociétés nationales. Cependant, les médiations entre citoyens et élites politiques européennes restent défaillantes. La campagne électorale de 1999 vit, par exemple, l'enjeu européen disparaître derrière la guerre du Kosovo. Les partis européens ont du mal à devenir autre chose que de lâches attelages de partis nationaux. Au-delà des prismes nationaux apparaissent, en 1999, de véritables tendances politiques européennes : on assiste, au sein du duopole PPE-PSE, à un léger rééquilibrage à droite en faveur du premier ; le communisme européen continue son déclin, concurrencé fortement par une extrême gauche hétéroclite ; l'écologisme articulé sur les valeurs post-matérialistes et les nouvelles couches moyennes prospère ; l'ethno-régionalisme se développe en écho local à l'intégration européenne ; enfin l'extrême droite nationaliste s'essouffle. Au-delà des frontières nationales, ces divers tempéraments s'enracinent dans des terrains, des zones d'habitat et des bassins d'activités diversifiées dont une géographie électorale à l'échelle de l'ensemble des quinze pays de l'Union rend compte. Reste à cette Europe inscrite dans les têtes, générant des réflexes électoraux spécifiques, cherchant sa voie dans les agendas politiques et le système des forces, à renforcer sa légitimité en favorisant la construction d'un véritable espace public européen au sein duquel un lien fort au citoyen se tissera.
Depuis plus de deux siècles, la France est une république. Pourtant, notre histoire n’a cessé de voir ressurgir les hommes providentiels, s’autoproclamant « sauveurs de la nation » : Napoléon I et III, Pétain, de Gaulle, sans même parler du général Boulanger ; des hommes ambitieux, issus du monde militaire, persuadés d’être investis de la mission de guider la nation dans son histoire, capables d’en persuader les autres, et entretenant avec le peuple une relation directe par-delà les institutions représentatives. Dans La République et les sauveurs, Gérard Grunberg raconte l’histoire de ces hommes habités d’une ambition césarienne et explique comment leur figure s’est durablement installée dans notre culture politique comme dans la pratique de nos institutions. Emmanuel Macron s’inscrit-il dans cette tradition politique ? Sommes-nous sortis de l’ère des sauveurs ? Les actuels leaders populistes sont-ils de nouveaux césars ?
Quel homme politique fut Bonaparte ? Faut-il, comme Chateaubriand, souligner le "contraste entre ses actions prodigieuses et leurs misérables résultats" ? En spécialiste de l'histoire institutionnelle, Gérard Grunberg passe au crible les différentes réalisations de l'antilibéral absolu que fut Napoléon Bonaparte. Incapable d'établir un système d'institutions stables et légitimes, animé d'un esprit de conquête qui aboutit à un grave bouleversement de l'Europe dont la France ne tira aucun profit, l'homme qui voulait terminer la Révolution laissa la société française aussi divisée après son règne qu'avant sa prise du pouvoir. Les deux grands legs de Bonaparte, l'Etat central tentaculaire et l'amour de la gloire, ont longtemps retardé l'entrée de la France dans la modernité. Le réquisitoire éclairé d'un grand politologue.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.