Le vote des quinze. Les élections européennes du 13 juin 1999
Grunberg Gérard
SCIENCES PO
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EAN :9782724608151
Elections après élections, la question européenne fait son chemin et s'émancipe même partiellement des vieilles oppositions entre droite et gauche qui scandent souvent la vie politique des quinze Etats de l'Union. Les citoyens dans leurs attitudes, les élites politiques dans leurs comportements montrent leur capacité à aborder l'Europe en dépassant les catégories qui servent encore à penser l'essentiel des enjeux politiques des sociétés nationales. Cependant, les médiations entre citoyens et élites politiques européennes restent défaillantes. La campagne électorale de 1999 vit, par exemple, l'enjeu européen disparaître derrière la guerre du Kosovo. Les partis européens ont du mal à devenir autre chose que de lâches attelages de partis nationaux. Au-delà des prismes nationaux apparaissent, en 1999, de véritables tendances politiques européennes : on assiste, au sein du duopole PPE-PSE, à un léger rééquilibrage à droite en faveur du premier ; le communisme européen continue son déclin, concurrencé fortement par une extrême gauche hétéroclite ; l'écologisme articulé sur les valeurs post-matérialistes et les nouvelles couches moyennes prospère ; l'ethno-régionalisme se développe en écho local à l'intégration européenne ; enfin l'extrême droite nationaliste s'essouffle. Au-delà des frontières nationales, ces divers tempéraments s'enracinent dans des terrains, des zones d'habitat et des bassins d'activités diversifiées dont une géographie électorale à l'échelle de l'ensemble des quinze pays de l'Union rend compte. Reste à cette Europe inscrite dans les têtes, générant des réflexes électoraux spécifiques, cherchant sa voie dans les agendas politiques et le système des forces, à renforcer sa légitimité en favorisant la construction d'un véritable espace public européen au sein duquel un lien fort au citoyen se tissera.
Nombre de pages
400
Date de parution
07/09/2000
Poids
516g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724608151
Titre
Le vote des quinze. Les élections européennes du 13 juin 1999
Auteur
Grunberg Gérard
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
516
Date de parution
20000907
Nombre de pages
400,00 €
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Les partis socialistes constituent aujourd'hui la plus importante famille politique européenne. Existe-t-il pour autant un socialisme européen ? Les réponses sont sur ce point contradictoires. D'une part, en effet, les différents socialismes ont connu des évolutions convergentes vers une acceptation du libéralisme politique, puis de l'économie de marché, ainsi que la disparition progressive du parti ouvrier. Tous ont finalement rejeté le bolchevisme et assumé leur vocation gouvernementale. Mais, d'autre part, le grave échec de l'Internationale en 1914 a contribué au développement des expériences nationales. Aujourd'hui cependant, une européanisation du socialisme européen semble s'effectuer plus nettement. Construction européenne, économies sociales de marché, remises en cause du keynesianisme, rejet de la xénophobie et embourgeoisement des partis caractérisent cette homogénéisation. Mais le socialisme n'en parvient pas moins difficilement à penser l'Europe en dehors du schéma des Etats-nations. La faiblesse de sa pensée institutionnelle et sa peur de voir les classes populaires sanctionner une politique européenne ambitieuse en sont en partie la cause. Un débat de l'auteur avec Jean-Pierre Delalande et Pascal Perrineau termine cet essai sur les enjeux du socialisme européen. Gérard Grunberg est directeur de recherche au Cevipof (CNRS-FNSP) et professeur à l'IEP de Paris. II a publié récemment, en collaboration avec Alain Bergounioux, Le Long Remords du pouvoir. Le Parti socialiste français, 1905-1992 (Fayard, 1992) et L'Utopie à l'épreuve. Le socialisme européen au vingtième siècle (De Fallois, 1996).
Depuis plus de deux siècles, la France est une république. Pourtant, notre histoire n’a cessé de voir ressurgir les hommes providentiels, s’autoproclamant « sauveurs de la nation » : Napoléon I et III, Pétain, de Gaulle, sans même parler du général Boulanger ; des hommes ambitieux, issus du monde militaire, persuadés d’être investis de la mission de guider la nation dans son histoire, capables d’en persuader les autres, et entretenant avec le peuple une relation directe par-delà les institutions représentatives. Dans La République et les sauveurs, Gérard Grunberg raconte l’histoire de ces hommes habités d’une ambition césarienne et explique comment leur figure s’est durablement installée dans notre culture politique comme dans la pratique de nos institutions. Emmanuel Macron s’inscrit-il dans cette tradition politique ? Sommes-nous sortis de l’ère des sauveurs ? Les actuels leaders populistes sont-ils de nouveaux césars ?
Résumé : Quel homme politique fut Bonaparte ? Faut-il, comme Chateaubriand, souligner le "contraste entre ses actions prodigieuses et leurs misérables résultats" ? En spécialiste de l'histoire institutionnelle, Gérard Grunberg passe au crible les différentes réalisations de l'antilibéral absolu que fut Napoléon Bonaparte. Incapable d'établir un système d'institutions stables et légitimes, animé d'un esprit de conquête qui aboutit à un grave bouleversement de l'Europe dont la France ne tira aucun profit, l'homme qui voulait terminer la Révolution laissa la société française aussi divisée après son règne qu'avant sa prise du pouvoir. Les deux grands legs de Bonaparte, l'Etat central tentaculaire et l'amour de la gloire, ont longtemps retardé l'entrée de la France dans la modernité. Le réquisitoire éclairé d'un grand politologue.
Biographie de l'auteur Gérard Grunberg est directeur de recherches au CNRS (Cevipof) et directeur scientifique de Sciences Po. Il a coécrit avec Alain Bergounioux, L'Ambition et le remords, Le Parti socialiste français et le pouvoir, 1905-2005 (Fayard, 2005) et, avec Nonna Mayer et Paul Sniderman, La Démocratie à l'épreuve. Une nouvelle approche de l'opinion des Français (Presses de Sciences Po, 2002). Zaki Laïdi est chercheur au CERI et professeur à Sciences Po. Il est notamment l'auteur de La Grande Perturbation (Flammarion, 2004) et La Norme sans la force. L'Énigme de la puissance européenne (Presses de Sciences Po, 2005).
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
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Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.