La France vers le bipartisme ? La présidentialisation du PS et de l'UMP
Grunberg Gérard ; Haegel Florence
SCIENCES PO
12,50 €
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EAN :9782724610109
La personnalisation de la vie politique française est si visible qu'elle tend à reléguer les partis politiques en fond de décor. Et pourtant, ceux-ci jouent un rôle central et deux d'entre eux, le PS et l'UMP, sont parvenus en se transformant à dominer le système politique. Quelle est la solidité de cette domination et qu'elles en sont les entraves et les failles ? En quoi repose-t-elle sur la présidentialisation de ces partis ? Quelles pourraient-être les lignes d'évolution de ces organisations ? Cet essai fait le pari d'analyser conjointement les dynamiques à l'?uvre au PS et à l'UMP, dynamiques induites par la similarité des places qu'ils occupent dans le système politique, dynamiques propres à chacun de ces partis, d'ailleurs liés entre eux par une relation de mimétisme, dynamiques de leur offre politique qu'il s'agisse des candidats ou des programmes. Mais poser ces questions, c'est ouvrir le débat sur l'évolution - qui peut sembler paradoxale aujourd'hui - de la France vers le bipartisme. Un tel débat conduit plus largement à s'interroger sur les transformations en cours du système partisan, et les élections présidentielles et législatives de 2007 sont évidemment un moment crucial pour les comprendre.
Nombre de pages
122
Date de parution
29/03/2007
Poids
118g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782724610109
Titre
La France vers le bipartisme ? La présidentialisation du PS et de l'UMP
Auteur
Grunberg Gérard ; Haegel Florence
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
110
Poids
118
Date de parution
20070329
Nombre de pages
122,00 €
Disponibilité
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Elections après élections, la question européenne fait son chemin et s'émancipe même partiellement des vieilles oppositions entre droite et gauche qui scandent souvent la vie politique des quinze Etats de l'Union. Les citoyens dans leurs attitudes, les élites politiques dans leurs comportements montrent leur capacité à aborder l'Europe en dépassant les catégories qui servent encore à penser l'essentiel des enjeux politiques des sociétés nationales. Cependant, les médiations entre citoyens et élites politiques européennes restent défaillantes. La campagne électorale de 1999 vit, par exemple, l'enjeu européen disparaître derrière la guerre du Kosovo. Les partis européens ont du mal à devenir autre chose que de lâches attelages de partis nationaux. Au-delà des prismes nationaux apparaissent, en 1999, de véritables tendances politiques européennes : on assiste, au sein du duopole PPE-PSE, à un léger rééquilibrage à droite en faveur du premier ; le communisme européen continue son déclin, concurrencé fortement par une extrême gauche hétéroclite ; l'écologisme articulé sur les valeurs post-matérialistes et les nouvelles couches moyennes prospère ; l'ethno-régionalisme se développe en écho local à l'intégration européenne ; enfin l'extrême droite nationaliste s'essouffle. Au-delà des frontières nationales, ces divers tempéraments s'enracinent dans des terrains, des zones d'habitat et des bassins d'activités diversifiées dont une géographie électorale à l'échelle de l'ensemble des quinze pays de l'Union rend compte. Reste à cette Europe inscrite dans les têtes, générant des réflexes électoraux spécifiques, cherchant sa voie dans les agendas politiques et le système des forces, à renforcer sa légitimité en favorisant la construction d'un véritable espace public européen au sein duquel un lien fort au citoyen se tissera.
Depuis plus de deux siècles, la France est une république. Pourtant, notre histoire n’a cessé de voir ressurgir les hommes providentiels, s’autoproclamant « sauveurs de la nation » : Napoléon I et III, Pétain, de Gaulle, sans même parler du général Boulanger ; des hommes ambitieux, issus du monde militaire, persuadés d’être investis de la mission de guider la nation dans son histoire, capables d’en persuader les autres, et entretenant avec le peuple une relation directe par-delà les institutions représentatives. Dans La République et les sauveurs, Gérard Grunberg raconte l’histoire de ces hommes habités d’une ambition césarienne et explique comment leur figure s’est durablement installée dans notre culture politique comme dans la pratique de nos institutions. Emmanuel Macron s’inscrit-il dans cette tradition politique ? Sommes-nous sortis de l’ère des sauveurs ? Les actuels leaders populistes sont-ils de nouveaux césars ?
Quel homme politique fut Bonaparte ? Faut-il, comme Chateaubriand, souligner le "contraste entre ses actions prodigieuses et leurs misérables résultats" ? En spécialiste de l'histoire institutionnelle, Gérard Grunberg passe au crible les différentes réalisations de l'antilibéral absolu que fut Napoléon Bonaparte. Incapable d'établir un système d'institutions stables et légitimes, animé d'un esprit de conquête qui aboutit à un grave bouleversement de l'Europe dont la France ne tira aucun profit, l'homme qui voulait terminer la Révolution laissa la société française aussi divisée après son règne qu'avant sa prise du pouvoir. Les deux grands legs de Bonaparte, l'Etat central tentaculaire et l'amour de la gloire, ont longtemps retardé l'entrée de la France dans la modernité. Le réquisitoire éclairé d'un grand politologue.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.