Cet ouvrage développe en cinq livres — Méta-physique, Poïétique, Génétique, Analytique et Politique — une philosophie du devenir et de la morphogenèse qui fonde sur l'oeuvre et le temps, notre existence au monde. Depuis les origines de la pensée rationnelle et idéaliste en Grèce, on s'est efforcé de concevoir le monde en faisant abstraction des trois aspects qui fondent notre expérience du réel. Or ces conditions du devenir que sont l'autre, la matière et le temps se retrouvent conjuguées aussitôt que nous oeuvrons. C'est par l'oeuvre, en effet, que nous entrons dans l'histoire, c'est par l'oeuvre que nous entrons en relation avec les Autres, et c'est par la lutte et l'accord négocié dans la matière et le temps que nous réalisons seulement cette unité d'une libre multiplicité qui fait l'harmonie d'un monde. Penser l'oeuvre appelle à une philosophie du devenir et de la morphogénèse qui refuse toute séparation et toute domination de l'intelligible sur le sensible. Alors que l'individualité, la localité et la mortalité sont les limites du monde physique (voir la physique quantique), l'altérité, la matérialité et la temporalité sont à l'échelle du monde sensible les conditions de toute oeuvre réelle, physique, naturelle ou humaine. Cette nouvelle méta-physique affirme que toute forme a pour origine un mouvement. La perception esthétique sera alors la perception dans la forme du mouvement qui la détermine – un mouvement qui lui donne son sens, particulier et universel à la fois.
Date de parution
04/01/2013
Poids
199g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782951895324
Titre
L'OEUVRE ET LE TEMPS 1: LE MOUVEMENT ET LA FORME
Auteur
GRUET STEPHANE
Editeur
PICARD
Largeur
136
Poids
199
Date de parution
20130104
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Rien dans la nature n'est prémédité, elle ne connaît ni la géométrie ni les nombres, tout en elle est action immédiate, lutte imprévisible, mouvement éternel ; elle est une oeuvre sans projet. Au contraire les produits de notre industrie, dans la mesure où l'exécution y est entièrement subordonnée à un projet, tendent à n'être plus que des projets sans oeuvre. L'abstraction, la désincarnation ou déréalisation de nos productions industrielles, dont on a fait une esthétique, tiennent alors à ce qu'elles ont été conçues, grâce aux moyens modernes de conception, hors de la matière et des heures? : le projet fait alors l'économie de sa rencontre avec le monde, il n'est plus l'oeuvre d'une multiplicité dans le temps, il prend l'apparence d'une image sans présence au monde. "Nulle conception n'est oeuvre" disait Alain? ; l'art conceptuel qui tend comme l'industrie à subordonner toute réalisation à une idée formelle, réalise au terme de deux millénaires et demi la quête de l'idéalisme platonicien.
Seule l'oeuvre des hommes dans le temps dans la mesure où elle échappe au déterminisme scientifique et technique nous permet d'avoir foi en notre liberté, de continuer l'histoire et de changer le monde. Ainsi se rejoignent forme esthétique et forme politique, comme les deux faces d'une même réalité temporelle. Si donc des considérations à l'origine esthétiques (sensible) nous mènent au travers d'une réflexion méta-physique (I), poïétique (II), génétique (III), et analytique (IV), sur le chemin d'une véritable philosophie politique (V), c'est bien que les formes de l'art, de l'architecture et de la ville ne peuvent être pensées hors des sociétés dont elles sont les oeuvres, et que l'harmonie ou le chaos qu'elles expriment sont bien l'expression de l'harmonie ou du chaos de ces sociétés elles-mêmes.
Résumé : Architecte hors du commun, bâtisseur de villes, franc-tireur à la personnalité inclassable et pour certains paradoxale, Fernand Pouillon se revendiquait "maître d'oeuvre" attaché à la tradition, tout en révolutionnant les modes de production de l'habitat : de leur financement aux équipements domestiques, en passant par les bureaux d?études et les procédés constructifs. A la fois en avance et en retrait de son temps, il avait une hauteur de vue, un jugement sur les hommes et leurs oeuvres, une foi en sa mission et en la vision de son "oeuvre humaine", qui ne pouvaient être que l'apanage d'un insoumis, doué de l'orgueil des grands. De 1953 à 1957, Fernand Pouillon oeuvre avec acharnement à la réalisation de trois grandes cités à Alger : Dial-es-Saâda, Diar-el-Mahçoul et Climat de France.
Résumé : L'image de la maison, qu'elle soit celle de l'homme ou de la divinité, accompagne les grandes circonstances de la vie humaine la fondation, le lignage, la mort : en ce sens, bien plus que le simple reflet d'une architecture qui aurait existé, parfois introuvable, les maquettes condensent des sentiments et des concepts d'une société. La plupart des maquettes qui nous sont parvenues du monde antique proche-oriental sont faites de terre cuite et relèvent d'une production d'inspiration individuelle, populaire. Cet ouvrage constitue la première somme sur l'ensemble de ce matériel archéologique à la charnière de l'histoire de l'art, des techniques et des religions, objets apparemment d'importance mineure mais qui, de la construction aux mythes, révèlent des aspects très divers de ces sociétés anciennes des mondes orientaux.
Résumé : L'Afrique romaine doit son importance à son agriculture, à son artisanat actif, à ses villes, Carthage, Timgad, aux écrivains célèbres qu'elle a vu naître, Apulée, Tertullien, à la famille impériale des Sévères, à saint Augustin.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
Alexandre Cojannot est conservateur à la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, membre de la Commission nationale des monuments historiques et membre du comité scientifique pour le suivi de la restauration de l'hôtel Lambert