La réflexion sur l'éducation à l'altérité s'impose aujourd'hui avec force. Si nous avons, au siècle dernier, atteint l'horreur suprême avec la négation de l'autre et sa destruction systématique, décidée, organisée et assumée par un Etat, la conscience collective de l'humanité devrait aujourd'hui réagir immédiatement devant toute manifestation de haine et d'intolérance à l'égard de l'autre, qu'il s'agisse de l'autre ethnique, culturel, sexuel, générationnel, social, politique... La différence est rarement perçue comme source d'enrichissement. Au contraire, elle est souvent à l'origine de relégation et de violence. Des signes inquiétants d'intolérance, de racisme, de haine sont perçus quotidiennement dans nos sociétés dites démocratiques et respectueuses des différences. Les droits de l'homme y sont régulièrement bafoués. Les textes qui sont présentés dans cet ouvrage proposent une réflexion sur la façon dont l'école pourrait assumer l'éducation des enfants au respect de l'autre dans ses différences. De nombreuses questions relatives à la philosophie de l'altérité, mais aussi à la pédagogie de l'altérité, sont posées : Qui éduque à l'altérité ? L'école éduque-t-elle à l'altérité ? Y enseigne-t-on la prise en compte de l'autre, l'ouverture sur l'autre, le respect de l'autre ? Et si oui, comment ? Existe-t-il des curricula et des activités spécifiques pour permettre cet enseignement ? Ne devrait-on pas mettre en place cette éducation à l'altérité dès la maternelle ? Quelles sont les valeurs transmises à l'école et par l'école ? Quelle formation des enseignants et des acteurs éducatifs peut-on proposer ? Des relations sont établies entre l'éducation à l'altérité et l'éducation à la paix. Car c'est bien, en effet, là que se situe le véritable enjeu de l'éducation à l'altérité. Une éducation à l'altérité étudiée avec lucidité et honnêteté. Existe-t-il des différences inacceptables ? Pouvons-nous nous mettre d'accord sur une plate-forme de valeurs communes à tous ? Celles de la démocratie ? Celles qui figurent dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme ? On le voit, l'enjeu de cette entreprise est fort. La réflexion sur la philosophie et sur les principes d'une véritable éducation à l'altérité est absolument nécessaire. Cette éducation à l'altérité devra être mise en place dans nos écoles par des éducateurs responsables et compétents. Elle constitue un préalable important à la paix sociale et à la paix dans le monde.
Nombre de pages
240
Date de parution
01/11/2003
Poids
334g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747529365
Titre
Pour une éducation à l'altérité
ISBN
2747529363
Auteur
Groux Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
334
Date de parution
20031101
Nombre de pages
240,00 €
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Cet ouvrage est conçu pour aider les futurs chercheurs en éducation et leur permettre d'entrer sans difficulté dans leur recherche. Il réunit 20 spécialistes du domaine qui mobilisent leur expérience de directeur de master ou de thèse pour en faire bénéficier les étudiants. Ceux-ci pourront ainsi facilement mettre en place la problématique et le cadre théorique de leur recherche, choisir les outils méthodologiques adaptés et se référer à des exemples concrets.
L'éducation comparée est trop souvent perçue exclusivement comme l'analyse comparée des systèmes éducatifs, voire des politiques éducatives. Or, elle n'est pas que cela. Elle constitue un vaste champ au sein des sciences de l'éducation et elle représente l'avenir de l'éducation en ces temps de mondialisation. En effet, pouvons-nous continuer à penser plus longtemps notre système éducatif comme un élément hermétique aux influences extérieures, clos et replié sur lui-même ? Les comparaisons avec les autres institutions éducatives européennes, mais aussi mondiales, sont de plus en plus fréquentes, surtout lorsque nous sommes confrontés à un problème qui nous dépasse : Comment remédier à la violence à l'école ? Comment peut-on gérer l'hétérogénéité dans les classes ? Peut-on éviter le redoublement ... La rencontre avec une autre réalité éducative permet une décentration par rapport à sa propre réalité et en donne une vision plus objective. Les échanges éducatifs font partie intégrante de l'éducation comparée. La mobilité des élèves, des étudiants, des enseignants est fondamentale parce qu'elle permet l'éducation à l'altérité. Les articles qui sont présentés dans cet ouvrage sont tous représentatifs, des différents aspects de l'éducation comparée, telle que nous venons de la présenter : ils concernent les pratiques d'éducation comparée et en particulier les échanges éducatifs, les formations des enseignants à l'éducation comparée, les recherches comparatives en éducation et les aspects méthodologiques de la comparaison. La pluridisciplinarité du champ apparaît nettement puisque ces recherches concernent des disciplines variées, comme les sciences, l'histoire, la philosophie, les langues... C'est dire combien les pratiques et la recherche en éducation comparée sont diversifiées et porteuses d'espérances fortes en termes d'amélioration de notre réalité éducative mais aussi en termes d'ouverture à l'autre, d'acceptation de la diversité et de respect de la différence.
L'internalisation est en train de constituer une dimension ordinaire de notre vie quotidienne. Dans ces conditions, les échanges éducatifs deviennent une nécessité et il est urgent qu'ils soient davantage intégrés à l'institution car ils offrent aussi une des réponses aux difficultés que rencontrent les enseignants et les apprenants. Ne peuvent-ils pas, par exemple, aider les élèves en difficulté à (re)construire leur rapport au savoir et leur relation à l'altérité ? Pourquoi la compétence internationale resterait-elle l'apanage des élites ? Comment pourrait-on démocratiser les échanges ? Comment construire des échanges qui permettraient aux élèves de se réconcilier avec l'école et aux enseignants et responsables éducatifs d'envisager sa transformation ? Comment préparer et former les enseignants à l'international ? Le deuxième colloque de l'Association pour le Développement des Échanges et de la Comparaison en Éducation (ADECE), qui s'est tenu dans les locaux de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de Montpellier en mai 2000, a consacré ses travaux à cette problématique. Ensemble, chercheurs, enseignants, formateurs et administrateurs de systèmes éducatifs se sont efforcés de cerner les difficultés rencontrées et de souligner les réussites des échanges internationaux de l'école à l'université.
Groux Dominique ; Helmchen Jürgen ; Flitner Elisab
L'ouvrage pose le problème de l'efficacité des enquêtes internationales. Ces études, conduites avec des instruments communs réalisés à grands frais, sont-elles suffisamment exploitées et peuvent-elles fournir des moyens nouveaux pour améliorer les performances des systèmes éducatifs ? Le colloque organisé à l'université de Potsdam en 2005 étudie les cultures de l'évaluation et les objets évalués : compétences des élèves, établissements scolaires, dispositifs de formation... Il pose le problème des logiques fonctionnelles de différents systèmes éducatifs : organisation, sélection, reproduction, gestion des inégalités sociales. Quels sont les enjeux et l'impact de l'évaluation internationale sur les systèmes de formation ? Quelles sont les conditions de validité des enquêtes internationales ? Quelle est leur efficacité ? Les enfants de pays plurilingues peuvent-ils répondre de façon satisfaisante à l'enquête PISA de l'OCDE (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves : batterie de tests normalisés, proposés, tous les trois ans, à des élèves de quinze ans, dans les pays de l'OCDE) ? Comment interpréter les progrès des élèves polonais en 2000 et 2003 ? Par la création du collège, l'instauration de la carte scolaire ou bien par l'entraînement des élèves aux tests de PISA ? Telles sont les questions auxquelles les contributions rassemblées dans cet ouvrage tentent d'apporter des réponses.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...