
Côté chaire, côté rue
En sortant des sentiers battus de l'histoire des grands réformateurs, ce livre présente l'impact de la Réforme sur la vie quotidienne genevoise. Si la protestation de Martin Luther (1483-1536) contre les indulgences par ses 95 thèses en octobre 1517 n'a en effet pas eu de véritables répercussions sur Genève avant le début des années 1530, les idées luthériennes ont engendré une agitation religieuse qui n'est pas le fait de l'action individuelle d'un réformateur, mais qui émane d'une mobilisation collective. À travers vingt-deux courts chapitres assortis d'illustrations et de documents d'archive retranscrits et modernisés, on comprend comment les Genevoises et les Genevois se sont impliqués dans le processus de Réforme et la manière dont la conversion religieuse de la ville a affecté leur quotidien. Les archives se font l'écho de l'activisme, des résistances ou de l'adaptation des hommes, des femmes, comme des enfants et témoignent des changements qu'impose la pratique du nouveau culte, qui ont parfois donné lieu à des représentations mythifiées. L'ouvrage couvre l'ensemble du XVIe siècle, jusqu'aux premières commémorations de la Réforme qui interviennent en 1617.
| Nombre de pages | 180 |
|---|---|
| Date de parution | 07/06/2018 |
| Poids | 125g |
| Largeur | 122mm |
| EAN | 9782940431830 |
|---|---|
| Titre | Côté chaire, côté rue |
| Auteur | Grosse Christian |
| Editeur | LA BACONNIERE |
| Largeur | 122 |
| Poids | 125 |
| Date de parution | 20180607 |
| Nombre de pages | 180,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les fractures protestantes en Suisse romande au XIXe siècle
Grosse Christian ; Scholl Sarah ; Bastian Jean-PieCet ouvrage renouvelle nos connaissances historiques sur les causes et les effets de la formation des Églises libres ou indépendantes de Genève (1817, 1831, 1849), Vaud (1847-1966) et Neuchâtel (1874-1943), en portant sur ce processus un regard interdisciplinaire. L’objectif est de fournir les bases d’une histoire à la fois religieuse, sociale et politique des protestantismes romands au XIXe siècle, en traitant conjointement les questions institutionnelles et les dimensions culturelles, philosophiques et théologiques. Se saisir de cette manière des fractures religieuses intervenues dans le protestantisme romand dans le prolongement du mouvement du Réveil, permet de comprendre, à partir d’un contexte encore mal étudié, ce que la modernité fait à la religion, avec l’introduction des libertés individuelles et de la démocratie par exemple, et, à l’inverse, ce que la religion fait à la modernité.EpuiséVOIR PRODUIT24,10 € -

Face au risque
Burton-Jeangros Claudine ; Grosse Christian ; NoveCe volume collectif sur le risque inaugure la collection L'ÉQUINOXE. Ancré dans l'histoire pour mesurer les continuités et les ruptures, il illustre la manière dont les sciences humaines évaluent et mesurent les enjeux collectifs du risque sur les plans politiques, scientifiques, énergétiques, juridiques et éthiques. Puisse-t-il nourrir la réflexion sur la culture et la prévention du risque. Ses formes épidémiques, écologiques, sociales, terroristes et militaires nourrissent les peurs actuelles, structurent les projets sécuritaires et constituent - sans doute - les défis majeurs à notre modernité. Dans la foulée de la richesse scientifique d'Equinoxe, L'ÉQUINOXE hérite de son esprit en prenant à son tour le pari de contribuer - non sans risque - à enrichir en Suisse romande et ailleurs le champ éditorial des sciences humaines dont notre société a besoin pour forger ses repères. Après Face au risque suivra cet automne Du sens des Lumières. (MICHEL PORRET Professeur Ordinaire à la Faculté des Lettres de l'Université de Genève)Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER23,00 € -

Unité et diversité des Réformes. Du XVIe siècle à nos jours
Butticaz Simon ; Grosse ChristianEpuiséVOIR PRODUIT21,30 € -

Michel Foucault et les religions
Bert Jean-François ; Grosse Christian ; Cavagnis JFoucault nous a donné de multiples potentialités pour repenser certaines des questions classiques posées par l'histoire et les sciences des religions. Cet ouvrage fait état des nombreux excursus du philosophe vers les domaines de la spiritualité antique, de l'histoire du christianisme primitif, de l'ascétisme chrétien, ou encore de la question des marginalités religieuses. Il est l'occasion, surtout, de réfléchir sur quelques uns des "outils" mis en place par le philosophe et de montrer comment ceux-ci peuvent se révéler pertinents pour saisir les phénomènes religieux de notre modernité. Des phénomènes qui se comprennent à l'intérieur de problèmes historiques, politiques et sociaux, culturels. Seule manière, répète Foucault, de nous protéger contre les synthèses toutes faites et les découpages familiers, mais aussi d'ouvrir la réflexion à l'épreuve de la réalité et de l'actualité. Jean-François Bert est Maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Lausanne. Spécialiste de l'histoire des sciences humaines, il développe une nouvelle approche qui se veut attentive aux pratiques et aux techniques savantes. Il a codirigé le Cahier de l'Herne sur Foucault (2011), et a participé à l'édition, en Pléiade, des oeuvres du philosophe.EpuiséVOIR PRODUIT33,55 €
Du même éditeur
-

Chiens de plume. Du cynisme dans la littérature française du XXe siècle
Louette Jean-FrançoisLe canisme: une rêverie (de métamorphose) sur l'être-chien. Le Cynisme: une philosophie de la nature, et du courage de la vérité. Le cynisme: dessèchement amer, égoïsme glorieux de lui-même, incrédulité généralisée, nivellement universel des valeurs. Trois chemins, séparés ou se croisant, qu'ont explorés certains écrivains, en France, au XXe siècle: Michaux, Queneau, Bataille, Drieu la Rochelle, Nimier. C'est une famille d'esprits: celle des chiens de plume. Les suivant, à travers poèmes, pages romanesques, diatribes et satires, on verra comment leur pratique littéraire, à divers degrés, met en ?uvre et en question la philosophie de Diogène, ou la bassesse cynique. On entendra aussi comment, promoteurs de l'informe ou esthètes de la négligence, ils aboient rageusement contre l'Art. Surtout, on comprendra à quel point le cynisme, phénomène fascinant et désespérant, accuse les traits de notre modernité.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Ourod. Autopsie culturelle des monstres en Russie
Morard AnnickPremière étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER21,00 € -

François Bon, d?un monde en bascule
Bonnet GillesDepuis Sortie d'usine (1982), l'oeuvre de François Bon s'honore d'inscrire pour mémoire la disparition d'un monde, ne fût-elle visible qu'en l'infra-ordinaire. Cependant, de récits en biographies des Rolling Stones ou de Led Zeppelin, de pièces de théâtre en essais sur le numérique, cette oeuvre profuse se garde d'une vision passéiste qui se complairait dans le regret d'un temps perdu.Écrire la bascule signifie ainsi se laisser aspirer par le vide de l'ancien, au moment où le nouveau tente de l'investir, puis en bâtir une structure tuilée qui puisse supporter l'oeuvre et le monde appelé à y résonner. De la fin à la bascule, la nuance n'est pas que de lexique : écrire la bascule d'un monde, c'est maintenir le texte ouvert contre la tentation de la nostalgie, l'astreindre sans cesse à la véhémence jusqu'à l'incantation, rageuse parfois, de se savoir quête vive car vaine. Aussi la bascule dans l'oeuvre de François Bon a-t-elle à voir avec la légitimité illégitime de la littérature comme geste tendant à la maîtrise et à la déprise du monde ou du sujet.Ce n'est qu'en déséquilibre, entre fixé et effondré, que l'acte d'écrire prend sens. Seule une telle instabilité, source d'une constante invention de formes, dote l'écriture d'une densité neuve, tissée d'urgence, d'aléatoire et d'irrémédiable.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Inflorescence
Antonescu RalucaJura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 €
