Francesco Primaticcio (1504-1570), connu en France sous le nom de Primatice, a été, après une expérience heureuse à Mantoue auprès des Gonzague, le plus grand créateur de l'École de Fontainebleau. Mieux que Rosso Fiorentino ou que Nicolò dell'Abate, il donne un visage à ce fascinant moment de l'art français. Employé par quatre rois, de François 1er à Charles IX, il incarne tout à la fois l'aboutissement de la Renaissance française et la quintessence du maniérisme italien. A Fontainebleau, Primatice se fait l'interprète inspiré de Michel-Ange comme de Giulio Romano, de Corrège comme de Parmigianino. Il s'appuie sur eux dans sa quête du sublime, et les dépasse. L'histoire de son art est celle d'une beauté toujours habilement outrepassée. Son maître mot est le prestige. Le dessin, la peinture, la sculpture doivent fasciner. Ils sont mélange d'idéal, d'illusion, d'artifice, d'audace et de séduction. Ils sont faits pour animer le monde des dieux, sublimer le monde de la cour, porter les dames au pinacle, faire entrer les hommes dans la légende, frapper l'imagination du prince, captiver les courtisans, méduser les ambassadeurs, imposer l'admiration au profane et le respect à l'initié. Suivi et servi avec une intelligence remarquable par les plus grands artistes de son temps, qu'ils soient peintres, tel Nicolò dell'Abate, graveurs, tel Léon Davent, émailleur, tel Léonard Limosin, ou sculpteurs tel Germain Pilon, le dess(e)in de Primatice apparaît comme un moment de grâce avant la chute sanglante des derniers Valois.
Nombre de pages
527
Date de parution
10/09/2004
Poids
601g
Largeur
221mm
Plus d'informations
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EAN
9782711847723
Titre
Primatice. Maître de Fontainebleau
Auteur
GRIVEL MARIANNE
Editeur
RMN
Largeur
221
Poids
601
Date de parution
20040910
Nombre de pages
527,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Grivel Marianne ; Leproux Guy-Michel ; Nassieu Mau
Célèbre en son temps, qualifié d?"excellent peintre" par ses contemporains, Baptiste Pellerin n?a cependant connu qu?une gloire éphémère. Les historiens de la peinture du XVIIe siècle ayant déjà oublié son nom, une grande partie de son oeuvre dessiné fut attribuée au graveur Etienne Delaune, à qui il avait régulièrement fourni des modèles. Ce livre a pour objet de reconstituer sa carrière et de la replacer dans le milieu artistique parisien de la seconde moitié du XVIe siècle. À partir de 1549, il exécuta des travaux pour le Roi. Il participa aussi au décor de deux des plus beaux livres enluminés du règne de Henri II, les Heures Gouffier et les Heures de Montmorency. Il collabora à l?entrée de Charles IX dans la capitale en 1571, et jusqu?à sa mort, en 1575, travailla pour les commanditaires les plus divers, du simple artisan à l?entourage royal. Ce fut un artiste prolifique : parmi les pièces qui nous sont parvenues et dont on peut lui donner la conception, on trouve aussi des vitraux, des éléments d?armure, des jetons et médailles et de nombreuses gravures. De plus, quantité d?oeuvres disparues nous sont connues au stade du projet grâce à ses dessins, dans des domaines où seule une infime proportion de la production est conservée, comme la tapisserie, l?orfèvrerie et la joaillerie. Aucun autre peintre français de cette époque ne peut se prévaloir d?une telle influence sur l?art de la capitale à la Renaissance.
Première publication d'envergure consacrée aux collectionneurs d'estampes européens (XVIe-XIXe siècles), cet ouvrage réunit dix-huit contributions émanant des principaux historiens de la gravure français et internationaux, conservateurs de musées et de bibliothèques, universitaires, jeunes chercheurs et spécialistes confirmés. Alors que jusqu'à présent, seules les collections de tableaux, de dessins ou d'antiques ont principalement retenu l'attention et malgré des recherches récentes sur quelques figures de collectionneurs d'estampes, il manquait une étude d'ensemble approfondie tant sur les acteurs (marchands, "curieux d'estampes" , institutions...) que sur les processus à l'oeuvre dans les pratiques de collection. C'est l'ambition de cet ouvrage qui s'articule autour de trois sections. I. Acquérir. II. Inventorier, classer. III. Des délectations particulières. La première partie examine les pratiques d'acquisition de six collectionneurs privés français, flamands et allemands et d'une institution, le cabinet des estampes de la collection royale, nationale puis impériale (actuelle Bibliothèque nationale de France) entre 1750 et 1815. La deuxième section interroge les approches et les méthodes de quelques "curieux" , selon la terminologie employée, qu'ils soient magistrats, savants ou artistes. Enfin, la dernière partie s'intéresse à des objets de collection spécifiques : gravure de mode, portraits, oeuvre complet de certains artistes, etc.
Dans l'histoire de l'imprimé, l'image populaire tient une place à part. Elle a été, pendant plus de trois siècles, la première production en série à pénétrer profondément toutes les couches de la population dans l'ensemble des pays occidentaux. Paradoxalement, elle est aussi le type d'imprimé qui est souvent le plus mal connu des historiens et du grand public. Christophe Beauducel a dépassé les écueils sur lesquels butaient les précédentes recherches pour livrer une étude inédite du phénomène aux XVIIIe et XIXe siècles, en Bretagne. Il fait découvrir l'imagerie et dresse le catalogue des images conservées. Il analyse les thèmes et figures utilisées, et montre à quel point ces estampes, autrefois éditées à des dizaines de milliers d'exemplaires, sont aujourd'hui devenues rares et précieuses. Au-delà de cette étude artistique. l'ouvrage de Christophe Beauducel dresse le portrait d'une société, celle qui fabriquait, commercialisait et faisait usage de cet imprimé éminemment populaire. Il permet de découvrir un monde d'artisans. imprimeurs, cartiers. dominotiers et imagiers, qui a façonné cette histoire de l'image. Pour parfaire l'étude. il révèle la structure du commerce de l'estampe en Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles. mettant en avant le rôle prédominant des marchands colporteurs et. sédentaires d'origine normande. L'imagerie populaire en ressort restituée dans sa vraie nature, celle d'une production qui a façonné et durablement influencé les populations bretonnes, et dont les sujets, l'iconographie et le style sont autant de moyen de mieux cerner les goûts des Bretons pendant deux siècles.
La richesse du patrimoine religieux breton n'est plus à démontrer. Pourtant l'étude de la peinture religieuse bretonne aux XVIIe et XVIIIe siècles, négligée par les érudits en raison de sa pauvreté supposée, restait encore à découvrir. Maud Hamoury a mené une enquête approfondie sur le terrain et dans les fonds d'archives dont elle nous livre le résultat dans ce travail qui s'inscrit dans la lignée des grands travaux érudits du XIXe siècle, à commencer par ceux de Philippe de Chennevières. Elle propose ici la première synthèse de quelque ampleur sur le sujet et apporte à travers ce travail une importante contribution à l'histoire de la production picturale en province. L'ouvrage analyse les mécanismes de la commande, étudie les centres de production, l'environnement social et matériel des peintres, le statut et la formation, analyse le métier de peintre, le processus de création des oeuvres à travers l'étude des sources d'inspiration et en particulier la gravure et enfin s'attache à l'étude des oeuvres d'un point de vue quantitatif et qualitatif. L'étude s'accompagne d'un dictionnaire d'artistes et d'un catalogue des oeuvres conservées en Bretagne. Cette étude permet de démentir l'idée communément admise d'une Bretagne sans peintre et apporte la preuve que la production picturale est le reflet d'une large ouverture sur la culture artistique européenne.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.