L'imagerie populaire en Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles
Beauducel Christophe ; Grivel Marianne
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753508385
Dans l'histoire de l'imprimé, l'image populaire tient une place à part. Elle a été, pendant plus de trois siècles, la première production en série à pénétrer profondément toutes les couches de la population dans l'ensemble des pays occidentaux. Paradoxalement, elle est aussi le type d'imprimé qui est souvent le plus mal connu des historiens et du grand public. Christophe Beauducel a dépassé les écueils sur lesquels butaient les précédentes recherches pour livrer une étude inédite du phénomène aux XVIIIe et XIXe siècles, en Bretagne. Il fait découvrir l'imagerie et dresse le catalogue des images conservées. Il analyse les thèmes et figures utilisées, et montre à quel point ces estampes, autrefois éditées à des dizaines de milliers d'exemplaires, sont aujourd'hui devenues rares et précieuses. Au-delà de cette étude artistique. l'ouvrage de Christophe Beauducel dresse le portrait d'une société, celle qui fabriquait, commercialisait et faisait usage de cet imprimé éminemment populaire. Il permet de découvrir un monde d'artisans. imprimeurs, cartiers. dominotiers et imagiers, qui a façonné cette histoire de l'image. Pour parfaire l'étude. il révèle la structure du commerce de l'estampe en Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles. mettant en avant le rôle prédominant des marchands colporteurs et. sédentaires d'origine normande. L'imagerie populaire en ressort restituée dans sa vraie nature, celle d'une production qui a façonné et durablement influencé les populations bretonnes, et dont les sujets, l'iconographie et le style sont autant de moyen de mieux cerner les goûts des Bretons pendant deux siècles.
Nombre de pages
495
Date de parution
24/09/2009
Poids
1 345g
Largeur
174mm
Plus d'informations
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EAN
9782753508385
Titre
L'imagerie populaire en Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles
Auteur
Beauducel Christophe ; Grivel Marianne
Editeur
PU RENNES
Largeur
174
Poids
1345
Date de parution
20090924
Nombre de pages
495,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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