
Metavertigo. Vertiges de l'humain augmenté par ses vies antérieures
Comment se retrouve-t-on sous hypnose assistant du Bouddha au VIIe siècle avant J. -C. ou propulsé sur Mars en 2071 ? Pourquoi a-t-on imaginé en Inde que les embryons sont dotés d'une super-mémoire, qu'ils se souviennent de leurs " vies antérieures " et oublient tout à la naissance ? Quels processus étranges, excentriques et paradoxaux l'hypnose stimule-t-elle ? Au moment où les ingénieurs de l'immortalité vont chercher dans le bouddhisme des sources d'inspiration pour renouveler leur conception du corps, de l'esprit et des machines, ce livre écrit par un anthropologue, spécialiste de l'Inde, propose un tout autre chemin. Il entremêle une enquête généalogique sur les transhumanismes d'ici et d'ailleurs, les spéculations anciennes et modernes autour de la métempsycose, de la réincarnation et du sa ? sara, et un véritable dispositif d'expérience : en s'installant à l'intérieur du cabinet d'une psychothérapeute indienne qui pratique l'hypnose " régressive ", Emmanuel Grimaud interroge en temps réel les voyages mentaux pleins de péripéties de ses patients. Loin de vouloir nous convertir à la réincarnation, ce livre nous invite à observer les mécanismes de l'imagination profonde qui s'enclenchent au niveau de notre cerveau et de notre corps et décortique les visions obtenues comme autant de cinémas hypnotiques amateurs. Qu'advient-il de nos écrans intérieurs dans un contexte de délégation toujours plus poussée de nos facultés à des machines ?
| Nombre de pages | 320 |
|---|---|
| Date de parution | 04/01/2024 |
| Poids | 328g |
| Largeur | 137mm |
| EAN | 9782348080951 |
|---|---|
| Titre | Metavertigo. Vertiges de l'humain augmenté par ses vies antérieures |
| Auteur | Grimaud Emmanuel |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 137 |
| Poids | 328 |
| Date de parution | 20240104 |
| Nombre de pages | 320,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Dieu point zéro. Une anthropologie expérimentale
Grimaud EmmanuelRésumé : Un dieu peut-il s'incarner dans une machine ? Une machine fait-elle un bon piège à dieux ? Comment se préparer ici et maintenant à l'émergence de formes de divinités inconnues, à travers quel genre d'expérience-limite ? La métaphysique occidentale a progressivement soustrait le concept du divin au domaine de l'expérience, au point de le réserver à la pure spéculation. Les sciences humaines l'ont reconduit sur terre, mais au prix de n'étudier que les mécanismes de la croyance ou de la pratique religieuses. C'est par un tout autre biais que ce livre aborde ce problème, en plaidant pour un véritable tournant expérimental en anthropologie. Dans la tumultueuse ville de Mumbai, on suit les aventures métaphysiques d'une machine télé-opérée à l'apparence du dieu Ganesh, qui permet à n'importe qui d'incarner Dieu et d'avoir un dialogue avec un interlocuteur. Très vite, les incarnants affluent ainsi que les interlocuteurs prêts à tester la capacité de ce dispositif à faire un bon support de divinité. C'est alors que l'anthropologie rejoint la métaphysique, car quiconque se prête à ce jeu d'incarnation, soit comme incarnant soit comme interlocuteur, prend le risque au cours du dialogue de voir ses certitudes s'effondrer et de devoir tout reprendre à zéro : Dieu, l'humain, la technologie, la politique, la religion ou encore l'écologie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,00 € -

Bollywood Film Studio ou comment les films se font à Bombay
Grimaud EmmanuelRésumé : Cette enquête ethnographique reconstitue de manière aussi minutieuse que vivante le processus de création des films populaires hindi dans les studios de cinéma de Bombay. Alors que " Bollywood " est généralement perçu comme une machine à générer des produits stéréotypés, Emmanuel Grimaud y voit un réservoir unique de savoir-faire en renouvellement permanent. Au jour le jour, de la mise au point du scénario jusqu'à la projection, le lecteur suit l'élaboration d'un film et observe au plus près les relations qui se nouent autour des différents éléments entrant dans la composition de l'image (acteurs, accessoires, costumes, décors, sons). Cette aventure collective et incertaine n'est pas réductible à une transposition linéaire et mécanique : on dit d'ailleurs souvent qu'un film indien populaire se fait " sur le tas " ou bien qu'il n'est " pas fait mais toujours refait ". L'auteur s'interroge sur ce que recouvrent de telles expressions et montre comment, face à un public qui leur échappe, les producteurs se remettent en quête de la meilleure méthode de fabrication à chaque film, voire à chaque tournage. Aussi l'interrogation de départ " comment un film se fait " cache-t-elle en réalité toute une série de questions. Quelle forme prend à chaque étape le débat sur la méthode à suivre ? Comment s'effectue le passage du monde confiné de la story session à celui bouillonnant d'activité du plateau ? Comment les idées viennent-elles au scénariste, au chorégraphe ou au compositeur ? En quoi les studios de Bombay ont-ils généré leurs propres conventions en matière de mouvement, d'éclairage, de montage, de rapport entre la musique et l'image ? Enfin, comment saisir ce qui se joue entre l'écran et le spectateur ? Somme unique sur l'envers du décor d'une des industries du cinéma les plus prolifiques au monde, Bollywood Film Studio propose un regard anthropologique nouveau sur la pratique cinématographique en général, saisie dans ses différents moments, ses divers univers de relation.ÉPUISÉVOIR PRODUIT49,70 € -

Le sosie de Gandhi. Ou l'incroyable histoire de Ram Dayal Srivastava
Grimaud EmmanuelExtrait «L'écart est une opération.» Marcel Duchamp, Duchamp du signe Quand j'ai rencontré Ram Dayal Srivastava pour la première fois, il cherchait un magasin de photocopies dans un bazar de Bhopal. La raison de cette envie de se dupliquer sous forme papier, alors qu'il était lui-même le double de quelqu'un d'autre, apparaîtra dans ce livre. Outre les attributs de Gandhi bien connus qu'il avait fait siens (tunique blanche, lunettes rondes et bâton de bambou), ses traits physiques et ceux du Mahatma (littéralement «la grande âme») étaient remarquablement similaires. Intrigué par une telle ressemblance, j'ai décidé de suivre l'homme avec ma caméra. Expérience qu'on pourrait qualifier à la fois d'ethnographique et d'expérimentale, je voulais percer cette énigme et en même temps rendre compte de ma recherche en temps réel. J'allais faire mes premières armes avec une caméra, après avoir passé plus de deux ans dans les studios de Bombay à travailler comme assistant de réalisation. Je ne pensais pas qu'il y avait là un sujet ou que cela pourrait intéresser un jour un producteur. En réalité, c'est Ram Gandhi qui s'est joué de ma caméra, voulant, à travers moi, approcher les producteurs de Bombay. En attente d'un rôle de figuration dans un film, il souhaitait que je fasse sa promotion. Il manipula et orienta mon regard à sa guise. Mais ce Gandhi-là était en fait tout sauf un acteur et bouscula définitivement mes idées préconçues sur ce qui constitue une image.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,20 € -

Techniques & culture N° 67, 2017/1 : Low tech ? Wild tech !
Grimaud Emmanuel ; Tastevin Yann-Philippe ; VidalOn ne compte plus aujourd'hui les appels à repenser l'innovation. Il y aurait urgence écologique. Et certains n'hésitent pas à prédire la fin du monde à moins d'une rupture radicale de nos modèles de croissance. Alors que chaque nouvelle génération de téléphone ou d'ordinateur est célébrée comme si elle constituait un progrès décisif pour l'humanité, le low tech à l'inverse, cet ensemble hétérogène de techniques, de modes de composition alternatifs, définis tantôt négativement (pauvreté ou économie des moyens) tantôt positivement (faire beaucoup avec peu de choses, faire avec ce qu'on a, faire plus local et plus participatif, etc.), viendrait partout ébranler la toute puissance du high tech. Avec lui, ce ne sont pas seulement une autre lecture des techniques et d'autres façons de concevoir qui se donnent à voir, mais des populations entières d'hommes et de procédés, dont le rôle a bien souvent été sous-estimé, de l'Inde à l'Afrique en passant par l'Asie. L'objectif de ce numéro n'est pas de cataloguer les formes de résistance ou d'invention très diverses que recouvre l'étiquette de low tech, mais plutôt de poser les bases d'une cartographie alternative des modes d'assemblage à l'échelle planétaire, et de donner des outils pour mieux penser ces manières de fabriquer qui échappent à toute classification.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,00 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Introduction à la Communication NonViolente
Rosenberg Marshall B. ; Cesotti Annette ; SecretanEN STOCKCOMMANDER20,50 €
