Socrate est le premier des philosophes. Faisant du langage l'unique fondement de sa logique et de sa logique l'unique fondement de sa doctrine, il développe une nouvelle conception de la vertu, de la connaissance, de l'âme, et de sa destinée future. Mais en même temps, tous ses familiers en témoignent, Socrate était un sorcier. Comme le chaman dont Lévi-Strauss décrit l'efficacité symbolique, sa parole était guérisseuse. " Comme il nous a guéris ! " s'émerveille Phédon. Suivant pas à pas le développement de l'argumentation socratique, cet essai tente de répondre à trois questions. 1) De quel mal l'âme souffre-t-elle dont la philosophie puisse espérer la guérir ? 2) Comment la logique peut-elle cicatriser la blessure de la négativité et remédier à l'originaire mélancolie ? 3) Socrate croyait-il à la vérité de ce qu'il enseignait ? En ayant placé tous ses espoirs dans sa doctrine de la vérité, n'avait-il pas fait de cette doctrine qu'une logique de l'espérance ? Nietzsche accusait Socrate d'avoir inventé la logique comme un analgésique pour assoupir l'esprit tragique des Grecs. Mais en décrivant l'échec comme originaire et le malheur comme irrémédiable la dernière philosophie de Platon ne fait-elle pas de la tragédie l'expérience même de la pensée ? S'il était vrai que Socrate eût été quelque chaman, la philosophie pourrait-elle n'avoir été que la longue psychanalyse de l'Occident ...
Nombre de pages
123
Date de parution
01/09/2004
Poids
155g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782130542261
Titre
Socrate, le sorcier
Auteur
Grimaldi Nicolas
Editeur
PUF
Largeur
135
Poids
155
Date de parution
20040901
Nombre de pages
123,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si constant, si général, si banal qu'on ne s'en étonne même plus, un fait est pourtant remarquable. Quelque avenir que nous ayons imaginé, il ne se réalise jamais sans que nous en soyons secrètement déçus. Quelle est l'origine d'une aussi infinitésimale mais aussi universelle déception ? Pour l'élucider sont ici analysés le passage de l'imagination à la perception, du possible au réel, l'attente, le désir et le temps.
D'où vient que tous les régimes politiques prétendent rétablir ou défendre la liberté ? Pourquoi les diverses représentations que nous en formons sont-elles si contradictoires que nous ne puissions jouir d'aucune liberté sans nous sentir privés d'une autre ? Certains mathématiciens croient parfois avoir contribué à élucider un problème en démontrant qu'il ne peut y avoir de solution. De même, cet essai tente de montrer pourquoi la conception de la liberté se perd en d'insurmontables antinomies dès qu'on l'associe au temps, en la définissant comme pouvoir d'accomplir ce que l'on désire ou de faire ce que l'on veut. Le monde contemporain parle de liberté, mais peut-il y accéder ...
Toute croyance consiste à prendre une fiction pour une réalité, et par conséquent à nous persuader que pourrait être objet de notre perception ce qui n'est pourtant objet que de notre imagination. Une telle confusion ou une telle équivoque seraient-elles possibles si l'imaginaire ne constituait l'étoffe de notre perception, au point que percevoir n'est le plus souvent qu'une occasion d'imaginer ? Voilà pourquoi on ne saurait comprendre ni engagement, ni foi, ni piété, ni militantisme, ni terrorisme, sans avoir élucidé quelle part revient à notre imagination dans le sens que nous donnons à la réalité.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
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