Les éloges de Fontenelle. La création du discours sur la science
Grimaldi Claudio
L'HARMATTAN
17,00 €
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EAN :9782343198019
Bernard le Bovier de Fontenelle, connu sous le nom de Fontenelle, est nommé en 1699 secrétaire perpétuel de l'Académie royale des sciences. Il est chargé de la rédaction des Eloges des académiciens décédés pendant les quarante ans de son mandat. Gräce à cette tâche institutionnelle, Fontenelle devient historien et historiographe de l'institution à laquelle il appartient, en rénovant le genre de l'éloge pour raconter la valeur des pratiques scientifiques de son époque. De ce point de vue, Fontenelle mobilise une pratique courante de l'historiographie humaniste et la met au service des disciplines scientifiques selon des modalités et des formes renouvelées. C'est cette rénovation du genre de l'éloge funèbre laïque que cet ouvrage vise à analyser : les éloges se constituent comme un récit de l'activité savante du XVIIIe siècle, une biographie collective d'une communauté de scientifiques et un échantillon d'un sous-genre littéraire digne d'une analyse esthétique détaillée.
Nombre de pages
144
Date de parution
15/04/2020
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343198019
Titre
Les éloges de Fontenelle. La création du discours sur la science
Auteur
Grimaldi Claudio
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20200415
Nombre de pages
144,00 €
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Ce volume analyse le rapport étroit qui existe entre la structuration des connaissances et l'évolution terminologique et langagière dans la presse scientifique française, en tant que genre textuel, au cours des quarante premières années du XVIIIe siècle. L'auteur part de l'hypothèse que, pendant certaines périodes complexes de l'histoire des sciences, l'évolution de la langue et l'évolution des connaissances sont liées à un genre textuel novateur utilisé au sein de la communauté savante. Ces évolutions se réalisent notamment lorsque les domaines scientifiques sont impliqués au niveau linguistique dans une nécessité de systématisation du vocabulaire témoignant de l'adoption progressive de structures nouvelles de la pensée. Cet ouvrage reconstruit la naissance du genre de la presse scientifique périodique en France qui participe à plein titre à la construction des réseaux conceptuels des sciences modernes, ainsi qu'à leur stabilisation et à l'usage des terminologies scientifiques modernes. Le choix des domaines de la botanique et de la chimie repose sur leur reconnaissance en tant que sciences à part entière en dehors des finalités médicales et thérapeutiques auxquelles elles ont été longtemps confinées par les savants. Par conséquent, de nouveaux besoins de dénomination découlent du positionnement de ces champs disciplinaires au sein de la topologie des savoirs scientifiques.
Lorsque Descartes parvient à la fameuse certitude que " je pense, donc je suis ", quel est ce je qui découvre l'évidence de son être, dans l'instant même où il n'y a plus aucun être qu'il n'ait rendu douteux ? Fallait-il vraiment, comme l'en raille Gassendi, la mise en oeuvre d'un aussi grand appareil pour n'en arriver qu'à une aussi banale découverte ? Si, portant sur l'infinité des créatures, le doute manifeste par le fait l'exercice d'une volonté infinie, d'où vient que Descartes n'ait pourtant explicitement affirmé cette infinité dans aucune de ses oeuvres, mais seulement une fois dans une lettre de 1639 ? Pourquoi le Discours de la méthode constitue-t-il une sorte de césure dans le développement de l'entreprise cartésienne ? Pourquoi l'exposé d'une morale provisoire, qui ne sera d'ailleurs repris dans aucun autre ouvrage ultérieur, y vient-il interrompre celui de sa doctrine et le récit de ses découvertes ? Pourquoi Descartes ne donne-t-il plus ensuite qu'à la métaphysique un temps qu'il s'y était promis de consacrer tout à sa physique ? Comment est-il possible que l'homme lui paraisse capable de jouir " dès cette vie " de " la parfaite félicité ", et de ne devoir qu'à l'exercice de sa liberté une " béatitude naturelle "? Serait-ce que la générosité consiste dans l'expérience métaphysique de l'infinité même de notre liberté? C'est à ces questions que tentent de répondre les études ici réunies, qui toutes cherchent à élucider le statut de la liberté dans la métaphysique artésienne.
Dans cet essai d'épistémologie philosophique, Nicolas Grimaldi a voulu proposer une lecture originale de la philosophie de Descartes dont il s'attache avant tout à reconstituer la genèse. Cette méthode, propre à manifester la continuité d'une pensée, a néanmoins conduit l'auteur à en découvrir les points de rupture: la pensée de Descartes serait constituée selon trois ordres successifs, correspondant à des expériences différentes. L'ordre de la vérité marque tout d'abord un pur rapport à l'esprit, trouvant son modèle dans les mathématiques; mais Descartes, bientôt lassé des mathématiques qui n'ont pas de contenu extérieur à elles-mêmes, choisit de s'orienter vers l'ordre de l'utilité, qui vise à nous rendre "maîtres et possesseurs de la nature". Cette "technologie du réel" soumet cependant nos démarches à la vraisemblance, et non plus à la vérité, et une telle scission engage Descartes à découvrir alors un troisième ordre, celui de la béatitude: en découvrant en nous la ressemblance et la marque de Dieu, nous faisons l'expérience de l'infini. Cette tripartition a permis de réaménager l'oeuvre sous trois rubriques: méthode, sciences et morale, et de restaurer à la philosophie de Descartes son unité spéculative.
Si l'esprit est ce qui ne cesse de s'opposer à la nature au point d'éprouver spontanément son originaire et paradoxale affinité avec le surnaturel, d'où vient qu'il y ait de l'esprit dans la nature ? Par ailleurs, comment l'esprit peut-il être trascendant à la nature, alors que la nature est de part en part immanente à l'esprit ? Bref, quel est le statut de la négativité? Pour tenter de répondre à ces questions, ce livre développe une phénoménologie du désir et une ontologie du temps. En analysant cette fonction hypostasiante qui fait du platonisme une attitude spontanée de toute conscience, la présente étude en caractérise l'origine dans le langage, dont l'effet le plus remarquable lui paraît consister dans l'aptitude bien moins à désigner ce qui est qu'à faire être ce qu'il dit.