SIX ETUDES SUR LA VOLONTE ET LA LIBERTE CHEZ DESCARTES
GRIMALDI
VRIN
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EAN :9782711609673
Lorsque Descartes parvient à la fameuse certitude que " je pense, donc je suis ", quel est ce je qui découvre l'évidence de son être, dans l'instant même où il n'y a plus aucun être qu'il n'ait rendu douteux ? Fallait-il vraiment, comme l'en raille Gassendi, la mise en oeuvre d'un aussi grand appareil pour n'en arriver qu'à une aussi banale découverte ? Si, portant sur l'infinité des créatures, le doute manifeste par le fait l'exercice d'une volonté infinie, d'où vient que Descartes n'ait pourtant explicitement affirmé cette infinité dans aucune de ses oeuvres, mais seulement une fois dans une lettre de 1639 ? Pourquoi le Discours de la méthode constitue-t-il une sorte de césure dans le développement de l'entreprise cartésienne ? Pourquoi l'exposé d'une morale provisoire, qui ne sera d'ailleurs repris dans aucun autre ouvrage ultérieur, y vient-il interrompre celui de sa doctrine et le récit de ses découvertes ? Pourquoi Descartes ne donne-t-il plus ensuite qu'à la métaphysique un temps qu'il s'y était promis de consacrer tout à sa physique ? Comment est-il possible que l'homme lui paraisse capable de jouir " dès cette vie " de " la parfaite félicité ", et de ne devoir qu'à l'exercice de sa liberté une " béatitude naturelle "? Serait-ce que la générosité consiste dans l'expérience métaphysique de l'infinité même de notre liberté? C'est à ces questions que tentent de répondre les études ici réunies, qui toutes cherchent à élucider le statut de la liberté dans la métaphysique artésienne.
Date de parution
01/01/2001
Poids
255g
Largeur
204mm
Plus d'informations
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EAN
9782711609673
Titre
SIX ETUDES SUR LA VOLONTE ET LA LIBERTE CHEZ DESCARTES
ISBN
2711609677
Auteur
GRIMALDI
Editeur
VRIN
Largeur
204
Poids
255
Date de parution
20010101
Nombre de pages
0,00 €
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Dans cet essai d'épistémologie philosophique, Nicolas Grimaldi a voulu proposer une lecture originale de la philosophie de Descartes dont il s'attache avant tout à reconstituer la genèse. Cette méthode, propre à manifester la continuité d'une pensée, a néanmoins conduit l'auteur à en découvrir les points de rupture: la pensée de Descartes serait constituée selon trois ordres successifs, correspondant à des expériences différentes. L'ordre de la vérité marque tout d'abord un pur rapport à l'esprit, trouvant son modèle dans les mathématiques; mais Descartes, bientôt lassé des mathématiques qui n'ont pas de contenu extérieur à elles-mêmes, choisit de s'orienter vers l'ordre de l'utilité, qui vise à nous rendre "maîtres et possesseurs de la nature". Cette "technologie du réel" soumet cependant nos démarches à la vraisemblance, et non plus à la vérité, et une telle scission engage Descartes à découvrir alors un troisième ordre, celui de la béatitude: en découvrant en nous la ressemblance et la marque de Dieu, nous faisons l'expérience de l'infini. Cette tripartition a permis de réaménager l'oeuvre sous trois rubriques: méthode, sciences et morale, et de restaurer à la philosophie de Descartes son unité spéculative.
Résumé : Si l'esprit est ce qui ne cesse de s'opposer à la nature au point d'éprouver spontanément son originaire et paradoxale affinité avec le surnaturel, d'où vient qu'il y ait de l'esprit dans la nature ? Par ailleurs, comment l'esprit peut-il être trascendant à la nature, alors que la nature est de part en part immanente à l'esprit ? Bref, quel est le statut de la négativité? Pour tenter de répondre à ces questions, ce livre développe une phénoménologie du désir et une ontologie du temps. En analysant cette fonction hypostasiante qui fait du platonisme une attitude spontanée de toute conscience, la présente étude en caractérise l'origine dans le langage, dont l'effet le plus remarquable lui paraît consister dans l'aptitude bien moins à désigner ce qui est qu'à faire être ce qu'il dit.
Résumé : Dieu, le temps, la liberté : trois manières de poser le problème des rapports du fini et de l'infini. Comment un être fini peut-il être tellement hanté par l'idée de l'infini, qu'elle soit la plus originaire et l'horizon de toutes ses pensées ? Si Dieu a tout créé sans ordre ni raison, l'infinité de sa puissance n'est-elle pas son unique perfection ? Comment une créature finie peut-elle désirer acquérir les perfections infinies qu'elle conçoit en Dieu sans s'assigner ainsi une tâche infinie ? Pour déduire l'infinité des vérités créées du petit nombre d'idées et d'axiomes qui sont innés à son entendement, ne lui faudrait-il pas un temps infini ? Mais, faute d'en disposer jamais, peut-elle s'éprouver assignée à une tâche infinie sans éprouver ce mauvais infini comme l'échec d'un perpétuel inachèvement ? En confrontant les analyses de Descartes à celles de Malebranche et de Leibniz, c'est à ces problèmes que les six études ici réunies tentent d'apporter quelque lumière.
Empreint de sensibilité et d'humour ! Partagez un roadtrip qui renforcera les liens, la connaissance de soi d'une mère et de ses deux jeunes filles. Irrésistiblement touchant ! Amélie
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.