Grigorescu Dan Er ; Dan Calin ; Haulica Dan ; Jone
XAVIER BARRAL
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EAN :9782365112543
L'ouvrage Brancusi ou l'anonymat du génie paraît pour la première fois en 1967 aux éditions Méridiane, à Bucarest. Hommage à l'oeuvre du sculpteur roumain, il présente plus d'une centaine de photographies réalisées par Dan Er Grigorescu, photographe fasciné par l'art de ce maître de la modernité. Reprenant le format album de la première édition, le présent ouvrage a puisé dans les archives exceptionnelles de Dan Er Grigorescu, qui durant trois décennies, entre 1964 et 1967, photographia les célèbres sculptures de Brancusi dans son atelier ainsi que celles de l'ensemble monumental de Târgu Jiu, petite ville du centre-ouest de la Roumanie. La vision très graphique de l'espace, les jeux d'ombre et de lumière, la plongée dans la matière et la sobriété des images de Grigorescu restituent l'abstraction plastique des sculptures de Brancusi. Fasciné par les arts traditionnels roumains, le sculpteur conjugue éléments vernaculaires et motifs modernes. Ainsi, le motif du rhombe (losange en volume) présent dans l'art populaire roumain comme ornement architectural prend toute son ampleur dans la Colonne sans fin , l'une des trois pièces de l'ensemble de Târgu Jiu, avec la Porte du baiser et la Table du silence . Réalisées entre 1937 et 1938, ces oeuvres, disposées sur un axe de près d'un kilomètre de long, composent un ensemble exceptionnel, toujours conservé aujourd'hui, et témoignent de l'importance de la fusion entre l'art et la nature chez Brancusi. L'atelier était perçu par l'artiste comme " un tout organique autonome " : le site de Târgu Jiu concrétise cette vision architecturale et organique de la sculpture. Avec ses prises de vue en série, ses images saisissant sous des lumières et des angles différents des oeuvres désormais iconiques du XXe siècle, cet album offre un nouveau regard sur l'artiste.
Depuis toujours, Martin Parr a l'habitude de ramener de chacun de ses nombreux voyages à travers le monde un souvenir bien particulier : un autoportrait. De photographies numériques manipulées à outrance aux clichés de studio sur fond exotique, on retrouve l'humour et l'ironie propre à l'artiste. Qu'ils soient réalisés par un photographe professionnel, un amateur local, ou encore par un photomaton, ces portraits, plus kitschs les uns que les autres, ne cessent de nous surprendre. Cette galerie de portraits s'amuse de l'imagerie populaire des vacances et on y retrouve avec délice le goût bien connu de Martin Parr pour la mise en scène et l'autodérision. Ce petit livre fantaisiste a été conçu comme un de ces objets ludiques et universels qu'affectionne tant Martin Parr.
Pérez Jean-Luc ; Scoffier Richard ; Bégout Bruce ;
L'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur " Depuis leur création au XIXe siècle, les Expositions universelles constituent de véritables vitrines technologiques, industrielles et artistiques. Célébrations internationales de l'idée de progrès, elles offrent aussi de nouvelles visions de la société. Poursuivant cette longue perspective, l'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur ". La France se propose de relever ce défi avec un projet dédié à la lumière. Confié à l'architecte Jean-Luc Pérez, pour qui " la géographie commande ", le pavillon français, intitulé " la lumière, les Lumières ", aura la particularité d'être éclairé jour et nuit. Entièrement recouvert de tuiles photovoltaïques à l'extérieur et prolongé d'un vaste parvis surmonté d'un auvent, qui protégera les visiteurs du soleil, le bâtiment apparaît comme un grand baldaquin qui se dématérialise par la lumière, réalisant ainsi une incroyable fusion entre matière et lumière. Autre spécificité, le pavillon français s'inscrit dans une démarche de développement durable : sa peau métallique, avec ses tuiles photovoltaïques constellée de leds, est l'une des prouesses techniques qui le dotera d'une autonomie énergétique et le rendra ainsi plus vertueux. Témoignage d'un nouvel engagement pour la construction de demain, mais aussi vitrine d'attractivité économique et touristique, le Pavillon France est entièrement démontable et réutilisable. En plaçant l'immatériel de la lumière et son engagement pour le développement durable au centre d'un nouveau projet de vie, le Pavillon France se distingue par son enthousiasme pour l'avenir et pour une énergie propre et maîtrisée ; il s'inscrit déjà dans l'histoire des grands pavillons des Expositions universelles.
L'imaginaire de la forêt, les mystères du monde végétal, le monde obscur et secret des grottes imprègnent toute l'oeuvre plasticienne d'Eva Jospin. Ses paysages fictifs composés d'arbres, de détails de branches et de lianes, de roches aux douces aspérités, composent des architectures fictives et immersives. Passant d'un médium à un autre, l'artiste esquisse une nature troglodytique aux formes minérales et végétales qui se déploie telle une chimère. Dessins, petites maquettes en plâtre ou en carton ondulé - l'un de ses matériaux de prédilection -, sculptures en bronze aux surfaces plus ou moins rugueuses évoquant le bois, mais aussi immenses installations en cartons brut donnent à voir un univers organique qui obéit à ses propres lois : un monde silencieux semble s'animer sous nos yeux émerveillés. Les thèmes de l'érosion et de la ruine sont des motifs récurrents de l'artiste et témoignent de sa conception d'une nature souveraine. L'univers sombre et enchanté des bois, des sources et des grottes, recréés dans une matérialité et une échelle irréelles, permet de réinventer le concept d'oeuvre d'art, celle-ci se fait métamorphose, migrant d'un support à un autre (papier, bois, métal, croquis ou fonte). Les sous-bois d'Eva Jospin nous invitent à un voyage immersif à travers les différents registres formels qu'elle expérimente, afin de favoriser un regard enchanté sur la nature. Les notions d'artifice, de monde illusoire mais aussi un certain regard ludique plongent le spectateur dans un univers fragile et merveilleux.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production.Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019.Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingueSylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC
La Vallée des Saints, l'Île de Pâques bretonne, est devenue la destination incontournable en Bretagne. De grandes statues en granit de 2,5 m de hauteur environ peuplent la colline de Quenequillec, dans les Côtes-d'Armor, et attirent chaque année 200 000 visiteurs. - Un ouvrage qui donne la parole à Philippe Abjean, fondateur de la Vallée des Saints, aux sculpteurs... - Des clés pour mieux comprendre le projet, son lien avec l'histoire de la Bretagne. - Des encadrés thématiques sur le travail du granit, sur les choix des saints représentés, sur les mécènes, sur les projets des prochaines années... - De très nombreuses photos et documents anciens qui donnent envie de découvrir un site incroyable.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.
Andral Jean-Louis ; Costa Valérie ; Hoekstra Feico
Catalogue officiel d’exposition Germaine Richier, La Magicienne au musée Picasso d’Antibes, du 6 octobre 2019 au 26 janvier 2020, puis au musée Beelden aan Zee de La Haye à partir mars 2020.Depuis la rétrospective Germaine Richier qui s'est tenue à la Fondation Maeght en 1996, aucune autre en France n'a été consacré à cette grande sculpteure. L'exposition entend donner une nouvelle lecture de sa création et de mettre en lumière son oeuvre gravé et dessiné - aspect moins connu du travail de l'artiste - dans son rapport avec la sculpture. Plus de 80 œuvres sur papier, dessins et gravures de cette artiste ainsi qu’un ensemble de sculptures seront exposées, en collaboration avec la famille de l’artiste.Germaine Richier (1902-1959) effectue ses études à l’Ecole des beaux-arts de Montpellier, dans l’atelier d’un ancien praticien de Rodin, puis à Paris où elle devient l’élève d’Antoine Bourdelle. Son oeuvre est marquée par un contraste entre les premières sculptures, à l’aspect lisse, et celles qui résultent du traumatisme de la guerre, nous mettant face à la destruction du monde - humain, animal et végétal. En 1950, sa sculpture, très contestée, le "Christ crucifié", est mise en place dans l’église du Plateau d’Assy. En 1956, une grande rétrospective lui est consacrée au Musée National d’Art Moderne de Paris.
L'histoire de Vincenzo Gemito (1852-1929) est celle d'un enfant trouvé, élevé dans les rues de Naples, qui va devenir l'un des plus grands sculpteurs de son temps, célébré dans sa ville natale puis dans le reste de l'Italie et en Europe. A vingt-cinq ans, installé à Paris, il fait sensation au Salon puis l'année suivante à l'Exposition universelle de 1878. Tour à tour décrié et adulé par la critique, il introduit le réalisme dans la sculpture italienne. Revenu à Naples, il continue son oeuvre inclassable, notamment de dessinateur, malgré des crises de folie qui l'éloignent progressivement de la scène artistique sans que son nom soit pour autant oublié. Après des décennies de réclusion volontaire, il effectue d'ailleurs un spectaculaire retour à la sculpture dans un registre plus inspiré de l'Antiquité. C'est à la redécouverte de son immense talent de sculpteur et de dessinateur que cet ouvrage invite, à l'occasion de l'exposition proposée par le Petit Palais en partenariat avec le musée de Capodimonte à Naples.