Tagveti est le village où Natela Grigalashvili a vécu la plus grande partie de son enfance avec ses parents et son frère. Ce village est à l'origine de deux séries photographiques : l'une dédiée à sa mère, l'autre souligne l'attachement à ce territoire où elle a grandi. Avec le temps, les frontières entre ces deux séries disparaîtront et nous laissent aujourd'hui dans un seul et même espace : celui de sa vie, de son passé, de sa mémoire et de celle des villageois. A la fin de sa scolarité, Natela part pour Tbilissi faire ses études supérieures avec le rêve de devenir réalisatrice. Malgré l'aide de sa famille et une bourse du gouvernement, elle doit rapidement trouver un travail pour financer ses études. D'abord décoratrice de théâtre, elle commence à travailler pour l'un des premiers journaux privés en tant que photographe. C'est ce métier qu'elle privilégie car il lui assure rapidement une indépendance financière - primordiale à ce moment de l'histoire particulièrement difficile pour les ex-républiques soviétiques - et répond davantage à ses attentes artistiques. Elle devient alors la première femme photojournaliste de Géorgie.
Nombre de pages
136
Date de parution
05/11/2024
Poids
642g
Largeur
176mm
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EAN
9782919436729
Titre
Tagveti. Un village en Géorgie, Edition bilingue français-anglais
Apparus il y a trois siècles en Russie, les Doukhobors formaient une communauté pacifiste qui rejetait la liturgie de l'Église et s'opposait à tout gouvernement civil. Leur histoire a ainsi été faite de persécutions, de privations de liberté et de déportations. Malgré les conditions difficiles qui leur furent imposées, ils restèrent fidèles à leurs convictions : exilés de Crimée en Géorgie, ils fondèrent plusieurs villages dans la région de Jakhaveti. Mais pour fuir les représailles, une partie importante de la communauté choisit de partir pour le Canada au début du 20ème siècle, soutenue par Tolstoï et ses partisans.
Clapotis de vagues, des rivières asséchées et des terres à perte de vue. De l'eau partout mais pas une goutte d'eau potable. Chaque famille a besoin de 6 cruches d'eau par jour pour survivre et doit parcourir 11 kilomètres pour en obtenir, bravant la boue pendant la saison des pluies et le froid glacial de l'hiver. Dans les 17 sous régions du sud-ouest du Bangladesh, le flux d'eau a été détruit par le " développement ". L'eau salée a remplacé l'eau douce, devenue inexistante. L'élevage de crevettes a asphyxié toute agriculture côtière. Terres, oiseaux, poissons, insectes, tout a été réduit en cendres par la tyrannie de l'eau saumâtre. ...Dans les années 80, l'eau a été contenue afin de permettre l'élevage de crevettes à une échelle industrielle. En 1994, un ordre gouvernemental et arbitraire, a permis l'autorisation de l'élevage de crevettes sur les côtes. Les paysans furent alors délogés de leurs terres devenant ainsi des réfugiés contraints au travail forcé. Hommes et femmes avaient autrefois de nombreuses activités dans les eaux marécageuses. Maintenant, peu de personnes sont requises pour l'élevage de crevettes... ...Près de six millions d'habitants sont touchés par le désastre causé par le manque d'eau potable. Pourtant, des magasins vendent de l'eau en bouteille et des sodas comme le Coca-Cola et le Pepsi. Il semble qu'il n'y ait pas d'eau potable à usage public à part celle que l'on trouve en bouteilles manufacturées par les grosses entreprises comme Vivendi, Thames, Ondeo, Pepsico, Kona nigari et tant d'autres. En dépit des projets incessants de dons et de financement pour l'eau potable par la World Bank et l'Asian Development Bank, les revendications de la population locale dans ses projets colossaux sont le plus souvent ignorées.
Patras est un lieu de transit. Cette ville portuaire à l'ouest de la Grèce concentre de nombreux migrants venus d'Afghanistan, d'Irak, d'Iran, d'Erythrée, de Somalie, du Soudan, d'Algérie et du Maroc. Ils guettent le moment adéquat pour se cacher dans un camion afin de monter à bord d'un bateau pour l'Italie. Déterminés, mais confrontés à la peur d'être rattrapés, ils attendent des mois voire des années pour passer cette étape de leur voyage clandestin, tout en sachant que d'autres barrières les attendent sur la route d'une Europe rêvée, « Europa inch'Allah ».