Patras est un lieu de transit. Cette ville portuaire à l'ouest de la Grèce, concentre de nombreux migrants, venus d'Afghanistan, d'Irak, d'Iran, d'Érythrée, de Somalie, du Soudan, de l'Algérie et du Maroc. Ils guettent le moment adéquat pour se cacher dans un camion afin de monter à bord d'un bateau pour l'Italie. Déterminés, mais confrontés à la peur d'être attrapés, ils attendent des mois, voire des années, pour passer cette étape de leur voyage clandestin. Tout en sachant que d'autres barrières les attendent sur la route d'une Europe rêvée, « Europa inch'Allah ». Avant d'appuyer sur le déclencheur il y a un long moment d'échange. Je tente de ne pas faire des images « d'eux » mais des images «avec eux » prises dans un processus de partage. Ma place ici est à la fois derrière et devant l'objectif, j'ai besoin de m'y immerger, de m'y retrouver dans ce contexte. Construites autour d'un mélange entre le style documentaire et la fiction, mes photographies cherchent à identifier les éléments nécessaires pour raconter une histoire. Des campements improvisés, des hôtels, des bateaux, des quais, des plages, des ruines, des cimetières, autant de lieux exposés dans cette série qui sont en réalité les espaces de vie des migrants de Patras. L'action et la situation tragique des individus ne sont pas mises au centre du propos, ces images privilégient davantage le témoignage, l'état psychologique et les traces laissées par ces passages clandestins.
Nombre de pages
108
Date de parution
22/09/2011
Poids
708g
Largeur
227mm
Plus d'informations
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EAN
9782919436026
Titre
Europa inch'Allah
Auteur
Mangriotis Stephanos ; Pillant Laurence
Editeur
IMG PLURIELLES
Largeur
227
Poids
708
Date de parution
20110922
Nombre de pages
108,00 €
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1961 Alger - Entre le printemps et l'automne de cette année charnière, Raymond Depardon, jeune reporter de 19 ans à l'agence de presse Dalmas, est envoyé à plusieurs reprises en Algérie. Lors de ses séjours dans la capitale, il saisit des scènes de la vie quotidienne, montrant deux mondes où se côtoient « Musulmans » et Européens d'Algérie, et capte la tension qui monte dans une ville où la présence de l'Organisation de l'armée secrète (OAS) se fait de plus en plus menaçante. Évian - Le premier round des négociations entre la France et les représentants du Front de libération nationale (FLN) pour mettre fin à la guerre d'Algérie a lieu à Évian, du 20 mai au 13 juin 1961. L'un des rares journalistes français à être accrédités auprès de la délégation algérienne, dans la villa du Bois d'Avault, au bord du Lac Léman (côté Suisse), le jeune Depardon saisit les « temps morts » qui lui sont si chers. L'Oranie - Durant les négociations, il fait partie d'un voyage de presse organisé en Oranie, pour y mener un reportage à Magra et Oued El Kheir (région natale de Kamel Daoud) où se trouve un « village coopérative ». 2019 Toujours en noir et blanc, Raymond Depardon photographie Alger, alors que la ville bat au rythme du Hirak, vaste mouvement de protestation entamé en février 2019. Puis il rejoint Oran par train, où, durant cinq jours, il retrouve Kamel Daoud pour de longues déambulations dans la ville. Ce qui frappe lorsqu'on observe ces photographies de 2019 : l'omniprésence des femmes, voilées ou pas, dans l'espace public. Nul mieux que Raymond Depardon n'a su capter cette évidence. Kamel Daoud, de son côté, imprégné des photographies des deux périodes, a écrit quatre textes très différents : trois pour 1961, un pour 2019. Ce sont des créations libres, s'emparant de l'histoire algéro-française avec le lyrisme, la fougue et l'audace propres au chroniqueur et écrivain algérien. Le livre est par ailleurs zébré de « comètes », textes courts ? haïkus, visions ?, fulgurances ricochant sur une photo grâce au graphisme « accoustique », épuré et élégant de Lili Fleury : elles vibrent, se répercutent, résonnent comme des lignes musicales.
Résumé : Clapotis de vagues, des rivières asséchées et des terres à perte de vue. De l'eau partout mais pas une goutte d'eau potable. Chaque famille a besoin de 6 cruches d'eau par jour pour survivre et doit parcourir 11 kilomètres pour en obtenir, bravant la boue pendant la saison des pluies et le froid glacial de l'hiver. Dans les 17 sous régions du sud-ouest du Bangladesh, le flux d'eau a été détruit par le " développement ". L'eau salée a remplacé l'eau douce, devenue inexistante. L'élevage de crevettes a asphyxié toute agriculture côtière. Terres, oiseaux, poissons, insectes, tout a été réduit en cendres par la tyrannie de l'eau saumâtre. ...Dans les années 80, l'eau a été contenue afin de permettre l'élevage de crevettes à une échelle industrielle. En 1994, un ordre gouvernemental et arbitraire, a permis l'autorisation de l'élevage de crevettes sur les côtes. Les paysans furent alors délogés de leurs terres devenant ainsi des réfugiés contraints au travail forcé. Hommes et femmes avaient autrefois de nombreuses activités dans les eaux marécageuses. Maintenant, peu de personnes sont requises pour l'élevage de crevettes... ...Près de six millions d'habitants sont touchés par le désastre causé par le manque d'eau potable. Pourtant, des magasins vendent de l'eau en bouteille et des sodas comme le Coca-Cola et le Pepsi. Il semble qu'il n'y ait pas d'eau potable à usage public à part celle que l'on trouve en bouteilles manufacturées par les grosses entreprises comme Vivendi, Thames, Ondeo, Pepsico, Kona nigari et tant d'autres. En dépit des projets incessants de dons et de financement pour l'eau potable par la World Bank et l'Asian Development Bank, les revendications de la population locale dans ses projets colossaux sont le plus souvent ignorées.
Résumé : Célèbre Visages a pour ambition de présenter un diaporama du portrait, réunissant plusieurs photographes contemporains autour de ce thème commun. Photographies plasticiennes posées ou instantanées. Succession de visages de personnages connus et inconnus, où priment l'expression et l'intention recherchées par le photographe pour une représentation du Soi. Certaines photographies sont accompagnées d'écrits des artistes, illustrant de façon singulière une photo choisie et éclairant par leurs mots la particularité des images créées. Le portrait, naguère rare, est devenu banal. Les Anciens le réservaient aux plus méritants. Les plus puissants l'arboraient comme un signe et un supplément de leur puissance. Les bourgeois y vérifiaient leur réussite matérielle et individuelle. Aujourd'hui, le portrait est à chacun obligatoire. Il prouve l'identité en cas de contrôle. Notre visage se dépose dans la mémoire des forêts de caméras qui en tout lieu et à toute heure nous surveillent, souvent à notre insu. Dans la sphère privée, la trace des événements que nous vivons et des êtres que nous aimons se cristallise sur une photographie. Toujours plus facile et bon marché, elle rejoint la marée d'images qui nous submerge. Même les situations les plus exceptionnelles, les plus cachées, les plus intimes nous sont dévoilées au prix de reportages de plus en plus audacieux, risqués ou impudiques. Dans de telles conditions d'inflation et de surenchère, attirer l'attention du public sur de simples portraits, que rien de tapageur ne distingue, qui ne procèdent ni de l'unité du thème, de la série, du style, ni de l'oeuvre d'un auteur unique, semblera une gageure, sauf si ensemble, ils disent une vérité supérieure. Nos yeux sont peut-être épuisés à force de sollicitations, mais l'art ne l'est pas. C'est le témoignage que porte la sélection des cent-douze portraits réunis dans ces pages.
Osmont Marion ; Brigaud Thierry ; Garrigos Geneviè
Dix ans après la fermeture de Sangatte, des centaines d'hommes et de femmes, qui ont fui les conflits et persécutions dans leurs pays d'origine, vivent aujourd'hui à Calais dans une extrême précarité matérielle, sanitaire, et administrative, que les politiques migratoires actuelles rendent invisible. A contre-courant du traitement médiatique de cette situation souvent caricaturée, l'auteure dessine les portraits sensibles de Ammanuel et de Haroon, réfugiés d'Ethiopie et du Soudan. Après un travail de terrain de deux ans dans les squats de Calais, elle restitue leurs parcours, leurs quotidiens, leurs espoirs par une série d'entretiens et de photographies. Elle replace également ces vies individuelles dans une analyse plus large sur les migrations et ses réglementations, analyse étayée par les points de vue d'acteurs associatifs engagés auprès des migrants. Par cette approche très personnelle, elle invite à une réflexion sur les politiques migratoires et le droit d'asile en Europe.