De l'arme nucléaire française. Essai sur la constitutionnalisation de la force de frappe
Grémare Benoît ; Cumin David ; Pac Henri
L'HARMATTAN
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EAN :9782343248240
Le droit international est souvent sollicité pour interdire l'arme nucléaire. Pourtant, celle-ci bénéficie d'une légalité de principe qui structure l'ordre mondial et permet d'en déduire les fondements juridiques de la dissuasion nucléaire. En France, l'arme nucléaire détermine en partie l'appareil d'Etat en incarnant l'assurance-vie de la Nation en cas de crise grave. Cette dimension existentielle amène à s'interroger sur la pertinence de l'inscrire dans la Constitution. S'il se constate une coutume de l'exécutif, l'arme nucléaire française participe au fonctionnement des pouvoirs publics sans pour autant être une norme. Dépasser cette contrainte nécessiterait de systémiser en droit constitutionnel l'arme nucléaire en revenant à son concept originel de "force de frappe" . Actualisant sa définition juridique, cet ouvrage propose de constitutionnaliser la force de frappe, afin de consacrer la valeur constitutionnelle de l'arme nucléaire au titre de l'indépendance nationale.
Nombre de pages
273
Date de parution
24/11/2021
Poids
445g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343248240
Titre
De l'arme nucléaire française. Essai sur la constitutionnalisation de la force de frappe
Auteur
Grémare Benoît ; Cumin David ; Pac Henri
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
445
Date de parution
20211124
Nombre de pages
273,00 €
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Le retour au pouvoir de Donald Trump accentue le focus sur ces enjeux en raison des craintes évidentes d’une transformation majeure de la relation transatlantique qui pose la question d’une défense européenne autonome et donc de sa dimension nucléaire. Cette réflexion s’accélère considérablement mais ces problèmes existaient déjà sous la présidence de Barack Obama, qui avait entamé un basculement de la stratégie des États-Unis vers l’Asie-Pacifique en raison d’une rivalité future dans les années 2030 avec deux puissances « paires » : la Russie et la Chine.Les risques de prolifération que représentent la Corée du Nord et peut-être bientôt l’Iran risquent d’entraîner l’effondrement du régime de sécurité nucléaire mondial dont la France est l’un des garants en tant que puissance nucléaire et membre du conseil de sécurité de l’ONU.Dans le contexte de ces nouveaux enjeux, les auteurs posent la question des essais nucléaires, du « consensus » nucléaire français ainsi que de la dimension européenne de la dissuasion française. Ces recherches incluent de nouvelles sources, mais aussi et surtout de nouvelles problématiques qui rendent nécessaire un manuel d’histoire accessible à un public étudiant de plus en plus nombreux dans les filières de relations internationales et en lien avec les études stratégiques.En outre, travailler sur des questions de défense implique une maîtrise du droit public et du droit international en raison des différentes codifications et réglementations mises en place et qui suscitent encore des débats avec des propositions politiques de constitutionnalisation de la dissuasion nucléaire française.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...