La politique culturelle de la France constitue-t-elle un modèle ? Oui, si l'on en croit ceux qui l'ont mise en place et confortée au cours du temps, et pour bien des observateurs étrangers, selon lesquels l'effort financier de l'État dans ce domaine reste exceptionnel. Beaucoup moins, quand on évalue la manière dont elle a assumé ses objectifs fondamentaux d'aide à la création et de démocratisation. Le modèle qui consistait à faire admirer par tous les trésors de l'humanité serait-il dépassé, tout comme celui qui a tenté de le prolonger en mêlant allégrement culture, passe-temps et amusement ? Sous le coup de la globalisation, de la numérisation et du post-modernisme, de nombreux repères changent : les consommations collectives dans des lieux d'élection s'effacent au profit des pratiques individualisées et privatives ; les représentations cèdent la place aux consommations virtuelles ; les créations des artistes partagent la scène avec des contenus autoédités ; la notion même de prix est dépassée par de nouveaux modèles d'affaires. Tous les pays rencontrent ces défis, et la France y est d'autant plus exposée qu'elle se veut ambitieuse dans ce domaine. L'enjeu n'est pas de se demander si l'État doit ou non intervenir ici, mais comment il doit contribuer à la mobilisation créative d'acteurs et d'énergies - débat autrement plus démocratique.
Nombre de pages
285
Date de parution
09/06/2009
Poids
530g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
3303331952947
Titre
La politique culturelle en France
Auteur
Greffe Xavier ; Pflieger Sylvie
Editeur
DOC FRANCAISE
Largeur
240
Poids
530
Date de parution
20090609
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les activités publiques sont-elles efficaces, en satisfaisant les besoins exprimés ? Ces activités sont-elles efficientes, en étant entreprises au moindre coût ? En gestion privée, le critère du profit intègre ces deux dimensions, sa maximisation garantissant à la fois l'efficacité et l'efficience. En gestion publique, ce critère disparaît faute de marché. Normalement, les autorités politiques se substituent au système des prix pour définir les objectifs : mais leur concrétisation exige toujours des spécifications face au changement des valeurs et comportements, d'où l'importance des thèmes de viabilité, d'adaptation, de gouvernance. Normalement, les structures hiérarchiques des organisations publiques devraient garantir l'efficience : mais les statuts et marchés internes peuvent rendre l'allocation des ressources particulièrement délicate, d'où l'importance des thèmes de responsabilité, de contrat incitatif ou de risque moral. Dans une société postmoderne, les gestionnaires publics devront donc assumer le double défi efficacité-efficience à travers l'adaptation des objectifs, procédures et valeurs. Dans ce contexte, sont alors abordés les thèmes suivants : le citoyen est-il un usager ? Le service public à la française est-il différent du service universel de l'Union européenne ? Définir des budgets à la marge a-t-il un sens ? Les statuts des fonctionnaires sont-ils économiquement justifiés ? Le recours au partenariat améliore-t-il les performances du secteur public ? En quoi l'évaluation des actions publiques renforce-t-elle la démocratie ?
L'image de l'artiste-bohème laisse aujourd'hui la place à celle d'un artiste-entreprise. Les performances de Murakami convergent avec celles de Spielberg pour montrer qu'un artiste ce n'est pas seulement un talent exceptionnel mais aussi un centre de relations, de contrats et de gestion. A vrai dire, cette analyse n'est pas nouvelle. Si Durer, Molière, Gallé ou Walt Disney ont étayé cette perception, la globalisation conne la numérisation la rendent chaque jour plus pertinente. L'artiste-entreprise assume alors deux dimensions : le développement d'une créativité artistique qui s'inscrit dans un temps long et le conduit à densifier son art ; la recherche d'une viabilité économique qui s'inscrit dans un temps court et le conduit à redéfinir régulièrement ses conditions de vie. De la synergie de ces dynamiques dépend sa reconnaissance, de leur divergence sa disparition. Dans l'univers incertain de la créativité, la reconnaissance de l'artiste-entreprise doit à la confiance qu'il construit autour de son oeuvre et de son nom. Dans un univers marchand, la validation économique de ses oeuvres passe par des méta-marchés, la gratuité servant de portail à la captation de marchés réels, la transformation de consommateurs en producteurs servant de palier à leur élargissement, etc. Avec l'artiste-entreprise, bien des repères traditionnels sont remis en cause :un monde de l'art qui suppose des portails obligatoires et convenus, un pilotage à la Hollywood qui marginalise le rôle d'Hollyweb et de ses communautés médiatées, une stricte distinction entre artiste, artisan et designer.
Le patrimoine culturel n'est pas qu'une simple trace du passé. Il tire sa valeur des différents usages que l'on peut en faire, voire des liens qu'il permet de tisser entre les personnes; il est rhizome. Examinant cette interdépendance croissante entre mémoires, pratiques et expériences, l'auteur analyse le fonctionnement du patrimoine culturel selon trois perspectives, soit la délimitation de son champ, sa mise en scène et ses valeurs.
Quel lien entre valeur créative artistique et valeur économique aujourd'hui ? La société contemporaine nous invite tous à être créatifs, et les arts et les artistes y sont sollicités pour nous aider à relever ce défi en acclimatant nos capacités à la créativité, embellissant nos objets et nos lieux, et en suscitant les liens sociaux nécessaires à nos cohésions. Les artistes deviendraient ainsi les ingénieurs en émotion souhaités il y a deux siècles par Saint-Simon, permettant alors la convergence des valeurs artistiques et économiques. S'agit-il pourtant de la même créativité ? Dans le brouhaha des créativités, celle prônée par la société créative est de satisfaire au mieux et au plus vite les besoins reconnus. Là où la logique de la créativité demandée par la société doit remonter d'un besoin précis vers l'amont, celle de l'art descend de l'amont vers l'aval, en explorant de nouvelles voies d'expression. Il peut alors exister une tension entre valeurs artistiques et économiques, tension aujourd'hui catalysée par une économie des données massives qui fait des personnes que l'art entendait éclairer de simples porte-données, manipulés par une image numérique qui interpelle plus qu'elle n'informe. Toutes deux font même du virtuel, metavers compris, le lieu de réconciliation de ces valeurs opposées. Mais ces expériences virtuelles ne relèvent-elles pas de la simulation là où celles du monde physique enrichissent la réflexion des acteurs ?
Ce numéro des cahiers de l ‘INHESJ traite des représentations du crime et de la violence. Il s’interroge sur l’attirance humaine pour le crime et ce qu’elle a reproduit dans deux dimensions principales de l’art, le langage écrit et le langage cinématographique. Quelques thèmes principaux font l’objet des articles de ce numéro : le roman policier dans la littérature moderne ; le film policier, le meurtre, le voyeurisme, l’explosion des séries télévisées, du terrain à l’oeuvre les professionnels devenus écrivains : policiers magistrats, criminologues…
Connaître ses droits et ses obligations pour évoluer dans les meilleures conditions possibles au cours de sa vie professionnelle, tel est l'objet de ce guide pratique proposé par le ministère en charge du Travail. Dans des domaines aussi vastes que ceux du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, qui ont concerné, concernent et concerneront chacun - employeurs, salariés, représentants du personnel, personnes en recherche d'emploi, etc. -, disposer d'une information claire et accessible apparaît comme une nécessité et un atout. Nouvelle édition 2009: Le droit du travail a connu, au cours de ces deux dernières années, des évolutions majeures dans la quasi-totalité de ses champs d'application. Dans le même temps, le Code du travail a fait l'objet d'une recodification intégrale. Cette 9e édition du Guide pratique du droit du travail intègre l'ensemble de ces réformes, afin de proposer à ses lecteurs l'information la plus à jour et la plus complète qui soit.