Cet ouvrage est la matérialisation d'un séminaire de recherche qui s'est déroulé à l'Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis en 2012, sous la direction de Fabien Granjon. Intitulé "De quoi la critique est-elle le nom", celui-ci a eu pour principal objectif de proposer à la discussion un ensemble d'interventions visant à préciser ce qu'il est convenu de qualifier "d'approches", de "pensées", de "perspectives" ou encore de "théories" critiques, en essayant d'en spécifier les traits épistémologiques (normativité, dialectique, réflexivité, engagement) et thématiques (idéologies, pathologies, inégalités sociales - notamment en ayant la théorie de la reconnaissance comme fil rouge) les plus saillants. L'ambition n'a pas été d'établir un catalogue systématique des nécessités et des vertus de la critique, mais d'en offrir un échantillon singulier permettant de débattre plus modestement de quelques-uns de ses aspects parmi les plus importants ; perspective couplée à celle d'en défendre l'heuristique à la fois scientifique, politique et sociale. Cet ouvrage regroupe la plupart des contributions qui furent présentées dans le cadre de ce séminaire. Razmig Keucheyan, René Mouriaux, Gérard Mauger, Olivier Voirol, Estelle Ferrarese et Roland Pfefferkorn ont chacun rédigé l'un des six chapitres qui composent le présent opus, lesquels ont été conçus comme autant d'invitations à ouvrir de nouvelles discussions.
Nombre de pages
212
Date de parution
23/01/2014
Poids
350g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782849341353
Titre
De quoi la critique est-elle le nom ?
Auteur
Granjon Fabien
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
350
Date de parution
20140123
Nombre de pages
212,00 €
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L'objectif de Matérialismes, culture et communication est de mettre en cycle et en concordance des savoirs critiques matérialistes traitant de la culture et de la communication. Ce projet encyclopédique entend, pour l'heure, se déployer sur trois volumes. Le présent tome, rend hommage aux approches marxistes, à la Théorie critique, ainsi qu'à la sociologie de la domination culturelle, qui prolongent et enrichissent l'héritage classique du matérialisme historique, lequel a ouvert la voie pour envisager les phénomènes culturels et communicationnels dans la relation qu'ils entretiennent avec le mouvement du capital et le mode de production capitaliste. Ont participé à cet ouvrage : Olivier Agard, David Allen, Antoine Artous, Isabelle Aubert, Marc Berdet, Philippe Coulangeon, David Douyère, Julien Duval, Isabelle Garo, Katia Genel, Fabien Granjon, Haud Guéguen, Razmig Keucheyan, Jean-Marc Lachaud, Michael Löwy, Christophe Magis, Gérard Mauger, Alexander Neumann, Jean-Paul Olive, Michel Sénécal, Jean Vioulac et Hervé Zénouda. Fabien Granjon est sociologue, professeur en sciences de l'information et de la communication au sein de l'université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis. Il y dirige le Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation (CEMTI). Il a récemment publié, avec Michel Sénécal, une anthologie en trois volumes des textes d'Armand Mattelart couvrant la période 1970-1986 (Presses des Mines, 2015).
Les technologies de l'information et de la communication jouent un rôle de plus en plus essentiel dans la structuration et les transformations de l'ordre social. Ce livre propose une approche critique de cette importance et de la manière dont il est fait aujourd'hui usage d'Internet. Partant de la théorie de la reconnaissance d'Axel Honneth, il montre comment ces usages s'insèrent dans la définition des identités et participent des univers sociaux des sujets. Les pratiques de l'informatique connectée ne peuvent en effet être réduites à la simple manipulation d'artefacts techniques. Elles s'inscrivent dans la matérialité des dispositifs, mais relèvent également des conditions sociales, des sens pratiques et des dispositions des utilisateurs. Ces ajustements sociotechniques peuvent habiliter le sujet, mais également le contraindre. La démonstration s'organise en trois étapes: elle porte d'abord la focale sur les discours accompagnant le développement des TIC et l'émergence de la "société de l'information"; elle s'intéresse ensuite aux inégalités numériques et aux usages de l'informatique connectée que développent les populations socialement défavorisées; elle traite, enfin, des pratiques récentes de mise en visibilité et de mise en récit de soi sur Internet.
Cet ouvrage est plus qu'un simple témoignage. Il repose sur une enquête d'un genre particulier, une en-quête de/sur soi dont l'enquêteur est aussi l'enquêté. Cet enquêteur-enquêté est, en l'espèce, un enseignant-chercheur, migrant de classe, qui se livre à un exercice d'objectivation de son parcours biographique, mais aussi du « soi cherchant ». Par cet effort particulier d'auto-socioanalyse, il vise à mettre au jour les dispositions nées de sa trajectoire personnelle, notamment liée au fait qu'il soit d'extraction populaire, et qui configurent son rapport au champ universitaire. L'auteur réussit à mettre au jour une partie de l'inconscient social et intellectuel hérité de ses origines de classe au principe des manières de penser et de faire qu'il engage dans le champ académique, qui sont en quelque sorte l'horizon régulateur de sa pratique scientifique et pédagogique. Le travail réflexif ici mis en ?uvre relève d'une sociologie « des formes et des degrés du consentement [et de la résistance] à la domination » (Grignon, Passeron, 1989 : 35) de classe comme de champ et de leurs effets conjoints. Son déploiement permet de révéler combien l'on reste tributaire d'un héritage social et « habité par la structure des rapports sociaux dont [on est] le produit » (Bourdieu, 2004 : 84), mais aussi de souligner que ces rapports sociaux sont partiellement déjouables, sans pour autant tomber dans l'illusion d'une liberté de choix qui auraient été toujours conscients. L'auteur livre un examen critique, sans fard, de son activité contrariée d'enseignant-chercheur en prise et aux prises avec un monde intellectuel qui n'est pas son milieu d'origine. Bien davantage qu'un récit consacré à un cas particulier de migration de classe, cet ouvrage révèle les difficultés à s'ajuster aux règles du jeu culturel et social d'un univers académique qui n'est exempt ni de violence, ni d'injustices.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).