Le temps d'apprendre à vivre (1939-1945). Une école normale alsacienne réfugiée en zone libre
Grandjonc Monique
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782747558983
1939-1945. Cent cinquante à deux cents adolescents alsaciens ou lorrains et leur encadrement : une Ecole normale d'instituteurs réfugiée dans une abbaye non loin de Limoges. Un abri que rejoignent des évadés de provinces annexées par le Reich, où se poursuivent les études, où se développent, en même temps qu'une culture de groupe ouverte aux réalités locales, le soutien aux persécutés et la résistance au nazisme. Ce livre épouse la vigueur d'une jeunesse laborieuse et inventive, perspicace et intrépide, frondeuse souvent, confrontée à la rupture avec les familles demeurées dans des provinces d'où leur parviennent de terrifiants échos. A partir de documents originaux, il dresse de vivants portraits ainsi qu'un tableau très concret de la France du sud dans ces années noires. Le lecteur est amené à comprendre rêves et choix de ces apprentis instituteurs affrontant des conditions de vie et de travail inédites. Pour certains, l'épreuve des Chantiers de jeunesse, puis des combats de la Libération. Pour quelques-uns, l'internement et la déportation. Chemin faisant, suivre leur réflexion, stimulée par un directeur d'établissement hors du commun, à propos de la laïcité, du patriotisme, des identités régionales... la liberté et l'amour tels que les voulaient leurs vingt ans. Le métier d'homme. Ecriture et lecture d'alors et de maintenant se rejoignent dans la recherche d'une émancipation, quoi qu'il en coûte. Avec l'humilité têtue de qui veut restituer les eaux vives des mémoires dans le courant de l'histoire toujours renouvelée.
Nombre de pages
350
Date de parution
01/02/2004
Poids
420g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747558983
Titre
Le temps d'apprendre à vivre (1939-1945). Une école normale alsacienne réfugiée en zone libre
ISBN
2747558983
Auteur
Grandjonc Monique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
420
Date de parution
20040201
Nombre de pages
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Traduire au plus près les paysages et les êtres vivants de la Camargue comme de l'arrière-pays provençal. Par une fine observation amoureuse et une langue accordée, écrire leur magie, leur nécessité ainsi que leurs fragilités. Célébrer leur beauté en rythmes et en mots.
C'est un "roman-je" comme on dit en japonais. Ou un "commerce de fantômes", comme on dit quand on est Kafka, et dans une langue qui n'est pas encore celle des meurtriers. Yuko est à Aix, Monique aussi, mais elles s'écrivent. Puis Yuko revient au Japon, mais l'échange de lettres va durer : au bout de deux années d'écriture, d'un commun accord, on se dit d'abord que tout est dit, comme une pierre tombale, mais des aventures parallèles se poursuivent, et se diront dans un ultime échange, une rencontre quatre ans après. Que peut-on s'écrire quand on est dans la même ville, mais que ce n'est pas la même, parce que les regards diffèrent ? Echanges, approches légères de deux cultures : un pacte, proposé par Monique, póur une écriture qui ne serait pas autobiographique, mais qui tenterait d'élucider des questions qui (la) dépassent : la place de la femme, le rapport aux enfants, le rapport entre générations, le féminisme, les fantasmes projetés sur l'Autre et par l'Autre. Yuko, elle, rêve d'une oeuvre collective, "comme un patchwork qu'on dirait crazy", et croit répugner à l'autobiographie. C'est pourtant bien une autobiographie à deux voix qui va se tisser ici, et une ethnographie réciproque : la séduction à l'occidentale, l'honneur à la japonaise, la cuisine, la répartition des habitations, il faut qu'une maison soit ouverte et fermée. Et puis l'écho des expériences, les aveux en biais, les souvenirs, qui vont du plus délicieux anecdotique ("Je me souviens que le caramel de Morinaga coûtait dix yen et qu'il avait bon goût") au plus marquant, au plus grave : de mai 1968, Monique a retenu " ne jamais me taire quand je pourrais parler". De la nécessité de cet échange, c'est Yuko qui tire la leçon : "Vous aviez besoin de parler à une étrangère parce que vous vous sentiez étrangère dans votre société." Mais se sentir étranger, c'est peut-être la première condition pour sortir du rang des meurtriers, comme disait le passant de Prague. " Va, texte rétif, va... " Anne Roche.
Faire l'histoire d'un mot, ce n'est jamais perdre sa peine". Jacques Grandjonc a suivi à la lettre cette proposition de Lucien Febvre. Communisme/Kommunismus/Communism est la première et unique analyse historique et philologique qui vise à saisir l'émergence en Europe de la question sociale et de son champ lexical. Il étudie l'origine et le développement des termes " communiste", "communisme" et d'un certain nombre d'autres apparentés, tels "coopération", "socialisme", "mutualisme" nés, entre 1785 et 1842, au sein de groupes parfois infimes mais décidés à transformer la société et résolument hostiles à l'individualisme et à la propriété privée. De Restif de La Bretonne aux premiers écrits de Marx et d'Engels en passant par Babeuf, Maréchal, Riedel, Buonarroti, Owen, Leroux, Cabet, Considérant, Weitling, Dezamy, Lebon, etc, Jacques Grandjonc suit - textes à l'appui, pour la plupart inédits - la germination d'un vocabulaire communautaire, révolutionnaire et international qui sera au coeur de l'histoire du XIXe, du XXe et du XXIe siècle.
Faire l'histoire d'un mot, ce n'est jamais perdre sa peine." Jacques Grandjonc a suivi à la lettre cette proposition de Lucien Febvre. Communisme/Kommunismus/Communism est la pre-mière et unique analyse historique et philologique qui vise à saisir l'émergence en Europe de la question sociale et de son champ lexical. Il étudie l'origine et le développement des termes "communiste" , "communisme" et d'un certain nombre d'autres apparentés, tels "coopération" , "socialisme" , "mutualisme" ... nés, entre 1785 et 1842, au sein de groupes parfois infimes mais décidés à transformer la société et résolument hostiles à l'individualisme et à la propriété privée. De Restif de La Bretonne aux premiers écrits de Marx et d'Engels en passant par Babeuf, Maréchal, Riedel, Buonarroti, Owen, Leroux, Cabet, Considerant, Weitling, Dezamy, Lebon, etc. , Jacques Grandjonc suit - textes à l'appui, pour la plupart inédits - la germination d'un vocabulaire communautaire, révolutionnaire et international qui sera au coeur de l'histoire du 19e, du 20e et du 21e siècle.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...