Prestations paysannes, dîmes, rente foncière et mouvement de la production agricole à l'époque pré-i
Goy Joseph ; Le Roy Ladurie Emmanuel
EHESS
43,00 €
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EAN :9782713207143
Après Les fluctuations du produit de la dime (1972), ouvrage qui rendait compte du Premier Congrès national des Historiens économistes français, tenu en octobre 1969, l'enquête dirigée par Joseph Goy et Emmanuel Le Roy Ladurie a dépassé les limites de la France pour s'élargir à l'Europe et à l'Amérique. Une cinquantaine de chercheurs appartenant à quatorze pays différents ont accepté de participer à l'entreprise qui fit l'objet d'une rencontre internationale, en juillet 1977, considérée comme un colloque préparatoire au VIIe Congrès international d'Histoire économique (Edimbourg, 1978). Ce volume présente les résultats de leurs recherches : six siècles d'histoire de la dime, c'est-à-dire de la place qu'elle occupe dans l'éventail des redevances ou prélèvements et des possibilités qu'elle offre pour l'étude de la production agricole dans les sociétés rurales chrétiennes du Moyen Age au XIXe siècle.
Nombre de pages
800
Date de parution
12/04/1995
Poids
900g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713207143
Titre
Prestations paysannes, dîmes, rente foncière et mouvement de la production agricole à l'époque pré-i
Auteur
Goy Joseph ; Le Roy Ladurie Emmanuel
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
900
Date de parution
19950412
Nombre de pages
800,00 €
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Burguière André ; Goy Joseph ; Tits-Dieuaide Marie
Maurice Agulhon _ Micheline Baulant _ Yves-Marie Bercé _ Alain Besançon _ Corinne Beutler _ David D. Bien _ Patrice Bourdelais _ André Burguière _ Yves Castan _ Guy Chaussinand-Nogaret _ Jean-Michel Chevet _ Isac Chiva _ Alain Collomp _ Bernard Cottret _ Denis Crouzet _ François Crouzet _ Robert Darnton _ Natalie Zemon-Davis _ Bernard Derouet _ Jean-Paul Desaive _ Jacques Dupâquier _ Yann Fauchois _ Antoinette Fauve-Chamoux _ Jean-François Fitou _ Jacques Gélis _ Carlo Ginzburg _ Jean-Pierre Goubert _ Joseph Goy _ Raymond Grew _ Alain Guery _ Anne-Lise Head-König _ Richard Herr _ Steven L. Kaplan _ Christiane Klapisch-Zuber _ Gilbert Larguier _ Peter Laslett _ François Lebrun _ Jacques Le Goff _ Francine-Dominique Liechtenhan _ Henri Michel _ André Miquel _ Hugues Neveux _ Jean Nicolas _ Mona Ozouf _ Jean-François Pernot _ Anne-Marie Piuz _ Michelle Perrot _ Orest Ranum _ Daniel Roche _ Aline Rousselle _ Lawrence Stone _ Anette Smedley-Weill _ Louise Tilly _ Marie-Jeanne Tits-Dieuaide _ Pierre Toubert _ Daniel Vidal _ Bernard Vincent _ Eugen Weber _ Olivier Zunz _ André Zysberg.
D'institution réfractaire à l'individualisme et au progrès, la famille est devenue un acteur majeur de l'évolution des sociétés. Elle constitue, désormais, un lieu privilégié d'observation, des pratiques sociales et des processus économiques, aussi bien que le moyen de décryptage des comportements individuels et collectifs. L'accent est dorénavant mis sur les stratégies mises en oeuvre et sur leur inter-réaction avec les impératifs du marché et les contraintes économiques. Sans que l'on puisse voir émerger de causalité unique, ces stratégies se déploient en fonction des sollicitations démographiques, culturelles, économiques et au sein de systèmes complexes en continuel mouvement. Ce sont précisément les rapports complexes qu'entretiennent les membres de chaque famille avec les mutations de leur environnement respectif qui se trouvent au c?ur des interventions réunies dans ce volume. Les textes de ce recueil sont, en effet, issus d'une rencontre qui eut lieu à Paris en 2002 et qui rassembla des chercheurs Français, Québécois, Suisses et Canadiens Anglais, engagés dans un programme de recherche résolument comparatif, un projet international de coopération scientifique (PICS), consacré à Familles, rapports à là terre et aux marchés, transformations économiques ". Ils permettent de mesurer non seulement la violence de certains rapports sociaux mais aussi les solidarités qui rendent possibles migrations géographiques et dynamique sociale. Ils contribuent en même temps à révéler les continuités ou les césures qui unissent, compartimentent ou articulent les espaces géographiques et les logiques familiales.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.