Le Concile Vatican II présente l'Eglise comme le " sacrement du salut ". Bien que son intention soit de dépasser le sens technique tel qu'il s'applique aux rites du septénaire sacramentel, le Concile renvoie explicitement à la définition scolastique du sacrement : signe et instrument. Ce dernier aspect ne semble guère avoir stimulé la recherche théologique contemporaine qui se méfie des présupposés ontothéologiques de la métaphysique causale. La possibilité pour l'Eglise d'être cause efficiente instrumentale du salut ne contredit-elle pas la gratuité de l'action de Dieu en postulant une sotériologie active ? Si l'Eglise-sacrement est instrument du salut, c'est parce qu'elle reçoit d'un agent principal la vertu salutaire qu'elle peut à son tour communiquer. On envisage ensuite en elle-même l'action instrumentale de l'Eglise, qui s'exerce proprement dans la ligne de l'ordre (niunus sanctificandi). La causalité instrumentale de l'Eglise est enfin prise du côté de l'effet : le salut. Sans nier la nécessité de l'Eglise par rapport au salut, on est passé d'une problématique d'appartenance (causalité matérielle) à une perspective qui met surtout en valeur l'impératif d'exercer la mission (causalité efficiente). Mais l'Eglise catholique peut-elle prétendre être l'unique instrument du salut ? Cette monographie aborde, par le biais d'une catégorie scolastique, un certain nombre de questions théologiques contemporaines. Elle s'inscrit à l'intérieur du débat sur l'interprétation du Concile Vatican II.
Nombre de pages
584
Date de parution
02/11/2005
Poids
803g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782740312193
Titre
L'Eglise, instrument du Salut
Auteur
Gouyaud Christian ; Bonino Serge-Thomas
Editeur
TEQUI
Largeur
150
Poids
803
Date de parution
20051102
Nombre de pages
584,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Extrait Extrait de l'introduction En proclamant une «Année de la foi» du 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013, le Pape Benoît XVI, comme il l'explique dans le Motu proprio Porta fidei du 11 octobre 2011, a voulu non seulement marquer le cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II mais aussi le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de L'Église catholique. Ce catéchisme constitue d'ailleurs «un des fruits les plus importants» du Concile. C'est sur «cet horizon que l'Année de la foi devra exprimer un engagement général pour la redécouverte et l'étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans le Catéchisme de L'Église catholique leur synthèse systématique et organique». Le Directoire général pour la catéchèse, de son côté, publié par la Congrégation pour le clergé le 15 août 1997, encourageait les Églises particulières à analyser la situation de la catéchèse, ce qui passe notamment par un examen de l'activité pastorale : «il importe d'avoir une conscience claire de l'état de la catéchèse : sa place réelle dans le processus d'évangélisation ; l'équilibre et l'articulation entre les secteurs distincts de la catéchèse (petits enfants, enfants, adolescents, jeunes, adultes...) ; la coordination de la catéchèse avec l'éducation chrétienne, avec l'enseignement de la religion à l'école, et avec toute autre forme d'éducation de la foi ; sa qualité interne; les contenus enseignés et la méthodologie utilisée; les caractéristiques des catéchistes et leur formation.» Un tel examen doit bien entendu tenir compte de la situation religieuse concrète du moment. Une partie importante du même Directoire est du reste consacrée au contexte de l'annonce de la foi. Le Texte national pour l'orientation de la catéchèse en France, approuvé par la Conférence des évêques de France à Lourdes en 2005, s'intéresse aussi à ce contexte. Pour une remise en valeur des «contenus fondamentaux qui trouvent dans le Catéchisme de L'Église catholique leur synthèse systématique et organique» à la faveur de l'Année de la foi, nous proposons cette contribution à l'analyse de la situation de la catéchèse en France. Le point de vue que nous adoptons est celui de l'herméneutique catéchétique. Lors de son discours à la Curie romaine, le 22 décembre 2005, le Pape Benoît XVI a indiqué quelle orientation décisive il entendait donner à son pontificat. Il imputait les difficultés de réception du Concile Vatican II à une «herméneutique de la discontinuité et de la rupture» induisant à dépasser la lettre des textes conciliaires au profit de leur supposé «esprit», considérant le Concile «comme une sorte de Constituante qui élimine une vieille constitution et en crée une nouvelle». En opposition à ce type d'interprétation de Vatican II, Benoît XVI cherche donc à promouvoir «l'herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité de l'unique sujet-Église», soit«un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, tout en restant toujours le même, l'unique sujet du Peuple de Dieu en marche». Cette dernière interprétation n'est nullement fixiste ou sclérosante. La Tradition est vivante, l'interprétation ne doit pas se faire à partir de critères focalisés sur des formes historiques contingentes. Benoît XVI parle volontiers de «dynamique de la fidélité» pour désigner cette «herméneutique de la réforme». (...)
Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, successeur de Pierre, J. Ratzinger-Benoît XVI a côtoyé aussi bien qu'habité la fonction pétrinienne. Benoît XVI a pensé le ministère qu'il a accompli et il a illustré par des gestes concrets la conception qu'il en avait. Il a notamment mis en exergue la dimension martyrologique du primat, jusqu'à, selon l'intuition profonde du philosophe G. Agamben, user tragiquement de son pouvoir par mode du renoncement à son exercice. Dans son enseignement, il a préféré s'appuyer sur l'autorité de la vérité plutôt que sur l'investissement ou le titre de l'organe magistériel qui propose cette vérité. "Le livre de l'abbé Christian Gouyaud représente une somme désormais incontournable pour qui veut comprendre en profondeur le pontificat de Benoît XVI. Christian Gouyaud a eu l'intuition novatrice de faire une véritable lecture théologique de ce pontificat. Il a su en dégager la cohérence interne et en exposer les lignes fondamentales en une synthèse magistrale. Il a également montré comment Joseph Ratzinger a élaboré, dès les premières années de son enseignement, une conception originale du ministère pétrinien et de la fonction épiscopale. Je désire le remercier pour ce travail qui fera date" (cardinal Robert Sarah).
Josefa Menéndez, jeune femme espagnole déchirée entre un désir intense de donner sa vie à Dieu, et l'amour qu'elle porte pour sa famille souffrant de la voir partir, rentrera après une série d'événements improbables dans un couvent français en fondation. C'est donc à Poitiers en 1919, où la dévotion au sacré coeur renaît, que Josefa devient religieuse. Elle vivra ici une entrée intense dans la vie mystique, où le Coeur de Jésus lui délivrera un profond message intérieur d'appel à l'amour. On retrouvera dans ce petit livret des méditations extraites des confidences du Sacré-Coeur à la mystique espagnole s'adressant aux âmes qui ont soif d'absolu. A emporter partout pour le rosaire.
La question de la richesse pour le disciple du Christ reste décisive et complexe : signe de bénédiction ou prison satanique ? Quelle pédagogie du Christ avec les riches ?