Pourquoi ont-ils tué Lip ? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral
Gourgues Guillaume ; Neuschwander Claude ; Piaget
RAISONS D AGIR
20,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782912107954
En 1973, les ouvrières et ouvriers de l'usine horlogère Lip à Besançon s'opposent aux licenciements qu'on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d'un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d'actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l'Etat. Les licenciements sont évités. C'est la victoire ouvrière. Mais deux ans plus tard, c'est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu'ils avaient placé à la tête de l'entreprise, d'en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l'Etat ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ? Cet ouvrage propose de suivre l'hypothèse d'une mise à mort politique de l'entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l'explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d'archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l'histoire du capitalisme français qu'a été la relance de Lip. Considérer la fin de Lip comme le résultat d'une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l'ordre néolibéral actuel qui s'enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l'économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n'ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d'ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.
Nombre de pages
373
Date de parution
07/06/2018
Poids
598g
Largeur
156mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782912107954
Titre
Pourquoi ont-ils tué Lip ? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral
Auteur
Gourgues Guillaume ; Neuschwander Claude ; Piaget
Editeur
RAISONS D AGIR
Largeur
156
Poids
598
Date de parution
20180607
Nombre de pages
373,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Du budget participatif de Porto Alegre à la multiplication des conseils de développement, l'irruption ces dernières décennies de la participation dans la vie démocratique a fait bouger les lignes. Pourtant, à l'heure où l'on s'interroge sur le peu de "démocratie" entourant la résolution de la crise de la zone euro, on voit fleurir des débats sur l'évolution, les potentialités et les "dérives" de la démocratie participative. Ce contraste est révélateur du manque de clarté qui règne aujourd'hui autour des enjeux participatifs. L'objectif de cet ouvrage est de fournir un cadre d'analyse synthétique permettant de décrypter et de saisir les enjeux de la participation publique, en expliquant notamment en quoi celle-ci est une forme contemporaine et récente de démocratie participative. Redéfinissant et éclaircissant les principales notions employées, il revient sur l'histoire de l'avènement de la participation publique, des expériences pionnières dans les années 1970 jusqu'à l'émergence récente d'une offre de participation publique. Enfin, il propose une grille d'analyse permettant d'engager une évaluation de n'importe quel dispositif participatif. Illustré de nombreux exemples, l'ouvrage fonde sa réflexion sur des expérimentations de terrain, en France, au Brésil, en Espagne, en Chine, etc. Sans chercher à défendre la démocratie participative ni à faire un inventaire des pratiques, l'auteur propose une formulation théorique claire qui permet d'envisager une variété de situations et autorise le lecteur à fonder sa propre opinion.
Les politiques publiques ciblent, produisent, catégorisent des "publics". C'est là une évidence. Pourtant ces opérations sont rarement au coeur de l'analyse de l'action publique. À partir de textes originaux sur des sujets variés (immigration, vaccination, participation, open-data, régulation bancaire...), cet ouvrage collectif démontre le potentiel heuristique d'une approche de l'action publique "par les publics". Comment les politiques publiques ciblent-elles leurs "bénéficiaires" ? Jusqu'où l'opinion publique, les identités peuvent-elles être considérées comme des produits de l'action publique ? Dans quelle mesure l'action publique participe-t-elle à la mise en forme de l'ordre social via la catégorisation des individus et des groupes ? Comment les gouvernants se représentent-ils les publics et leurs comportements ? Autant de questions qui soulignent l'intérêt d'une telle approche, visant à étudier la contribution de l'action publique à la production et à l'entretien de l'ordre politique.
Les partis semblent désormais faire l'objet d'une défiance générale, mais leur modèle organisationnel connaît en réalité une double dynamique d'épuisement et de renouvellement. De nouvelles organisations, plus souples mais aussi plus personnalisées, conjuguant horizontalité et verticalité, apparaissent depuis quelques années en Europe et en France (Mouvement 5 Etoiles, Podemos, La République en Marche, La France Insoumise, Place publique, etc.) pour tenter de renouveler la forme partisane qui apparaît indispensable et indépassable dans la démocratie représentative. Serait-on alors entré dans l'ère des partis personnels intermittents, fluides, à obsolescence programmée ? Les définitions les plus canoniques des partis dégagent un critère permettant de les distinguer d'autres organisations : ils sont censés avoir une « espérance de vie supérieure à celle de leurs dirigeants ». La souplesse que ces partis revendiquent est-elle une propriété organisationnelle liée à leur nouveauté ou une caractéristique durable ? Est-on face à un nouveau modèle de parti ? La promesse d'une manière alternative de faire parti est-elle tenue dans le temps ... Pour répondre à ces questions, cet ouvrage propose une approche comparée de deux mouvements qui présentent initialement de fortes similitudes : La France Insoumise et La République en marche. D'un côté, Jean-Luc Mélenchon n'a pas voulu construire une organisation structurée, au point d'indexer LFI sur son temps politique. D'autre part, l'existence de LREM/Renaissance semble suivre la durée de vie politique d'Emmanuel Macron. Ces deux organisations survivront-elles à leurs créateurs ? Cet ouvrage analyse la façon dont ces « mouvements » ont évolué depuis 2017 à partir d'un modèle assez proche. Au-delà du contexte présidentiel qui les a vus naître, il questionne aussi leur intégration au système politique. Il interroge leur capacité à stabiliser des règles claires de fonctionnement, à s'institutionnaliser et à se professionnaliser. Cet ouvrage est le résultat d'une longue enquête engagée en 2017. Il mobilise des sources variées : 250 entretiens avec des cadres, dirigeants, élus et militants ; le suivi de l'actualité des deux mouvements (à travers leurs plateformes numériques) ; une approche localisée fondée sur des observations ethnographiques à Lille.
Deux courts essais du sociologue Pierre Bourdieu sur la télévision et le journalisme Ces « cours », initialement diffusés à la télévision avec le concours du Collège de France en 1996, n’ont pas perdu de leur actualité. Le sociologue y analyse comment la place centrale que le logique de l’audimat occupe dans le monde télévisuel et journalistique affecte l’information. Deux textes incontournables de la critique éclairée des médias. Robin
Un bureau de préfecture, une file d'attente, un espoir - obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l'immigration occulte l'essentiel: ce qui se joue de l'autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C'est à eux que l'État délègue la mise en ?uvre de sa politique d"" immigration choisie". Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d'attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière? Comment tranchent-ils? De quelle latitude disposent-ils dans l'interprétation des règlements? Au terme de plusieurs années d'enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d'?uvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu'on éloigne, et ceux qui rejoignent la main-d'?uvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l'échelle administrative, les personnels chargés de l'immigration sont sommés de" faire du chiffre "et de" traquer les fraudeurs ". Cobayes de la" modernisation de l'Etat ", ils s'enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français."
Dans ce livre, Emmanuel Roux relit, à la lumière des ?uvres de Sciacia, mais aussi Pasolini et Debord, les origines de cet « extrémisme du centre » qui s'incarne aujourd'hui dans la tentative de recomposition d'un bloc social-démocrate, désireux de renvoyer dos-à-dos la gauche de rupture et l'alliance droite autoritaire/extrême droite, au prix (et au mépris) de toutes les libertés publiques, de tous les contre-pouvoirs et de l'État social, au profit d'un État autoritaire et de ses techniques de pouvoir.