Gourfinkel Nina ; Jurgenson Luba ; Delaunay Claire
AGONE
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EAN :9782748906196
Avec le style et la clarté qui la caractérisent, Nina Gourfinkel met la culture à disposition du plus grand nombre. Ici, elle étudie l??uvre tolstoïenne hors de sa légende, en s'attachant à ses faces artistique, littéraire. Pour l'autrice, l'étude du style d'un auteur est l'étude de son essence même. Un style implique une vision du monde, et c'est en remontant ce fil que l'on arrive le plus sûrement à l'écrivain. « La littérature commence par le littéraire. » Quelle était la spécificité du style de Tolstoï ? Dévoiler le sens commun des termes convenus, en leurs substituant des mots d'usage courant ; et, ainsi, s'attaquer aux convenances sociales. En guise d'exemples de convenance sociales, l'autrice rapporte que Tolstoï a raconté une anecdote de son invention : « un roi était affligé d'un mal humiliant qui l'incommodait fort (il avait des vents). Mais les médecins trouvèrent à cette infirmité une dénomination latine, et elle en prit aussitôt une allure honorable. » L'autrice ? non sans humour ? varie ses sources, rapporte des faits autant qu'elle s'appuie sur l'ensemble de l'?uvre de l'écrivain. Elle permet ainsi de comprendre sa démarche, ses motivations et sa philosophie. Sans complaisance, elle écorche l'homme (ses lubies, son machisme, sa défense farouche de sa classe et de la propriété privée), laissant la parole à ses contemporains : un parcours sans ces faux détours pour revenir à ce qu'elle connaît le mieux : l??uvre. Cet ouvrage permet de saisir, à travers les abondantes citations et les mentions des journaux intimes de la femme de Tolstoï, la sécheresse morale de l'homme qui a, quelque part, fait de lui l'écrivain que l'on connaît. Une rigueur morale chrétienne, mais qui, par amour du verbe (mais surtout pas de la poésie !), s'attaque même au style de l'Évangile ? « On croit entendre un frère prêcheur ! Seulement, ce qu'un frère prêcheur n'aurait pas fait, c'est d'étendre ses dénonciation aux Saintes Écritures. »
Nombre de pages
214
Date de parution
17/04/2026
Poids
130g
Largeur
110mm
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EAN
9782748906196
Auteur
Gourfinkel Nina ; Jurgenson Luba ; Delaunay Claire
Editeur
AGONE
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110
Date de parution
20260417
Nombre de pages
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En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
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Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?