Les réformes qui frappent les systèmes d'enseignement européens depuis les années 1990 marquent une nouvelle étape dans le glissement progressif de l'école depuis la sphère idéologique et politique vers la sphère économique. Nous faisons face à une transformation de l'ordre scolaire, de ses fondements comme de ses modes d'organisation. Cette "nouvelle école capitaliste" est le fruit d'une entente entre décideurs politiques et grands patrons. Après avoir favorisé le développement quantitatif de l'enseignement les milieux économiques concentrent désormais leur attention sur le développement qualitatif de l'enseignement. Un changement de cap qui répond à une urgence : l'instabilité des évolutions économiques, l'adéquation des formations aux besoins du marché, et les crises récurrentes des finances publiques. Ces bouleversements des conditions de production et l'exacerbation des luttes concurrentielles imposent aux yeux du patronat une réforme fondamentale de l'enseignement sur le plan des structures, des contenus enseignés et des méthodes. Leur réponse : des réseaux flexibles d' "initiatives éducatives" , des "lieux de formation" diversifiés et différenciés, des institutions souples et en situation de forte concurrence mutuelle. Et leur programme : la réduction de l'éducation à la double logique de l'accumulation du capital et de la reproduction de la force de travail ? la transposition aux institutions scolaires et universitaires du modèle de l'entreprise capitaliste et de ses normes de rentabilité. Ce projet n'aurait pu atteindre son objectif sans l'ouverture de l'enseignement à la sphère privée, et sans le développement des "nouvelles technologies de l'information et des communications" . La réduction du financement du public a détérioré les conditions de scolarisation des enfants des classes populaires, premières victimes de la ségrégation sociale des établissements. L'abandon d'objectifs cognitifs au profit de seules compétences liées à l'employabilité prive les enfants d'origine populaire de l'accès à des savoirs généraux indispensables pour comprendre le monde et donc pour le changer.
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Nombre de pages
264
Date de parution
23/01/2026
Poids
290g
Largeur
130mm
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EAN
9782748906110
Auteur
Gorré Cécile ; Hirtt Nico ; Laval Christian
Editeur
AGONE
Largeur
130
Date de parution
20260123
Nombre de pages
264,00 €
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L'étude de la culture matérielle grecque en Thébaïde connaît un développement nouveau. Aujourd'hui, avec l'avancée des travaux archéologiques et des études récentes dans cette partie de la Haute Egypte, nous disposons d'une documentation variée, allant de la céramique aux monnaies sans oublier l'architecture et son décor. Comment interpréter ces éléments matériels ? Témoignages de communautés grecques ou d'origine grecque ayant vécu ou séjourné sur les rives thébaines avant et après la conquête macédonienne de l'Egypte ? Signes de l'adoption d'éléments de mode de vie grecs ? Importations isolées qui ne permettent pas de supposer une évolution majeure de la culture matérielle des communautés locales ? Ce questionnement justifie l'optique adoptée dans ce livre qui est l'étude de la présence grecque dans la vallée à travers la culture matérielle. Celle-ci permet de montrer une présence grecque, celle d'objets importés de Grèce, de reproductions égyptiennes d'objets grecs, voire si ce n'est de Grecs eux-mêmes, là où on l'attendrait le moins : au sein même des temples égyptiens, cette présence amenant à se poser la question des installations profanes au sein des temples égyptiens. L'étude de la culture matérielle grecque de la Vallée thébaine s'inscrit donc dans un double contexte. Un contexte local avec la question de l'implantation et du développement d'une communauté nouvelle sur les rives thébaines ; un contexte commun à toute l'Egypte avec la question de la cohabitation dans un même espace - celui des temples - de deux cultures différentes.
Fruit de l'expérience professionnelle de son auteur, le Guide Gorre, dont voici la 17e édition, est conçu pour accompagner le futur créateur ou repreneur d'entreprise tout au long de son projet, que se soit en société, en entreprise individuelle, en micro-entreprise ou sous le nouveau statut d'auto-entrepreneur. Illustrée de cas réels, la première partie balise le parcours du futur chef d'entreprise. La deuxième partie explique toutes les étapes de la création, de la recherche de l'idée aux formalités de constitution, en passant par les prévisions commerciales et financières, ainsi que le choix de la forme juridique. La troisième partie du guide recense de manière systématique toutes les aides à la création existantes. Les organismes capables d'accompagner, de mener à bien les projets, sont répertoriés et classés par secteur: public, privé à but non lucratif, et professionnel, la mission de ces organismes et leur fonctionnement sont définis précisément. Toutes les procédures dont les créateurs peuvent bénéficier sont étudiées: prêts, subventions, primes, exonérations,... Un chapitre spécifique est également consacré aux sessions de formation. On trouvera, en outre, un modèle de dossier destiné à instruire les prêts personnels. Ce guide juridique et pratique se révélera un véritable livre-outil permettant de traduire vos intentions en acte. Biographie de l'auteur Philippe Gorre se consacre à la création d'entreprise depuis 1973. Il a créé et dirige la SEN (Société d'Entreprise Nouvelle) spécialisée dans le conseil en création et en premier développement de l'entreprise. Pour le compte d'organismes ou d'établissements finançant la création d'entreprise, il a instruit plus de 3 000 dossiers de projets.
Séduit par une mystérieuse femme de la ville, un jeune paysan se laisse convaincre de tuer sa femme en simulant un naufrage lors d'une sortie en bateau. Mais au moment de passer à l'acte, il se repent et tente de se faire pardonner. Un voyage en tram, la métropole, une nouvelle lune de miel, la reconquête de la confiance et de l'amour. De nouveau ensemble, sur le chemin du retour, leur bateau est renversé par une tempête furibonde et la femme disparaît dans les flots. Le destin réalise ce que l'homme est coupable d'avoir désiré. Désespoir, remords, solitude, puis un miracle. L'aurore annonce la naissance d'un jour nouveau. Hypnotique et envoûtant, réaliste dans les passions qu'il raconte et cosmique dans les jeux d'ombres et de lumières avec lesquels il les sublime, L'Aurore est un film entré dans l'histoire, dans la légende du cinéma et dans l'imaginaire de générations entières de spectateurs. Dans le livre, scène après scène, le récit et l'analyse critique de L'Aurore, la proposition d'un regard neuf sur le " plus beau film de l'histoire du cinéma " (Truffaut), l'uvre la plus aboutie de Murnau, le réalisateur " qui a porté le cinéma muet à un niveau de perfection absolue " (Chaplin) et " a jeté les bases de son art " (Lang).
Yves Gosse de Gorre est un amoureux des contrastes. Même si son goût pour les fleurs, et pour les roses en particulier, a pu lui donner l'image d'un jardinier romantique, " à l'anglaise ", il a été profondément influencé par les jardins " à la française " et les puissants effets de leur géométrie. Mais, s'il reprend à son compte certains éléments de cette tradition française, c'est pour mieux s'en libérer, les associer à leur contraire et laisser libre cours à sa fantaisie. En réunissant en un même lieu des visions opposées, presque antagonistes, Yves Gosse de Gorre a créé un style de jardin complètement inédit, qui provoque à chaque détour la surprise et l'émotion.
Cet essai est le procès d'une absence, celle de la gauche, désormais reléguée au second plan dans la presse. Dans cette chronique de la droitisation du débat public, l'autrice analyse la façon dont il a été verrouillé par l'ensemble des médias dominants, y compris "de gauche" , qui ont reboublé d'efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d'Emmauel Macron, de Marine Le Pen, de leurs doublures et de leurs thématiques sécuritaires et économiques. Basé sur une documentation précise, ce livre retrace l'effondrement intellectuel du "journalisme politique" , qui a perdu tant en substance qu'en consistance, laissant le storytelling remplacer l'information. L'autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement... S'appuyant sur l'émergence de la comm' comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l'imbrication de la profession avec le monde patronal. Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l'extrême droite, une kabbale réactionnaire qui ponctue les séquences des chaînes d'information... drôle d'état que celui de la presse dans l'Hexagone. Pauline Perrenot s'appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l'actualité jusqu'aux élections qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale : maintien de l'ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergences d'Eric Zemmour et de Jordan Bardella. Pour cette réédition, Pauline Perrenot applique ces grilles d'analyse aux questions d'actualités plus récentes qui confirment l'aggravation des pratiques devenues la norme du journalisme politique. Un constat pour que la disparition de la gauche ne passe plus inaperçu.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Jacques Bouversse s'attaquait dans ce court ouvrage aux usages discutables que fit Michel Foucault de l’œuvre de Nietzsche Nombreux sont ceux qui aujourd'hui vouent un culte inconsidéré à la pensée de Foucault, réputée incontournable. On peut pourtant émettre des réserves quant à la cohérence de l’œuvre d'un auteur qui aurait « revendiqué le droit de se contredire ». L'usage qu'il fit de la pensée de Nietzsche est symptomatique de cette attitude : il s'agissait pour lui de « l'utiliser, de la déformer, de la faire grincer, crier », attitude qui mène logiquement à une série de contradictions. C'est précisément celles-ci que Bouversse entendait ici relever. Faisant jouer Nietzsche contre Foucault, il démontrait avec brio que les positions du « Nietzsche de Foucault » sont souvent bien éloignées de celles du Nietzsche réel.
L'illusion n'est plus de mise : il n'y a de justice que pour le plus fort. Par fort, entendons celui ou celle qui ne conteste pas l'ordre social, voire le soutient. De manifestations (contre la Loi travail) en mouvements sociaux (les gilets jaunes), en révoltes (les Soulèvements de la Terre) et en émeutes dans les banlieues (après une meurtre policier), la violence de la justice s'exprime sans retenue. Cette violence, dont la violence policière est le bras armé, s'exprime de différentes manières, visibles comme invisibles : des humiliations en salles d'audience aux appels à prolonger des gardes à vue sans justification, en passant pas des procès expéditifs. Bien sûr, ces pratiques touchent surtout un certain type de prévenu : de préférence prolétaire, de préférence non blanc, de préférence précaire - des préférences dont le cumul aggrave la situation des victimes. Loin de l'idée angélique selon laquelle les décisions de justice ne relèvent que du droit, ce livre part au contraire de ce qui devrait être pour montrer qu'une ingérence de l'Etat fait en sorte que ce ne soit pas. Cette ingérence est le point de départ de Raphaël Kempf qui analyse les violences judiciaires mise au service de politiques conservatrice et réactionnaires. A l'heure ou un sursaut sociétal serait salutaire, sursaut qui passerait nécessairement par la société civile, et par la rue, par les actions militantes et syndicales, par une forme ou une autre de révolte, connaître et comprendre les rouages d'une justice qui n'en a plus que le nom peut s'avérer vital. Il faut faire reculer le traitement juridique en fonction du milieu social. Et, plutôt que de se résigner, il faut s'outiller afin de rappeler à la justice son indépendance et son devoir de protection des plus faibles comme de la liberté de contestation sans laquelle la liberté d'expression est une liberté vide.